La Voix des Jeunes t'inspire! "Ce sont les dingues qui vont changer le monde"

Posted September 29, 2013 no picture

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Nom: Samantha Robison
Age: 27

D'où es-tu originaire et où habites-tu actuellement ?

J'ai grandi dans la région de Washington DC . Actuellement, je n'ai pas de maison . Je suis toujours sur la route d'un projet à l'autre . Je passe la plupart du temps au Mozambique.

Selon ta carte de visite - quel est ton poste?

Fondatrice et directrice de AptART . AptART est un organisation d'artistes et de militants qui travaillent avec les jeunes vulnérables et marginalisés à travers le monde pour leur donner une voix . Nous utilisons l'art de rue et d'autres formes d'art public pour aider les enfants et leurs communautés à sensibiliser leur entourage sur les questions qui affectent leurs vies .

Et comment cela se compare-t-il avec ce que tu voulais faire quand tu avais 10 ans?

Eh bien, quand j'avais 10 ans, je voulais être la première femme présidente des Etats-Unis . Dix-sept ans plus tard , je serais heureuse de laisser Hilary avoir ce poste!

Donne-nous 10 mots qui décrivent ta journée de travail typique ?

Intense, peinte, enfants, colorée, créative, désordonnée, empreintes de mains, murs, plusieurs tâches, bruyante.

En un mot, comment es-tu arrivée là où tu en est en ce moment ? Nomme quelques-unes des étapes les plus importantes .

J'ai d'abord commencé à travailler avec enfants de la rue au Cambodge et peu de temps après voyagé au Mozambique pour des projets de recherche potentiels. J'ai réalisé que si je voulais créer une ONG, j'allais avoir besoin d'un peu d'argent. Naturellement, le poste d'enseignante que j'avais décroché en Irak semblait être le bon choix. Après 10 mois en Irak, j'ai pris mes économies et j'ai lancé le premier projet d'aptART au Mozambique. Au Mozambique, nous travaillons avec les jeunes atteints du VIH/SIDA. J'ai commencé à voir le potentiel de l'art de rue pour pour avoir de l'impact sur une communauté. J'ai ensuite trouvé un autre artiste en tant que directeur créatif, Jonathan Darby. Un an plus tard, nous avons noué un partenariat avec War Child UK et commencé des projets avec les enfants des rues et les anciens enfants soldats en RDC ainsi qu'avec les filles des rues à Kinshasa. Nous avons commencé à rassembler plus d'artistes et en janvier cette année, nous avons lancé un projet aux côtés d'ACTED pour travailler avec les personnes déplacées et réfugiés syriens.

Quel était le plus grand obstacle que tu aies dû surmonter pour arriver à ta position actuelle et comment cela t'a-t-il aidé à grandir en temps que personne?

S'adapter à la lenteur de la vie et au manque de fiabilité de l'Afrique. Je suis passée de la folie de Séoul et Asie de l'Est à la vie tranquille extrêmement détendue du Mozambique. J'étais très frustré de perdre du temps! C'était un ajustement, mais cette expérience a fait des merveilles avec ma patience et maintenant je peux gérer de longues attentes avec un sourire !


Quelle a été l'importance de ton choix d'études pour ce que tu fais maintenant?

Je me suis spécialisée en sciences politiques avec une mineure en art, ça s'inscrit assez bien dans ce que je fais maintenant. Cependant, je pense que l'éducation est plus là pour nous apprendre à penser plutôt que quoi penser. Si j'avais étudié la philosophie, l'anthropologie ou les statistiques, cela n'aurait rien changé. L'éducation permet d'apprendre à penser de façon critique.


Quels sont les trois principales choses dont quelqu'un a besoin pour exceller dans ton domaine?


Patience, persévérance et enthousiasme.

Que penses-tu être la chose la plus importante que les gouvernements et / ou les entreprises puissent faire pour aider les jeunes à se lancer dans leur carrière ?

Créer des possibilités de financement pour les jeunes entrepreneurs qui ont des idées légèrement bizarres. Ce sont les dingues qui vont changer le monde.

Sur une note plus légère, peux-tu nous parler de la journée la plus étrange que tu aies eue au travail ou la chose la plus étrange que tu aies du faire?

Dans un centre de garçons de la rue en RDC , nous avons essayé de couvrir un pan de mur avec empreintes bleues. Dans notre meilleur français (qui est assez mauvais) nous avons essayé de faire en sorte que les enfants trempents leurs mains dans la peinture et les appliquent ensuite sur le mur. Ce fut un gros échec, sur 40 garçons je pense que 2 empreintes bleues se sont retrouvées sur le mur. Leurs visages, les vêtements et pratiquement tout le reste était couvert de petites empreintes de mains bleues, mais pas le mur !

Quelques mots pour les jeunes : Quels conseils pourrais-tu leur donner pour décrocher le poste de leurs rêves?

Prenez un moment pour réfléchir , pensez vraiment à ce que vous croyez être juste, ce que vous voulez pour le monde et ce que vous voulez pour vous-même . Si, après ce moment, votre "position de rêve " est toujours la réponse à ces trois questions, poursuivez avec enthousiasme, sans relâche et vous ne manquerez pas parce que vous faites ce que vous aimez.


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