J'ai besoin de votre aide ! Kasbah historique en danger - Maroc

Publicado 20 de mayo de 2013 Avatar Jamal KASSI

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Se registró el día 20 de mayo de 2013
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Chers amis,

Je m'appelle Jamal, je suis d'origine de Ouarzazate (la porte de désert au Maroc), je viens de découvrir ce site, et je le trouve vraiment très intéressant ! Cela fait 13 ans que je travaille sur un problème qui me rend vraiment triste et malheureux :( et là j'ai vraiment besoin de vos propositions pour diffuser cette cause au niveau international et au niveau des ONGs et des responsables...

C'est une long histoire... c'est à propos d'une Kasbah historique de ma famille, située exactement au barrage Mansour Eddahbi à Ouarzazate sous forme d’une île, à quelques pas du Golf Royal, à une distance de 20 Km exactement d’Ouarzazate.

En ce lieu, avant 1972, vivaient 13 tribus d’arabes et de berbères, chaque tribu avait ses particularités culturelles et ses origines historiques. Cependant, avec la politique des barrages qu’a suivie le Maroc après l’indépendance, ces tribus furent condamnées à quitter leur territoire contre un remboursement.

A cette époque là, on a remboursé « toutes » les tribus habitant le sud du lac Dadès Darâa Ait Ouarzazate, et Kassi Abderrahman Ibn El Housseine, un des bénéficiaires, sauf que le bénéfice de ce dernier relevait de l’expropriation des terres qui appartenaient à sa famille. Lors de l’opération du recensement de ces propriétés, la commission chargée de l’affaire refusa de recenser une propriété appartenant à sa famille et située à la Kasbah Nait Iddar, dont la superficie atteignait les 1600 mètres carrés à la tribu de « IZLAGANE », étant donné son emplacement sur une colline montagnarde de haute altitude. Selon la commission en charge, l’eau de ce barrage ne pourrait atteindre cette Kasbah peu importe l’élévation du niveau d’eau du barrage Mansour Eddahbi. Ainsi, on a considéré que la propriété lui appartenait, étant donné que la règle de l’expropriation ne s’appliquait pas à son cas et ne le concernait même pas.

Telles étaient les paroles de cette commission chargée du recensement des propriétés, et elles ont bien rassuré Monsieur Kassi Abderrahman quant à son droit de propriété au sein d’une Kasbah dont l’histoire de la construction remontait à longtemps… Il s’agissait d’une Kasbah historique située à l’extrême sommet d’une montagne aux rivages du lac Dadès Darâa. Depuis 1972 et jusqu’en 2001, ces paroles n’ont pas quitté d’une seconde la pensée de Monsieur Kassi Abderrahman, le rassurant que son droit de propriétaire était du, surtout que cette propriété s’est retrouvée au centre des eaux de la rivière du barrage Mansour Eddahbi, et s’est retrouvée ainsi une terre naufragée vouée à la négligence étant donné l’inexistence de pont qui pouvait y permettre l’accès. Le questionnement l’interpelait très souvent pourtant, malgré tout, car son attachement à ce lieu fut un attachement au-delà du temps et de l’espace, un attachement symbolique lié à la grande famille. Sans oublier que le niveau intellectuel et notamment juridique de Monsieur Abderrahman ne lui permettait pas d’analyser les règles de droit ou leur évolution. Toutefois la famille a précieusement conservé les documents attestant du droit de propriété. En 2001, la famille Kassi découvre que la Kasbah fut exploitée par des tierces à qui l’autorité publique a accordé des autorisations, et ce pour organiser le réveillon du nouvel an baptisé sous le nom de « Morocco 2001 ». Ce fut une grande surprise pour toute la famille surtout que cette dernière croyait vivement que l’autorité publique protégeait les droits des propriétaires. C’est à ce moment là que nous avons effectué des visites à l’Agence du Bassin à Ouarzazate, et ce après avoir eu droit à une totale ignorance de la part des responsables pendant 7 ans. Etant donné le caractère urgent et incessant de l’affaire, il n’était pas question de renoncer à la défense de notre droit de propriété sur un terrain historique qui ne fut pas sujet d’expropriation. Et c’est dans ce sens que nous avons longuement travaillé durant l’année 2008 sur l'aspect communicationnel dans la presse et avec les autorités.

Si nous avons arpenté tout ce chemin, à travers lequel nous avons essayé de plaidoyer notre cause auprès des responsables à travers les différentes institutions gouvernementales, c’est dans le but d’obtenir l’autorisation de pouvoir traverser pour pouvoir atteindre la propriété, afin de la rénover et d’en faire une icône historique label d’une époque ayant marqué l’histoire de cette région. Il reste à noter que nous n’avons pas réclamé nos droits quant à la propriété de cette Kasbah étant donné que nous gardions en tête que les institutions responsables se devaient de protéger les droits des héritiers en tant que propriétaires, et en même temps faire de cette Kasbah une antenne pour développer le tourisme sur place, et pourquoi pas devenir un emblème pour le développement durable de cette région. Hélas, les institutions responsables n’ont assuré aucune des deux missions : ni protéger les droits des propriétaires ni exploiter la Kasbah pour le développement.

Finalement, j'aimerais bien entendre la voix des jeunes pour sauvegarder cette kasbah. Veuillez prendre un instant pour m'aider, Parler de notre problème à vos amis... Merci Mille fois.

Jamal KASSI Téléphone : 00 (212) 660825359 Jamal.kassi@gmail.com




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