Mes modèles dans la vie

Publicado 15 de mayo de 2014 no picture

Se registró el día 27 de marzo de 2013
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Cette semaine dans le nouveau groupe facebook de la communauté des jeunes leaders, où les jeunes s'expriment sur un thème différent chaque semaine, la question posée est:

Quels sont les modèles de ta vie? Qu'est-ce qui t'attires chez eux? Qu'est-ce que tu aimerais avoir qu'ils ont et que tu n'as pas encore?

Pour répondre à cette question, j'ai d'abord pensé à toutes les personnes connues qui m'inspirent parce qu'elles parlent bien, parce qu'elles enthousiasment les gens, parce qu'elles portent une vision, des responsabilités. Je pourrais penser à Barack Obama, à Nelson Mandela, à bien d'autres encore. Mais mes modèles dans la vie, à proprement parler, c'est d'abord les gens que je cotoîe et que j'admire.

Ce sont mes parents, pour l'éducation qu'ils m'ont donné, pour leur patience, pour leur amour, pour leur stabilité. C'est mon compagnon, pour son intelligence, son calme, son pragmatisme. C'est mes amis, pour diverses raisons. Je pense qu'on est constamment entourés de personnes qu'on admire, pour lesquelles on se dit "je devrais faire des efforts pour lui ressembler un peu sur tel ou tel point".

Mais aujourd'hui, j'ai envie de parler de deux personnes dont j'ai eu la chance de croiser le chemin, et qui m'ont beaucoup inspirée.

Il y a 4 ans, j'ai fait un échange universitaire aux Philippines. Je voulais comprendre comment fonctionne la microfinance, alors j'ai fait un stage bénévole dans une insitution de microfinance. C'est là que j'ai rencontré Zeny, la directrice, qui m'a énormément appris. Elle a passé une grande partie de sa vie dans un bidonville, où elle habitait pour être au coeur de l'action. C'est elle qui a décidé d'aider les femmes à monter leur business grâce à des petits prêts, quand le reste de sa famille émigrait aux Etats-Unis ou ailleurs, vers une vie meilleure. Malgré les propositions d'embauche à répétition, elle a continué à parcourrir chaque jour le bidonville, pour informer les femmes, pour les encourager à être rigoureuse dans la gestion de leur épargne, à investir dans l'éducation de leurs enfants. Après le typhon de 2009 à Manille, nous avons monté ensemble des actions pour aider les sinistrés. Quels que soient ses problèmes personnels, elle était toujours 100% dévouée à une cause qu'elle pensait juste, sans demander rien en retour. C'était une femme forte, pleine de courage, de convictions. J'ai beaucoup appris, j'ai admiré sa volonté d'arriver à ses buts, quoiqu'il arrive.

Actuellement, je vis au Sénégal, où j'ai eu la chance de rencontrer Augustin, le directeur d'une association pour aider les enfants des rues . Augustin a monté une structure d'hébergement et d'accompagnement qui prend en charge des enfants de 6 à 18 ans (uniquement des garçons car ce sont eux qui sont à la rue), qui se sont retrouvés à la rue. Il cherche à établir un contact avec la famille, et à rammener l'enfant dans la famille lorsque c'est possible. Lorsque la situation est trop compliquée et que la famille refuse d'acceuillir l'enfant, il le garde au centre, le scolarise, le soutient, l'accompagne dans ses projets futurs (formation professionnelle, études...). Augustin est catholique, mais les enfants sont quasiment tous musulmans. Il fait donc venir un professeur de Coran pour qu'ils continuent à garder le lien avec leur religion. Il respecte chaque enfant, il aime chaque enfant. Je pourrais passer des heures à l'écouter parler de tel ou tel enfant, comment il s'est retrouvé au centre, quelle est son histoire. Il ne peut pas s'empêcher de raconter chaque petit détail, parce que pour lui tout est important. Il y a de nombreuses situations où à sa place je me serais découragée. Comme celle d'un jeune dont le papa est très célèbre, mais refuse de voir et d'aider son fils, qui cause énormément de problèmes à l'association, avec des comportements difficiles. Comme la fois où Augustin a rammené un enfant chez lui en Guinée, et où au moment de passer la frontière il a vu un homme accompagné d'une vingtaine d'enfants (qui vont devenir mandiants dans les rues, les talibés au Sénégal). Personne n'a demandé les papiers de ces enfants, l'homme a franchi la frontière sans aucun soucis. Il faut à Augustin des mois pour trouver la famille d'un enfant et le rammener. Il faut à ces personnes quelques heures pour enlever un enfant d'une famille pauvre et peu scrupuleuse, le déraciner, l'emmener dans un autre pays. Chaque fois que je retourne voir Augustin, je vois son courage, que j'admire beaucoup, son sens de l'humanisme et de l'entraide. C'est un vrai modèle pour moi. Un héros du quotidien :)

Ce sont des personnes qui m'inspirent, auxquelles j'ai envie de ressembler, surtout pour leur ténacité. Ne jamais s'arrêter de croire. Croire à un monde meilleur. Croire au développement. Croire à l'accès au bonheur de tous.

Jeunes inspiration modèles




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