Emploi - Une population jeune : problème ou atout pour l’Afrique ?

Publicado 25 de julio de 2013 no picture Rodrigue Koffi

no picture Rodrigue Koffi Ver Perfil
Se registró el día 9 de mayo de 2011
  • 286 Artículos

Selon la Banque mondiale, les jeunes représentent 60 % de l’ensemble des chômeurs africains. En Afrique du Nord, le taux de chômage des jeunes atteint 30 %. Au Botswana, en République du Congo, au Sénégal, en Afrique du Sud et dans plusieurs autres pays, la situation est encore plus préoccupante. Les jeunes femmes sont plus durement touchées. La BAD a constaté que dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne et dans tous ceux de l’Afrique du Nord, il est plus facile pour les hommes que pour les femmes d’obtenir un emploi, à niveau d’expérience et de compétences égal.

Fuente: http://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/mai-20...

Quels sont les défis auxquels sont confrontés les jeunes marocains pour leur insertion ? C’est à cette question qu’a tenté de répondre le rapport de la Banque Mondiale intitulé « Promouvoir les opportunités et la participation des jeunes ». Publié l’année dernière, il analyse les raisons de cette inactivité généralisée des jeunes et préconise un ensemble de mesures et d’approches centrées sur la jeunesse.

A l’occasion de la publication de ce rapport, notre blogueuse Anne avait réalisé un résumé des grands enseignements de cette enquête. « En effet, 49% de la jeunesse marocaine n’est ni à l’école, ni au travail, un fait particulièrement inquiétant qui se traduit bien entendu par un mal vivre. L’étude relève ainsi qu’un jeune sur trois rêve de quitter le pays dans l’espoir d’un avenir meilleur. Autre phénomène inquiétant : le fait que la participation des jeunes à la vie civile et leur implication dans les ONG est extrêmement faible, non pas par manque de volonté mais par manque d’opportunités. Faute d’alternatives plus séduisantes, les jeunes passent l’essentiel de leur temps à «traîner» », peut-on lire dans cet article.

Sur le site de la Banque Mondiale, et comme un résumé des pistes de solutions proposées par ce rapport, une vidéo-diaporama sur le sujet note qu’ « il est indispensable d’introduire des mesures qui dotent les jeunes de compétences appropriées, promeuvent l’entrepreneuriat et favorisent la participation active de la jeunesse dans tous les aspects de la société. ».

A la fin de l’article publiée l’année dernière sur notre blog, Tariq, un jeune originaire de Casablanca, nous partageait ce qui était, pour lui, le rêve des jeunes: « 100% d’éducation, 100% d’emploi, 100% de participation, zéro atteinte à la dignité. Zéro discrimination, zéro injustice. »

Aujourd’hui, nous venons soumettre à votre lecture cet article paru et publié sur le site du Magazine Afrique Renouveau. Il pose la question de savoir si la jeunesse africaine est une bombe à retardement ou une opportunité pour le continent. Surtout face au défi du chômage.

En effet, « le taux de chômage inquiétant de la jeunesse africaine est souvent mis en parallèle avec la croissance économique rapide du continent. Selon la BAD, le taux de chômage en Afrique subsaharienne est de 6 %, alors que 6 des 10 économies à la croissance la plus rapide du monde se trouvent dans cette région. Ce taux peut ne pas sembler très élevé par rapport à la moyenne mondiale d’environ 5 %. Mais dans la plupart des pays africains, le chômage des jeunes « est au moins deux fois supérieur à celui des adultes », souligne la BAD. »

Cet article, en plus d’exposer la réalité-masquée du chômage des jeunes sur le continent, avec notamment le sous-emploi, montre comment des interventions et autres idées peuvent éviter de faire exploser cette bombe car « la situation n’est pas complètement sombre : les jeunes d’Afrique, dont le nombre ne cesse de croître, sont en effet dotés de beaucoup d’énergie, de créativité et de talents, dont dépend « la prospérité future », ne manque pas de relever l’article d’Afrique Renouveau.




comments powered by Disqus

Lee más