Trois ans après le séisme du 12 Janvier, la ville du Cap est encore vulnérable aux phénomènes naturels

Posted May 1, 2013 no picture

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La manière de construire joue un rôle éminent dans la politique de beaucoup de gouvernements et de chefs d’état à l’échelle internationale. Ils sont sans doute conscients que la construction anarchique est l’une des plus grandes menaces qui peut compromettre et rendre vulnérable la vie de leurs concitoyens et des dégâts lamentables pouvant atteindre des chiffre coûteux et redoutables.

On est aussi d’avis que tous les pays existants sur la planète sont vulnérables mais il y a sans doute, avec la montée de la technologie et la bonne gouvernance, des mesures pour réduire ou alléger le taux de dégâts pouvant être causés par les cataclysmes.

La construction anarchique est monnaie courante dans presque toutes les régions de la république d’Haïti dans les périphéries et les zones métropolitaines. Le 12 Janvier 2010, nous avons tous supporté le poids d’un séisme critique et lamentable dont toutes les catégories de cette société ont été affectées d’une manière ou d’autre : enfants, jeunes, adultes et vieillards. La ville du Cap est aujourd’hui très vulnérable par rapport aux éventualités des phénomènes naturels (inondation, cyclone, raz de marée, éboulement et glissement de terrain). Des dangers hostiles ! De nombreuses maisons sont situées au bord de la mer et sont habitées par un nombre exorbitant de personnes. De grands chantiers sont ouverts sur les pentes et viennent au jour le jour empirer la situation déjà critique de la deuxième ville et du site touristique du pays. Aucune mesure stricte et durable n’est jamais prise par les autorités locales pour améliorer cette situation alarmante ou pour mettre un frein à cette pratique de construction maladroite.

Il convient à l’état haïtien de définir un plan de réaménagement global pour la ville du Cap, et ce sera profitable pour l’écotourisme du pays tout entier, à cause de la vocation touristique de cette ville. Egalement, la ville pourra mieux résister à l’occasion d'éventuels phénomènes naturels.

On a l’exemple du Japon, situé en plein cœur d’une zone volcanique très active, qui subit environ 5 000 tremblements de terre par an, souvent accompagnés de raz-de-marée très violents. Deux séismes de magnitude supérieure à 7 ont été particulièrement destructeurs. A la même période que le cataclysme qui a ravagé la zone métropolitaine de la république d’Haïti, le Japon était frappé également et on a enregistré des pertes très négligeables par rapport aux nôtres, le Japon a pris sans doute des notes des premiers séismes dévastateurs afin de rehausser leur normes de construction. Car jusqu’à présent il n’y a pas d’autre moyen que la bonne construction pour faire face à un tremblement de terre.

Ce serait arbitraire si on comparait ces deux pays sur toutes les lignes, mais nous avons la mémoire fraîche sur ce qu’on appelle un véritable séisme, le 12 janvier a provoqué environ 1 /2 million de morts et un véritable effectif de SDF (sans domicile fixe).




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