« Il faut arrêter de se battre entre nous, il faut la paix afin que puissions aller à l’école »- Pétula, ado centrafricaine

Publicado 25 de marzo de 2014 no picture Rodrigue Koffi

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Se registró el día 9 de mayo de 2011
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Hier, lundi 24 mars 2014, la République centrafricaine connaissait le premier anniversaire de l’actuelle crise qu’elle traverse. Déjà 12 mois que ce pays d’Afrique centrale et ses habitants subissent une crise à plusieurs facettes (militaire, institutionnelle, politique, de confiance entre les communautés source principale de la violence et de la tension ; et surtout une tragédie humanitaire) … Cette situation continue de sérieusement affecter les enfants et les jeunes centrafricains.

En effet, l’Unicef révèle que le déplacement et l’insécurité sont sources de plusieurs risques pour les enfants en République de Centrafrique. La détérioration de la situation sécuritaire a occasionné la séparation d’enfants avec leurs familles, communautés et écoles. Dans les camps, ils font face à la maladie, à la malnutrition, à la violence et au recrutement dans les groupes armés qui les contraignent à quitter leur maison. A cela s’ajoute le fait que les écoles ne sont pas ouvertes.

Devant la timide réaction de la communauté internationale face à ce qui se passait en Centrafrique, très tôt, La Voix des Jeunes s’est interrogée en se demandant si on n’avait pas abandonné les centrafricains ?

Ces derniers jours, Madame Ertharin Cousin, Directrice Exécutive du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) interpelait sur la situation après une visite sur le terrain dans ce pays. « Nous devons nous assurer que cette crise, largement oubliée, ne devienne pas une tragédie négligée », affirme-t-elle. Et il ya de quoi s’inquiéter quand le PAM nous dit qu’à Bangui, pour les enfants « le pire est à venir ».

Mais aujourd’hui, nous ne parlerons pas des données et autres chiffres concernant les déplacés et réfugiés occasionnés par ce conflit. Ni des besoins urgents des populations, et pour lesquels plusieurs agences des Nations Unies et des organisations humanitaires internationales engagées sur le terrain ont lancés des appels à la mobilisation et de collecte de fonds pour financer les soutiens apportés et programmés pour les prochains mois. Nous ne parlerons pas non plus des grands défis sécuritaires et institutionnels auxquels les autorités de transition, avec à leur tête Madame Catherine Samba-Panza, doivent faire face, mais elles n’y parviendront pas si le monde sensible et civilisé ne se limite pas à des discours creux sans actes mais se traduire par des appuis techniques et financiers bien précis et concrets.

Oui, nous faisons le choix de partager avec vous cette vidéo réalisée par l’UNICEF et qui donne la parole à Petula Bokandi, une adolescente de 17 ans déplacée qui s’occupe de ses petits-frères et petites-sœurs.

« Ici [camp] il fait beaucoup froid. Pendant la nuit, vers 1h du matin, il fait trop froid. Et puis les enfants ne trouvent pas quelque chose à manger, et les enfants souffrent trop ici… Chez nous on dort bien. »

Avec la baisse de la violence dans son quartier, Petula et ses frères et sœurs ont fait le choix de retourner à la maison. « La situation est plus calme ici, dit Petula. Et puis on dort bien sur nos lits, avec des moustiquaires et nos couvertures. Là-bas il n’y en a pas. Chez nous ici on mange difficilement. Mais ici chez nous on dort bien. »

Le message de Petula ? Tout simple « Il faut arrêter de se battre entre nous, il faut la paix afin que puissions aller à l’école »

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