Moins de pertes et de gaspillages, et on pourrait nourrir 2 milliards de personnes de plus !

Publicado 6 de junio de 2014 no picture Rodrigue Koffi

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Se registró el día 9 de mayo de 2011
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Depuis trois ans, la question de la faim dans le monde et du gaspillage alimentaire font partie des thématiques bénéficiant d’une attention particulière sur notre blog.

Manger chaque jour … et à sa faim ! Voici une chose que tout être humain devrait pouvoir faire sans soucis, surtout avec toute la nourriture produite par notre planète. Bien au-delà de la satisfaction d’un simple besoin, « manger » participe à la sauvegarde de l’une des choses que personne ne devrait perdre : la dignité. Malheureusement, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 842 millions de personnes souffrent de faim chronique. Nous l’avons déjà dit précédemment. Mais il est important de le rappeler car au même moment où ces personnes voient quotidiennement leur dignité foulée au pied, nous gaspillons et perdons 1,3 milliards de tonnes de nourriture dans le monde, 670 millions dans les pays du Nord et 630 millions autres au Sud.

« Rien qu'une diminution de moitié du niveau actuel des pertes permettrait d'avoir un profond impact sur l'accroissement de 60 pour cent des disponibilités alimentaires nécessaires pour nourrir une population mondiale de 9 milliards d'habitants d'ici 2050 », peut-on lire sur le site de la FAO.

Dans l’édition du mercredi 4 juin 2014 de "7 milliards de voisins" de Radio France International (RFI), Monsieur Djibril Dramé, expert de la FAO, affirmait que « si on arrive à réduire le gaspillage au niveau des pays développés, on pourrait positivement impacter la sécurité alimentaire dans les pays en développement en ce sens qu’on va accroître la disponibilité alimentaire sur le marché et les plus de 600 millions de tonnes qui seraient disponibles pour l’approvisionnement des différents pays pourraient contribuer non seulement à minimiser les prix mais à accroître l’accessibilité des denrées alimentaires pour ces pays en développement.»

Il n’a pas manqué de rappeler l’urgence de travailler sur les pertes alimentaires dans les pays en développement, qui demeurent importantes au niveau des champs (avec notamment les conséquences de l’absence de tuteurage), du transport (faiblesse au niveau des infrastructures de stockage et de transport), et au marché (exposition au soleil). Cela implique des solutions simples applicables par la base que sont l’amélioration de la planification de la production en adéquation avec le marché pour éviter une offre trop abondante, la formation des acteurs sur les techniques de production, le conditionnement des denrées, les investissements dans les infrastructures. S’ajoute l’épineuse question de l’accès à l’énergie (électricité) pour la chaîne de froid, surtout avec ces cas de « délestage » qui font durablement partie du quotidien de centaines de milliers de ménages au Sud.

Mais ce combat contre le gaspillage est quotidien et chacun a une part à jouer. Déjà, sortir de ces « standards » qui écartent de nos paniers des produits pour des raisons de courbure, de forme, de taille, ou de présentation car « peu esthétiques » alors qu’ils gardent toutes leurs valeurs nutritives. C’est aussi arrêter d’acheter trop et mal, de penser à préparer la quantité qu’il faut, en essayant autant que faire ce peu de varier, pour limiter les repas jetés, qui ont paradoxalement et également lieu dans des communautés pauvres. Se servir proportionnellement à sa faim et donner aux autres les denrées qu’on ne consommera pas avant qu’ils soient inutilisables…Bref, au risque de répéter encore et encore la même chose, contre le gaspillage, chacun doit agir au quotidien.

© UNICEF/INDA2014-00138/Biswas - INDIA, 2014


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