Enseignement supérieur : Avec la Banque Mondiale, des Etats africains vont créer des Centres d’excellence sur le continent

Publicado 2 de agosto de 2013 no picture Rodrigue Koffi

no picture Rodrigue Koffi Ver Perfil
Se registró el día 9 de mayo de 2011
  • 287 Artículos

« L’éducation ne se limite pas à faire en sorte que tous les enfants puissent aller à l’école : elle doit aussi préparer les jeunes à la vie, en leur donnant la possibilité de trouver un emploi décent, de gagner leur vie et de contribuer à celle de la communauté et de la société auxquelles ils appartiennent. Plus largement, elle doit aider les pays à se doter de la main-d’œuvre dont ils ont besoin pour assurer leur croissance dans l’économie mondiale. »

Ce passage est un extrait de la préface du 10ème Rapport mondial de suivi sur l’EPT ; préface réalisé par Madame Irina Bokova, Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Ce rapport, publié en octobre 2012 et Intitulé « Jeunes et compétences, l’éducation au travail », est essentiellement axé sur l’un des objectifs de l’initiative "Education pour tous" (EPT) ; à savoir celui de « promouvoir l’apprentissage et les compétences nécessaires à la vie courante pour les jeunes et les adultes ».

Comme une réponse aux inquiétudes exposées dans ce rapport, sept gouvernements d’Etats à l’Ouest du continent africain (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Nigeria, Sénégal et Togo), avec l’appui de la Banque Mondiale, viennent de lancer un projet de Centres Régionaux Africains d’Excellence (ACE) pour l'enseignement supérieur.

« Le projet est constitué de deux composantes: la première composante permettra de renforcer les capacités des institutions dûment sélectionnées pour produire des diplômés hautement qualifiés et entreprendre des recherches appliquées. La deuxième composante facilitera l'impact régional et permettra de consolider les acquis des Centres d'excellence africains grâce au talent, à la mobilité de la main-d'œuvre et à l’amélioration des services de l’enseignement supérieur », note l’Appel à propositions publié sur le site de l’Association des Universités Africaines (AUA). Il est adressé aux institutions d’enseignement supérieur de ces différents pays qui offrent une formation universitaire (jusqu’au niveau doctorat) dans trois grands domaines qui ont été identifiés comme des priorités régionales : les Sciences, la Technologie, l’Ingénierie et les Mathématiques (STEM) ; les Sciences de la santé ; et l’Agronomie.

Ces institutions ont jusqu’au 2 septembre 2013 pour soumettre leurs propositions et espérer obtenir jusqu’à 8 millions de dollars (US).

La Banque Mondiale qui soutient cette initiative constate dans un article publié sur son site que « les petits États de la région et ceux touchés par un conflit n’ont pas pu progresser aussi rapidement. Plus le temps passe, plus leur retard en matière d’éducation, par rapport à leurs voisins, deviendra de plus en plus difficile à combler, alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin. » Ainsi, « la collaboration régionale est essentielle pour s’attaquer aux défis du développement et promouvoir la croissance économique. Pas un seul pays ne dispose des ressources nécessaires pour développer une expertise dans tous les domaines. Les universités de la région vont donc collaborer et mutualiser leurs ressources afin de développer des centres d’excellence qui partageront leurs connaissances au profit de tous. Ainsi, un centre d’excellence en ingénierie minière formera les étudiants et les professeurs originaires de la région toute entière et répondra aux besoins du marché, le secteur minier étant en plein essor. Des partenariats avec le secteur privé permettront aussi à ces structures de servir de vivier de compétences, pour le plus grand profit des jeunes et des employeurs de la région. »

Vivement que ce grand projet atteigne ses objectifs et fasse école pour le bonheur de tous.

© UNICEF/NYHQ2004-1400/Pirozzi - BENIN, 2004






comments powered by Disqus

Lee más

Share