Pour sauver l’avenir des enfants syriens, l’UNICEF et ses partenaires ont besoin de nous !

Publicado 27 de marzo de 2013 no picture Rodrigue Koffi

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Se registró el día 9 de mayo de 2011
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De Sidi Bouzid, en Tunisie, où elle est née en décembre 2010 avec l’auto-immolation de Mohamed Bouazizi, la "Révolution du Jasmin" s’est très vite exportée dans tout le Maghreb, atteignant la Syrie en mars 2011. Seulement dans ce pays, la contestation populaire s’est très vite transformée en affrontements armés. Début mars 2013, le Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé que le cap du million de réfugiés recensés par ses agents sur le terrain a été atteint, dépassé, dans le conflit syrien. Avec l’intensification des combats et de la violence, nous risquons d’atteindre les deux millions de réfugiés dans un délai plus bref.

Malheureusement, beaucoup de ceux qui sont directement affectés par cette crise syrienne sont des enfants.

A l’entame de cette troisième année de conflit, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a publié récemment un rapport sur cette crise. Intitulé "Les enfants syriens : une génération perdue ?", ce document, en plus de faire le point de l’action de cette agence des Nations Unies et de ses partenaires, nous interpelle sur l’un des principaux enjeux auxquels doit faire face les humanitaires actuellement engagés dans cette partie du monde. Celui de sauver l’avenir de millions d’enfants et de jeunes.

En effet, « à la fin de l’année 2012, on estimait que 2 millions d’enfants se trouvaient parmi les 4 millions de personnes touchées par la situation de crise en Syrie, et près de 800 000 parmi les 2 millions de personnes déplacées. Ces chiffres sont probablement beaucoup plus élevés à l’heure actuelle. Un demi-million d’enfants réfugiés vivent aujourd’hui en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Iraq ou en Égypte. Des milliers d’autres quittent la Syrie chaque semaine », lit-on dans ce rapport.

Ainsi, donnant tout son sens au titre de ce rapport, Monsieur Anthony Lake, Directeur exécutif de l’UNICEF, écrit, comme en avant-propos de ce rapport, que « le risque de perdre une génération augmente à mesure que la situation se détériore et que les progrès accomplis en faveur des enfants syriens ces dernières années sont annulés ». Pire, « les rêves et possibilités d’avenir de ces enfants sont en train de disparaître. Alors même qu’ils perdent leurs années d’enfance … quand le droit d’être enfant leur est refusé … l’opinion qu’ils se font de leurs voisins est marquée d’influences qui risquent de créer un engrenage de la violence pour les futures générations, avec tout ce que cela implique pour l’ensemble de la région », ajoute-t-il.

Les deux années de crise, de guerre (disons-le), que vient de subir les populations syriennes, en plus de la détresse morale ou psychologique, des séquelles et violences physiques, ont conduit à la destruction ou à l’arrêt du fonctionnement normal d’infrastructures procurant des services sociaux de base. Ce qui place les plus vulnérables, les femmes et les enfants, dans une situation des plus préoccupantes.

Ainsi, « en Syrie même, une école sur cinq a été détruite, endommagée ou convertie en foyers d’accueil pour familles déplacées, ce qui perturbe la scolarité de centaines de milliers d’enfants. L’approvisionnement en eau a été réduit de deux tiers. Les enfants et les femmes réfugiés dans des abris vivent souvent dans des conditions insalubres, où il n’y a pas d’eau potable et pas suffisamment d’eau pour se laver, d’où un risque accru de contracter des maladies transmises par l’eau, y compris des infections respiratoires aiguës et des maladies de peau telles que la gale. »

Dans un contexte d’intensification de la violence, de grandes difficultés d’accès et de grave pénurie de moyens financiers, l’UNICEF est restée active sur terrain, tant en Syrie que dans le pays de la région touchés car accueillant les réfugiés (Liban, Turquie, Jordanie, Irak et Egypte). Mais, l’UNICEF ne travaille pas seule. « L’organisation coopère actuellement avec 40 partenaires et prévoit d’étendre ce vaste réseau pour aider de plus en plus d’enfants en difficulté en Syrie, notamment à Dera’a, Tartous, Homs, et Al-Hassakeh, en plus de Damao », lit-on dans le rapport cité ci-dessus.

Pour continuer ce travaille, l’UNICEF recherche aujourd’hui 80 pour cent des 195 millions de dollars nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires des enfants et des femmes touchés par la situation de crise en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Iraq et en Égypte. Et ce, pour agir dans quatre domaines bien précis : eau, assainissement et hygiène ; éducation ; santé et nutrition ; et protection des enfants.

Restons mobilisés pour donner afin d’aider les enfants syriens car, comme l’écrit Monsieur Anthony Lake « les enfants ne sont pas responsables du conflit et ne devraient pas en être les premières victimes. Ils doivent être protégés de la violence en permanence et avoir accès, dans des conditions de sécurité, à des services de base. »

© UNICEF/NYHQ2012-1298/ALESSIO ROMENZI - SYRIAN ARAB REPUBLIC, 2012




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