Larmes de Guerre

Publicado 14 de marzo de 2014 Avatar SAHRAOUI

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Se registró el día 26 de febrero de 2014
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le docteur Denis Mukwege

le docteur Denis Mukwege

C’est après un reportage diffusé par la chaine France 2, que j’ai découvert une nouvelle phase cachée de ce pays en guerre.

Après une guerre civile qui a fait plusieurs millions de morts, la RDC est devenu une République démocratique.

Et pourtant, ce pays, parmi les plus pauvres du monde, dispose d’une extraordinaire richesse, que ce soit humaines, naturelle ou minière.

Kinshasa, la capitale, où des enfants dorment dans les rues, seuls, détruient par la drogue, la prostitution, le manque de tendresse.

Mais, ce reportage faisait le portrait accablant d’un pays qui peine à se relever en particulier à l’est de la RDC.

Ainsi, des groupes armés qui sévissent dans la région du Kivu des Grands Lacs à l'Est du Congo, violent en public des femmes, des enfants. Rejetées pour des questions d’honneur, elles doivent fuir. « De honte, de tristesse ou de douleur, les larmes des Congolaises ne cessent de couler ».

Mais des Hommes se battent, luttent contre ce qu’ils pensent être une atteinte aux droits fondamentaux de l’Homme.

Parmi eux, le docteur Denis Mukwege. Il les accueille à l'hôpital de PANZI qu'il a créé et dirige dans le Sud Kivu. « Pour le mois d’avril 2013, l’Hôpital Général de référence de PANZI a accueilli 104 femmes survivantes de viol et provenant des différents territoires de la province du Sud Kivu .Parmi elles, une fille âgée de 26 mois, une autre de 2 ans, une fillette de 3 ans et demi, une âgée de 4 ans, deux petites filles âgées de 6 ans chacune et une autre de 8 ans. De ces 104 survivantes de viol, 44 sont dans la fourchette d’âge comprise entre 12 et 19 ans tandis que d’autres ont un âge supérieur de 20 ans et 94 de ces femmes qui se sont présentées à notre structure de santé en ce mois d’avril souffrent des problèmes gynécologiques quelque peu inquiétants, affirme l’hôpital de Panzi »

Ainsi, les enfants, sont eux aussi attirés de force dans ces conflits armées qui alimentent une insécurité auprès des populations ce qui produit selon de nombreux rapports des effets néfastes sur la vie des ménages avec un tissu économique « lamentablement détruit » .

« Les viols sont planifiés, organisés, mis en scène, explique Denis Mukwege. Rien à voir avec des agissements individuels, ou un « fait culturel congolais ». C'est une stratégie pour traumatiser les familles, détruire les communautés, provoquer l'exode des populations vers les villes pour permettre à d'autres de s'approprier les ressources naturelles du pays. C'est une arme de guerre. Formidablement efficace ».

Au nom de toutes les femmes qu'il défend, le Dr Denis Mukwege, alerte la communauté internationale -en vînt jusqu'à présent- pour faire pression et en finir avec le conflit en RDC. « On a toutes les preuves, et rien n'y fait, on ne pourra pas dire, comme à d'autres heures sombres de l'Histoire, que la communauté internationale ne savait pas. Elle sait ! […] le viol doit être considéré comme un crime de guerre et puni comme tel »

Ce reportage, « Larmes de guerre est un document sur le combat d’un homme, et sur le courage de ces femmes qui reviennent de l’enfer et qui veulent -malgré tout- rester debout », explique Jean-Sébastien Desbordes, Matthieu Martin et Nicolas Berthelot.

Aujourd’hui, au XXIème siècle, des femmes, des enfants souffrent, meurent dans l’indifférence. Je m’indigne, en écho à feu Stephan HESSELS de cette situation qui ne cesse de durer depuis plus d’une décennie « Tous les êtres humains naissent libres et égales en dignité et en droits, affirme la déclaration universelle des droits de l'homme, […] Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. »

Seulement, aujourd’hui, les erreurs du passé recommencent « considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme. », le cas présent nous montre que nous en sommes encore loin.

Mais, en soutenant les actions de l’hôpital de Penzi, en alertant la communauté internationale, arriverons-nous à faire régner la Paix, faire appliquer La Déclaration universelle des droits de l'homme ? OUI, mais…

Ainsi, la communauté internationale a organisé 2 élections démocratiques, en 2006 et 2011. « Mais, en dépit de ces avancées significatives, le pays n’est pas encore sortie du gouffre de l’insécurité et l’avènement d’une paix durable devrait continuer à mobiliser les efforts de nos acteurs politiques, des partenaires habituels de la RDC et de toute personne de bonne volonté. »

C’est en applications de l’article premier de la déclaration universelle des droits de l'homme « Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » que j’ai écrit cet article, en soutient à ces personnes qui souffrent et soutenu par des Hommes extraordinaires malgré les risques d’un attentat…

Je vous pose cette question : Est-il possible qu’au XXIème siècle, la communauté internationale soit aussi inactive, malgré l’urgence ? Pouvons-nous, accepter que des enfants souffrent, des femmes soient violées, des Hommes vivent dans l’insécurité ? Enfin, l’espoir et la Paix vaincront–il la guerre, le viol ?

Merci de votre attention.

HSN

http://www.panzihospital.org/

http://www.france2.fr/emissions/13h15-le-samedi-le-dimanche/larmes-de-guerre_215185


https://www.un.org/fr/documents/udhr/




Guerre Viol #RDC




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