Les langues maternelles, facteurs d’unité dans la diversité et d’entente internationale.

Posted February 21, 2014 no picture Rodrigue Koffi

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Ega (Côte d’Ivoire) Choroti Iyojwa’ja (Paraguay) Jibbali (Oman), Bourguignon (France), Warumungu (Australie), Kaparjà (Brésil) Sarcee (Canada), Aïnou (Japon), Sawkna (Lybie), Gottscheerish (Slovénie) Nihali (Inde).

Ce sont quelques unes des milliers de langues encore parlées par certains de nos "voisins" sur notre planète terre, dans les pays mis entre parenthèses inscrits en face de chacune. Mais la spécificité de celles-ci est qu’en visitant le site de l’Atlas de l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) des langues en danger dans le monde on découvre que les cinq premières sont classées dans la catégorie des langues « sérieusement en danger », les autres étant en « situation critique », et donc dans une posture plus préoccupante.

Si rien n’est fait, ces langues pourraient s’étendre dans les prochaines années, comme c’est malheureusement le cas pour l’Eotilé (Ghana), le Grec cappadocien (Turquie), le Catawba (Etats-Unis), le Slovince (Pologne), et l’Ata (aux Philippines).

En effet, selon les données de l’UNESCO, « on estime que, si rien n'est fait, la moitié des quelques 6 000 langues parlées aujourd'hui disparaîtront d'ici la fin du siècle. Avec la disparition de langues non écrites et non documentées, l'humanité perdrait non seulement une richesse culturelle, mais aussi d’importantes connaissances ancestrales, contenues en particulier dans les langues indigènes. »

C’est dans ce contexte que nous célébrons l’édition 2014 de la Journée internationale de la langue maternelle. Pour marquer la célébration de cette année, le thème retenu est : "Les langues locales pour la citoyenneté mondiale : zoom sur la science".

Dans son message, Madame Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, écrit « la protection et la promotion des langues maternelles sont essentielles à la citoyenneté mondiale, à la compréhension mutuelle authentique. Comprendre et parler plusieurs langues, c’est mieux comprendre la richesse interactions culturelles de notre monde. La reconnaissance des langues locales permet au plus grand nombre de se faire entendre et de participer activement au destin collectif. »

Elle rajoute que « les langues locales constituent la majeure partie des langues parlées sur notre planète dans le domaine scientifique. Elles sont aussi les plus menacées. L’exclusion de langues se traduit par l’exclusion de ceux qui les parlent de leur droit humain fondamental au savoir scientifique. »

Depuis quelques années, l’UNESCO soutien les communautés, les experts et les gouvernements dans le développement et la mise en œuvre de politiques linguistiques permettant de renforcer les efforts effectués actuellement par les communautés de locuteurs pour maintenir ou revitaliser leurs langues maternelles et les transmettre aux générations les plus jeunes. Et cela passe aussi par l’éducation, comme le montre le dernier Rapport de suivi de l’Education pour tous qui montre que l’enseignement des enfants des minorités ethniques ou des communautés marginalisées dans une langue qu’ils comprennent leur permet d’acquérir de solides compétences fondamentales, et de lutter contre la crise de l’apprentissage.

Avec cette vidéo, Les langues ça compte, réalisée en 2010, les différents intervenants, dont Madame Irina Bokova et Monsieur Abdoul Diouf, Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, nous parlent de l’importance de protéger les langues maternelles, vu que le multilinguisme et le multiculturalisme favorisent l’unité dans la diversité et l’entente internationale.

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