L’alcool et les ados, un combat permanent

Publicado 8 de mayo de 2013 no picture Rodrigue Koffi

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Se registró el día 9 de mayo de 2011
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En 2011, dans un aide-mémoire publié sur son site, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) communiquait sur les Risques pour la santé des jeunes. En plus des grossesses précoces, du VIH, de la malnutrition, de la violence, pour ne citer que ces éléments de risques énumérés, l’OMS relève l’usage nocif de l’alcool. L’organisation écrit en effet que « la consommation d’alcool commence tôt : dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 14% des adolescentes et 18% des garçons de 13-15 ans consommeraient de l’alcool. Cette consommation diminue la maîtrise de soi et favorise les comportements à risque. » Dans les pays développés, on estime que 9 % des décès chez les jeunes de 15 ans à 29 ans ont pour origine un abus d’alcool.

En France, les résultats d’une étude publiés ce mardi 7 mai 2013 par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire(BEH) dévoilent qu’un collégien français sur six et trois lycéens sur cinq reconnaissent avoir déjà été ivres.

Sur le site de l’Institut français de veille sanitaire, qui publie ce bulletin, nous lisons que « les 18-25 ans, qui se distinguent des personnes plus âgées par des consommations d’alcool moins régulières, mais plus excessives, accentuent leurs différences en ce sens en 2010, avec une stabilisation de la consommation quotidienne d’alcool associée à une augmentation des alcoolisations ponctuelles importantes et des épisodes d’ivresses. Les étudiants et les jeunes femmes se démarquent par des augmentations particulièrement prononcées par rapport à 2005. Les ivresses répétées concernent près de deux fois plus d’étudiants en 2010 qu’en 2005, et plus du double parmi les femmes. Les comportements des jeunes hommes et femmes ont ainsi tendance à se rapprocher. »

Pour aider à mieux comprendre cette situation, le site Francetv Info nous dit pourquoi les adolescents boivent toujours plus d’alcool, en ciblant trois facteurs qui n’inciteraient pas les ados à ralentir leur consommation. Ce sont : le marketing agressif des alcooliers (qui, en plus de mettre sur le marché des mélanges déjà préparés, font en toute légalité de la publicité sur internet et même via des clips vidéo d’artistes idoles de cette cible) ; l’hypothèse de l’indissociabilité entre se souler et l’adolescence ; puis la place de l’alcool dans la culture française.

Mais globalement, le combat n’est pas perdu ! L’OMS estime en effet que « l’interdiction de la publicité pour l’alcool et la réglementation de l’accès à ce produit sont des stratégies efficaces pour en réduire la consommation par les jeunes. De brèves interventions et des conseils si l’on détecte une consommation d’alcool peuvent contribuer à en réduire l’usage nocif. » Dans la même direction, l’étude publiée dans BEH démontre « l’importance d’une poursuite des efforts des autorités publiques, des éducateurs, des acteurs de prévention et des associations dans la réduction de la fréquence des ivresses, des alcoolisations ponctuelles importantes et de leurs complications potentielles. »

Et des exemples de réussites existent ! C’est le cas d’une étude conduite par des chercheurs de l'Université de Montréal et du King's College de Londres qui « ont démontré que des interventions en milieu scolaire axées sur la personnalité offertes aux adolescents à risque élevé parviennent à réduire et à retarder chez eux la consommation d'alcool abusive », selon un communiqué relatif à cette étude. Selon Docteure Patricia Conrod, première auteure de cette étude, « si on apprend aux jeunes à mieux gérer leurs traits de personnalité ou leur vulnérabilité, on les aide à prendre de bonnes décisions face à certaines situations [...], qu'il s'agisse de surmonter leurs peurs, gérer des pensées qui les rendent très émotifs, contrôler des compulsions, analyser objectivement les intentions d'autrui ou améliorer la perception qu'ils ont d'eux-mêmes. »

© Image postée par Steve Rhodes sur Flickr.com




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