Quand l’épargne de la diaspora peut aider au développement de l’Afrique

Posted January 15, 2014 no picture Rodrigue Koffi

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« Si l’on pouvait convaincre un membre de la diaspora sur dix d’investir 1 000 dollars dans son pays d’origine, l’Afrique collecterait ainsi 3 milliards de dollars par an pour financer le développement », ont écrit Dilip Ratha et Sonia Plaza dans le rapport 2011 de la Banque mondiale, La diaspora pour le développement en Afrique. De nombreux Africains vivant à l’étranger ont un profond sentiment d’attachement à leur pays d’origine et veulent contribuer à son développement. Selon le docteur Girma Tefera, président de l’Ethiopian-American Doctors Group (EADG), basé aux États-Unis, les professionnels appartenant à la diaspora ont un réel désir de changer les choses dans leur pays d’origine grâce à leur expertise et à leurs compétences.

Source: http://www.irinnews.org/fr/report/99442/au-del%C3%...

Nous l’avons déjà noté sur La Voix des Jeunes en 2013 ! En effet, dans un précédent article consacré à la réduction du goulot d’étranglement que constituent les coûts excessifs des frais de transfert de fonds internationaux, singulièrement vers le continent africain, nous avons relevé l’importance des envois de fonds de la diaspora et des migrants vers leurs pays d’origines. Ainsi, quand nous considérons uniquement l’année 2012, on estimait à près de « 60 milliards de dollars US le montant que les travailleurs africains expatriés ont envoyé à leurs familles afin de contribuer à l’amélioration de leurs conditions en aidant à un meilleur accès aux services sociaux de base et à titre de contribution aux charges quotidienne. » Et dans cet article, nous n’avons pas manqué de précisé que ceux-ci constituaient ainsi « de véritables acteurs dans l’économie de leurs pays d’origines et des soutiens financiers de premier plan pour leurs familles et proches restés sur place. »

Mais la semaine dernière, tout en réaffirmant l’importance du flux des fonds transférés chaque année vers l’Afrique par la diaspora et les migrants, un article publié sur le site du Réseau d’informations régionaux intégrés Intégré (IRIN – Integrated Regional Information Netwrks, en anglais) nous dit que leurs épargnes dans leurs pays d’accueils ne sont pas non plus négligeables. Et ces fonds constituent une opportunité d’investissement pour les Etats africains pour contribuer au financement de leur développement.

En effet, « selon la Banque mondiale, l’épargne de la diaspora […] s’élève à 53 milliards de dollars par an », peut-on lire dans les premières lignes de cet article publié par IRIN.

« Selon Kathleen Newland, spécialiste des migrations et du développement du MPI [l’Institut des politiques de migration, un groupe de réflexion américain qui étudie les mouvements de population à travers le monde], les gouvernements africains doivent s’informer davantage sur les membres de leur diaspora et créer des liens plus solides avec eux afin de mettre en place des politiques plus cohérentes pour susciter leur intérêt, plutôt que de les traiter soit comme des étrangers, soit comme des habitants du pays. »

Alors comment les Etats africains peuvent-ils, sinon doivent-ils œuvrer et agir pour attirer vers leurs pays ces ressources épargnées qui sont malheureusement investies ailleurs ? Quels sont les obstacles qu’il faut lever ? Quels sont les mécanismes à mettre en place pour conduire une telle dynamique ? Quels sont les pays qui ont réussi à attirer la diaspora pour investir localement dans divers domaines, les faisant ainsi participer un peu plus activement au développement de leurs pays d’origine ?

Et bien, cet article d’IRIN donne des réponses à ces différentes interrogations.

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