Journée internationale de la Jeunesse 2013 : la migration sous les feux des projecteurs

Publicado 12 de agosto de 2013 no picture Rodrigue Koffi

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Se registró el día 9 de mayo de 2011
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Ce lundi 12 août 2013, nous célébrons la quatorzième édition de la Journée internationale de la jeunesse. C’est avec la Résolution A/RES/54/120, adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 17 décembre 1999 que cette Journée a été créée. En effet, relative aux politiques et programmes mobilisant les jeunes, cette résolution « approuve la recommandation de la Conférence mondiale tendant à faire du 12 août la Journée internationale de la jeunesse, et recommande que des activités d’information soient organisées à tous les niveaux afin que la Journée contribue à faire mieux connaître le Programme d’action, particulièrement auprès des jeunes ».

Pour son édition 2013, la Journée internationale de la jeunesse a pour thème : « Migration et jeunesse : aller de l'avant pour le développement ». En choisissant ce thème au moment où de la publication du Rapport mondial de la jeunesse sur la migration, la communauté internationale a voulu donner de l’actualité à un phénomène sur lequel peu de données sont disponibles, singulièrement sur les défis de subsistance auxquels ces jeunes font face et des opportunités qu’apporte la migration aux jeunes migrants et aux jeunes directement affectés par celle-ci.

A l’occasion de cette célébration, Madame Irina Bokova, la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, a adressé un message au nom de l’agence qu’elle dirige. Elle rappelle d’entrée que « les jeunes représentent aujourd’hui près du tiers des migrants internationaux. Ces migrations redessinent la carte du monde et le visage des sociétés. »

En effet, on dénombrait en 2010 à 27 millions le nombre de jeunes migrants internationaux. Ainsi, estimant que ces mouvements de population jeune représentent à la fois « un immense potentiel de rapprochement des peuples, de dialogue interculturel et de développement » et « d’immenses défis en termes d’exclusion, de pauvreté, d’exploitation ou de discriminations », Madame Bokova écrit qu’« il est vital de mieux connaître les réalités complexes de ces migrations, pour concevoir des politiques publiques mieux adaptées et plus efficaces. La recherche en sciences sociales revêt une importance décisive. Elle montre les évolutions saisissantes des flux migratoires au cours des 20 dernières années: plus nombreux, plus féminins, et plus jeunes. »

L’autre évolution que nous pouvons relever au niveau de la migration pourrait bien être celle qui est publiée sur le site de Jeune Afrique Economique. En février 2013, ce magasine publiait une étude menée par Oxford à Stanford. Selon cette étude, après avoir quitté l’Afrique pour poursuivre leurs études dans des grandes universités européennes ou américaines, « 70% de ces étudiants africains n’envisagent pas – ou plus – leur avenir professionnel en Occident, secoué par la crise économique. Ils souhaitent rentrer dans leur pays d’origine afin d’y trouver un travail. »

Profitons donc de cette semaine pour communiquer sur cette thématique "jeunes et migration".

© UNICEF/ZIMA2011-00005/GIACOMO PIROZZI - ZIMBABWE, 2011





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