Wangari Maathai, une femme d’exception que nous n’oublions pas !

Posted September 25, 2012 no picture Rodrigue Koffi

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Voici quelques années, dans l’un des chapitres du programme d’anglais, les collégiens ivoiriens apprenaient la biographie de quelques personnalités ayant marqué positivement l’histoire du monde. Aux côtés de Nelson Mandela, Mahatma Gandhi et de Martin Luther King, figurait une seule femme : Wangari Maathai.

Militante écologiste atypique, Wangari fait partie de ces quelques personnes qui se sont très vite intéressées à la question de la préservation de l’environnement. Elle n’a pas attendu que l’environnement et le développement durable deviennent un effet de mode, une chance de voyager et de participer à des conférences, une opportunité pour se faire une place au soleil, afin de s’engager corps et âme dans ce combat. En 1977, elle met en place le Green Belt Movement (Mouvement de la Ceinture Verte), une association visant à impliquer des femmes dans la reforestation et la restauration de la biodiversité.

Durant un peu plus de trente ans, ce sont des dizaines de millions d’arbres qui ont été plantés grâce à l’action de ce mouvement et des personnes qui en sont membres ou qui se sont engagées à ses côtés. Son engagement constant et sa détermination sans faille ont permis à Wangari d’être désignée comme Prix Nobel de la Paix en 2004. Première femme africaine à obtenir ce prestigieux prix, Wangari est aussi la première femme de l’Afrique de l’Est qui a obtenu un doctorat, ainsi que la première à avoir dirigé une chaire universitaire au Kenya.

Estimant et ayant démontré que les notions de changements climatiques sont liées à celles de la pauvreté et de la justice sociale, elle a été nommée en 2009 "Messagère de la paix" par les Nations Unies.

La mort de cette Dame d’exception le 25 septembre 2011 a été et demeure une grande perte pour le Kenya, son pays d’origine, pour l’Afrique et pour le monde entier. Au-delà de l’écologie qui a perdu une femme puissante, comme le notait le site Metro France dans le sillage des hommages qui lui ont été rendus en 2011, c’est le monde des convictions vraies qui a perdu une valeur sûre. Et le quotidien camerounais Mutations fait certainement partie de ceux qui l’avait exprimé le mieux l’année dernière. Ce journal notait en effet que "l'Afrique et le monde ont perdu une icône inestimable. L'Afrique dont les rôle-modèles sont rares, surtout lorsqu'ils se conjuguent au féminin cherchera longtemps, une personnalité de cette envergure, avec cette densité et cette efficacité. Mais la terre et ses forêts seront orphelines de cette grande dame qui a consacré sa vie, son intelligence, sa force et son souffle à les protéger des dangers d'une civilisation du profit et de la destruction".

Ce 25 septembre 2012, date du 1er anniversaire de son décès, cette personnalité mérite que nous lui consacrions quelques mots et un peu de notre temps. Mieux, le nom de Wangari Maathai, son engagement doivent être gravés dans la pierre et promus pour servir de boussole à une jeunesse qui, manque bien souvent de repères et de vrais modèles. Les quelques controverses nées des propos tenus par cette femme sur le virus du sida, ou encore la polémique relative au nombre exact d’arbres plantés par elle et le Green Belt Movement depuis sa création en 1977, ne devraient et ne sauraient entacher ou encore minimiser l’impact qu’a eu cette femme d’exception sur notre monde.

@Photo sur Flirkr, UN Photo/Mark Garten




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