Les jeunes, agents de bonne gouvernance et de transparence dans le monde

Posted December 17, 2013 no picture Rodrigue Koffi

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Les jeunes sont profondément sensibles à l’idée de transparence et de responsabilisation de la vie publique. Les 15-24 ans sont plus de 1,2 milliard dans le monde, et la plupart d’entre eux sont « connectés ». Nul doute que le mariage de la technophilie et de la soif pour une responsabilisation citoyenne fera des petits et accouchera à terme d’États plus ouverts et transparents.

Source: http://blogs.worldbank.org/youthink/fr/des-pouvoir...

Au début de ce mois de décembre 2013, en marge de la Journée internationale contre la Corruption, célébrée le décembre 2013, nous avons publié un article en lien avec le « Rapport mondial sur la corruption : l’éducation » publié par l’ONG Transparency International. Au nombre des recommandations émises dans ce rapport pour sortir la gangrène de la corruption d’un domaine si stratégique que celui de l’éducation, l’organisation a la certitude que « les jeunes ont donc le potentiel de mettre un terme à la corruption, tant comme citoyens d’aujourd’hui et leaders de demain. Là où la corruption est monnaie courante, la promotion de l’intégrité parmi les jeunes est indispensable à la construction d’un avenir meilleur. »

Mais le rôle potentiel, sinon évident des jeunes dans la bonne gouvernance et la transparence de la gestion des dirigeants de leurs pays dépasse largement le seul cadre de l’éducation. C’est la raison pour laquelle la jeunesse est l’un des piliers du Partenariat pour une gouvernance ouverte (Open Government Patnership).

Initiée en 2011, le Partenariat pour une gouvernance ouverte a été lancée afin d’offrir une plateforme internationale pour les réformateurs nationaux engagés pour rendre leurs gouvernants plus transparents, redevables et responsables auprès de leurs citoyens. Cette initiative multilatérale, qui se traduit en pratique par un Comité Directeur incluant des représentants du gouvernement et des organisations de la société civile, vise à garantir un engagement concret des autorités pour promouvoir la transparence, responsabiliser les citoyens, lutter contre la corruption, et exploiter au mieux les nouvelles technologies pour renforcer la gouvernance.

Depuis son lancement, le Partenariat s’est étendu de 8 pays au départ à 62 Etats participants sur les différents continents (Afrique du Sud, Brésil, Corée du Sud, Grande-Bretagne, Canada, Etats-Unis, Ghana, Italie, Libéria, Mongolie). Dans ces différents pays, les autorités gouvernementales et la société civile travaillent ensemble afin de développer et de mettre en œuvre des reformes ambitieuses pour une gouvernance ouverte.

Du 30 octobre au 1er novembre 2013, Londres, la Capitale britannique, a accueilli le dernier Sommet du Partenariat pour une gouvernance ouverte. Inspiré par les exposés des « sept finalistes « de l’espoir », un bataillon de jeunes engagés à l’avant-garde du mouvement international en faveur d’une gouvernance ouverte » qui « ont expliqué comment elles étaient parvenues à rendre l’administration de leur pays plus responsable et transparente », Monsieur Ravi Kumar, blogueur et éditeur anglophone de Youthink, un blog rattaché au site de la Banque Mondiale, a publié une tribune dans laquelle il présente comment on peut parvenir à des pouvoirs publics plus ouverts et responsables sous la pression de la jeunesse.

Ce blogueur se base notamment sur la situation de son pays d’origine, le Népal, dans son analyse. Et conclut que « des jeunes comme Vivienne Suerte-Cortez [l’une des sept finalistes] seront les principaux agents de la gouvernance ouverte dans le monde. »

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