1 Jeune, 1 Voix ! On est responsable de sa propre existence, on devient qui l’on a décidé d’être.

Publicado 12 de agosto de 2014 no picture ZO ANDRIANINA

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Se registró el día 19 de junio de 2014
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Mon nom est ZO-ANDRIANINA Harimbolasoa, j’ai 24 ans et je suis étudiante en Environnement à l’Institut Supérieur des Sciences, Environnement et Développement Durable (ISSEDD) – Université de Toamasina Madagascar. De nationalité Malagasy, j’ai grandi dans une petite ville appelée Moramanga à 110 km de la capitale Antananarivo vers l’Est. Etant la quatrième plus grande île du monde avec une superficie de 590 000 km2, avec ses richesses en ressources naturelles, en écosystèmes, en cultures, et surtout en population jeune, Madagascar est ma plus grande fierté.

On dit que notre cœur se trouve là où nous venons. En effet, Moramanga n’a rien d’exceptionnel à montrer à part le froid et l’humidité qui dominent dans l’année. Pourtant j’ai grandi là-bas jusqu’à ce que j’obtienne mon bac littéraire en 2009. La lecture était mon meilleur passe-temps et je me suis préparée à faire des études en communication à l’Université d’Antananarivo. Au concours, j’ai échoué en communication en ayant été acceptée en Géographie. Mais je suis venue vivre avec mon père qui a déménagé à Toamasina, et c’est là que j’ai décidé d’étudier l’Environnement. A partir de ce moment, je me suis dit que je ferai le maximum pour contribuer à la conservation de la biodiversité et les écosystèmes malgaches.

J’ai toujours eu peur des maths au lycée car contrairement aux autres qui choisissent d’être scientifiques malgré les quatre et cinq qu’ils ont comme notes, j’ai toujours eu très peur d’échouer aux examens. Par conséquent, j’avais beaucoup de difficulté à faire mes devoirs en me disant à chaque fois que jamais je n’y arriverais. Par contre, je me débrouillais pas mal en science naturelle. Une fois à l’université, j’ai fait l’effort de travailler mes modules scientifiques (comptabilité générale, chimie et statistique) malgré le fait que ça me demande du temps pour y arriver. C’est durant ces dernières années d’études que j’ai compris que si l’on décide de faire vraiment une chose, on y arrive toujours malgré tout ce qu’on y fait face. Et cela a contribué à l’amélioration de mon caractère et ma maturité car comparé à il y a cinq ans, j’ai largement plus confiance en moi et en mes capacités.

Quelles sont les attentes de la jeunesse de ton pays, communauté ?

Alors qu’ils sont très facilement influencés par la mondialisation, les jeunes de mon pays ont soif d’innovation. Même si la crise économique et la crise politique de Madagascar sont en perpétuelle ascendance, la nouvelle technologie quant à elle ne cesse de prendre de l’envergure. Même si cela n’implique encore qu’une minorité de jeunes, Internet est accessible avec les téléphones mobiles à petit prix actuellement (à partir de 9 Euros). Tous ces nouveaux petits appareils électroniques font partie de leur vie quotidienne en alignant pratiquement le pays à ceux des pays industrialisés. Les bibliothèques sont de moins en moins fréquentées que les sites web. En effet, les étudiants en pleins préparation de mémoires utilisent généralement les divers articles et publications sur Internet. Celui-ci est à la fois facile à accéder réduit les divers coups.

A mon avis, l’accès à l’information est encore une chose difficile. La plupart d’entre eux ont envie d’exceller dans leur domaine mais ne peuvent pas le faire faute de moyens. Le prix de matériels informatiques accessible à tout le monde, une connexion internet à haut débit, une bonne capacité intellectuelle des professeurs que ce soit en primaire, en secondaire ou à l’université doivent être en haut de la liste des choses à obtenir pour que Madagascar puisse avancer.

En quoi la participation des jeunes est selon toi nécessaire/importante pour nos sociétés d'aujourd'hui?

Les jeunes constituent la voix du peuple puisqu’ils forment la classe dominante dans la société. C’est par leurs opinions et leurs nouvelles idées que le changement a lieu. Adolescents ou jeunes adultes, ils regorgent d’un talent créatif et d’une curiosité incroyable. Cette envie de creuser encore plus est l’aspect d’une vie réussie car si tu te tues à travailler fort, le résultat sera toujours là tôt ou tard. Les jeunes sont le présent et l’avenir, pour preuve, on ne peut imaginer une vie sans eux.

Comment vois-tu ton pays dans 20 ans?

Franchement je n’en sais pas trop. J’ai envie de dire qu’après 54 années d’indépendance il y a encore une lueur d’espoir que la situation actuelle s’améliore. Envie de croire qu’un jour la corruption ne nous suivra plus partout, ne nous accueillera plus dans les bureaux administratifs, devant la sécurité routière ; que les politiciens et le gouvernement ne vont plus vendre nos bois de roses, nos tortues et toutes ses richesses qui fait de Madagascar la seule et unique. Mais la situation actuelle porte à dire qu’il faut un miracle pour que les 200 000 hectares de forêts disparues chaque année, la pollution dans laquelle on baigne ou le niveau de délinquance juvénile élevé soient minimisées. Avec toutes ces pressions que l’île est en train d’épauler, il ne resterait plus beaucoup de ressources naturelles. Et pire encore, le taux d’insécurité pourrait augmenter trois à quatre fois plus. Une chose est sûre, l’avenir de Madagascar se trouve entre les mains des jeunes. Comme le disait Longfellow Henry Wadsworth : « Nous sommes tous les architectes de notre destin… ».

As-tu un engagement citoyen? Si oui, quel est-il?

Depuis 2013, je me suis engagée entant qu’écovolontaire à l’association CETAMADA (Cétacés de Madagascar). C’est une association de droit malgache fondée en 2009 qui assure la conservation des mammifères marins et de leur habitat à Madagascar. Ses principaux volets d’action sont l’encadrement de l’écotourisme (principalement l’observation des baleines à bosses), la recherche scientifique, l’éducation environnementale et les activités communautaires.

Au mois de juin jusqu’en septembre, nous passons nos journées avec les baleines et les touristes, mais aussi à sensibiliser la population locale.

Notre tâche est d’assurer que le message puisse être transmis aux visiteurs et à la population locale. Que la survie de ces personnes dépend des baleines à bosse car le développement du tourisme dans le pays fournit des emplois aux hommes (skipper, gardien, barmen) et les femmes (artisanat local, femme de chambre, …). Mis à part cela, les jeunes obtiennent des formations et des divertissements divers (sorties en mer, sensibilisations à travers des projections, nettoyages de plage, reboisements, atelier de dessins).

Quelle est ta devise ou ta phrase/expression préférée?

Je ne peux pas choisir entre ces deux-là :

- Crois en tes rêves de toutes tes forces et fais comme si c’est déjà acquis.

- You can’t stop the waves but you can learn to surf (Vous ne pouvez pas arrêter les vagues mais vous pouvez apprendre à surfer).

As-tu un conseil ou un message à faire passer aux autres jeunes?

Souvent on se laisse emporter par nos peurs pour abandonner si facilement. Sachez que la sensation et le courage que nous avons en affrontant cette terreur en nous est le premier pas pour passer de l’autre côté de l’obstacle. En somme, tout repose sur la confiance en soi-même mais aussi en Dieu.



Education Madagascar




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