Lettre ouverte à Monsieur Benoit SAMBOU, Ministre de la Jeunesse, de l'Emploi et de la Promotion des valeurs civiques

Publicado 25 de marzo de 2013 no picture

Se registró el día 25 de marzo de 2013
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Monsieur le Ministre,

La Jeunesse Sénégalaise, forte d’une population de plus de la moitié des habitants du pays et peu représentée dans les sphères publiques, se cherche toujours une voie pour faire entendre sa voix. Heureusement, avec l’avènement du Président Macky SALL à la plus haute fonction du pays , marquant une rupture générationnelle et un élan d’espoir pour tout un peuple plus particulièrement chez les jeunes , qui ont cru en lui dés le début, qui se sont donnés corps et âme et n’ont ménagé aucun effort pour lui porter à la tête de la magistrature suprême. Cet espoir est nourri aujourd’hui par le projet de société que vous allez mettre en oeuvre, en l’occurrence la jeunesse qui est l’une des trois priorités du programme présidentiel. Ceci dit, le fait que le président ait fusionné la jeunesse, l’emploi et la promotion des valeurs civiques dans un seul et même ministère ne peut que nous rassurer et nous redonner espoir pour des lendemains de jours meilleurs.

Monsieur le Ministre ,

Au-delà de toute considération partisane, c’est cette même jeunesse, la vôtre naturellement, qui s’était levée pour dire NON à l’ancien régime lorsque notre pays en avait le plus besoin et qu’elle subissait les vicissitudes de toutes sortes telles que :la tentative avortée du ticket présidentiel, le coup d’état institutionnel, les injustices qui étaient monnaie courante et j’en passe. Cette jeunesse là, digne et honorable occupe une place de choix dans notre société : source d’espoir et de renouvellement, de danger et de richesse, elle est considérée même à tort ou à raison comme le problème et la solution

Monsieur le Ministre,

Quand on étudie les politiques mises en place par nos collectivités ou structures publiques pour accompagner la jeunesse, on constate nettement que celle-ci est cantonnée au statut de simple spectateur qu’à celui de véritable acteur. Or, le regard porté sur la jeunesse, va dépendre la qualité des relations que les pouvoirs publics pourront entretenir avec elle. Donc pourquoi les politiques jeunesses ciblent souvent une catégorie bien précise de jeunes, se nourrissant des stéréotypes véhiculés par les média du jeune sans expérience ? Certes, les jeunes ne forment pas un groupe unifié, mais partagent au moins le même dénominateur commun à savoir le manque de reconnaissance à sa juste valeur. Cependant, force est de reconnaitre également que beaucoup de nos institutions ont une responsabilité et une compétence à notre égard : l’Etat, les pouvoirs publics, les partenaires sociaux. Plusieurs services publics sont concernés, à commencer par celui de l’éducation et celui de la jeunesse et de l’emploi. Mais chacun a la possibilité de s’exonérer d’une partie de ses responsabilités sur les autres. Par ailleurs, notre pays ne mobilise pas tout le potentiel de sa jeunesse, et il est urgent qu’il se mette en situation de le faire, car c’est une demande sociale et c’est également un enjeu pour tous les acteurs de la société : l’Agence nationale pour l’Emploi des Jeunes (ANEJ),le Fonds national de Promotion de la Jeunesse (FNPJ),les collectivités locales, les partenaires sociaux, les acteurs associatifs, les acteurs du monde scolaire et universitaire, les mouvements de jeunesse , les parents, les acteurs de la formation professionnelle, d’éducation populaire et les citoyens eux mêmes. C’est vrai que nous vivons dans une société très complexe, d’où nous y avons hérité de lourds fardeaux à savoir les dettes qu’elle nous a léguées Et c’est tout naturellement qu’elle doit maintenant honorer la sienne à notre égard et nous permettre de prendre notre place sans délai et sans parcours du combattant.

Monsieur le Ministre,

En ma qualité de jeune et responsable Apr à Bargny, je vous propose en toute modestie, un cadre d’intervention commun bien défini, qui constituerait un projet d’ensemble pour toute la jeunesse sénégalaise. En toute franchise et sans langue de bois, il faut obligatoirement adopter une politique nationale de jeunesse à long terme, qui soit fondée sur un consensus de toutes les forces vives de la nation, visant à créer dès maintenant et pour la prochaine génération, une jeunesse qui soit autonome, solidaire, responsable et engagée. Néanmoins, pour qu’une telle politique puisse voir le jour, il faudrait sans plus tarder, s’adresser à toutes les organisations de jeunesse dans le pays et à tous les pouvoirs publics. Ce dessein doit avoir pour colonne vertébrale la volonté de rendre autonomes les jeunes c’est-à-dire leur indépendance financière et intellectuelle pour pouvoir assumer leur propre existence tout en contribuant bien naturellement à la dynamique de la société.

Monsieur le Ministre,

Comme vous l’avez annoncé , lors de votre entretien avec la rédaction du journal « Le Soleil » datant du Mardi 12 Février 2013 « que les 30.000 emplois annoncés par le chef de l’Etat seront effectifs. Vous avez aussi annoncé le retour des Semaines et Quinzaines de la Jeunesse, le lancement du projet Kiosque-emploi, la réhabilitation des Cdeps et du Haut conseil de la jeunesse. Et vous comptez également rationnaliser les instruments de financement des jeunes ». En somme, nous ne pouvons que nous en réjouir et approuver à 100% car c’est là que nous attendons nos ministres : l’efficacité, la cohérence et les actes posés.

Enfin, à mon humble avis, je pense que les politiques publiques doivent être menées dans le seul but de renforcer les capacités des jeunes à être les acteurs de leur vie dans la société et non pas de simples figurants. Ce projet a pour objectif aussi de rendre les jeunes des citoyens :

Indépendants : qui sont capables de faire des choix et de gérer leur vie sur les plans personnel et social, sans recourir à une quelconque aide d’une tierce personne ;

Unis : en étant capables de se soucier d’autrui, d’agir avec les autres et pour eux, de partager leurs préoccupations dans tous les domaines leur concernant Réfléchis et conscients :pour pouvoir assumer leurs propres actes, tenir leurs engagements ,avoir l’initiative d’entreprendre et achever aussi ce qu’ils entreprennent ,et pour finir Dynamiques et volontaristes : susceptibles de s’affirmer par rapport à des valeurs, un fondement ou un modèle et d’agir en conséquence.

Aujourd’hui, le Président de la République, en accordant une priorité accrue à la jeunesse dans son programme, veut se donner les moyens de pouvoir identifier et promouvoir des dynamiques de transformation dans notre pays. Monsieur le Ministre ,par votre biais et votre professionnalisme avéré ,nous comptons sur vous pour mener à bien cette noble mission et souhaitons que vous la réussissiez afin de voir émerger un Nouveau Type de Jeune(NTJ) ,car ce succès sera nul doute la réussite du Président, celle du gouvernement et de la jeunesse sénégalaise ,bref pour le bénéfice total de toute la population ,parce que cette première priorité est naturellement l’essence même du développement d’une société voire une nation toute entière.

En espérant, que vous lirez ce courrier et comprendrez l’urgence de la situation qui justifie le caractère singulier de la démarche, je vous prie Monsieur le Ministre, d’agréer l’expression de ma très haute considération. Salutations Républicaines !

Amandaw THIOMBANE

Responsable politique Apr à BARGNY, Rapporteur général de la commission TIC & Communication de la Convergence des Cadres Républicains(CCR), Président de la Commission TIC, accueil et orientations politiques et stratégiques de la CCR départementale de Rufisque ,Membre du directoire électoral de Benno Bokk Yaakar à Bargny chargé de la politique jeunesse et emploi, Mandataire du centre de vote CEM Bargny




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