Rapport UNICEF 2014 : pour que chaque enfant compte, il faut des données

Publicado 14 de febrero de 2014 no picture Rodrigue Koffi

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Se registró el día 9 de mayo de 2011
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« Comment résoudre les plus grands problèmes dans le monde ? »

Depuis 30 ans, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) publie chaque année son désormais traditionnel rapport La situation des enfants dans le monde. Et chaque année donc, ce rapport répond à cette importante question avec les tableaux de statistiques nationales et mondiales qui donne une image sur la situation des enfants car, pour cette agence des Nations Unies, tout commence par les données.

« Les données nous confèrent des connaissances et la connaissance c’est le pouvoir. A l’Unicef, nous utilisons les données pour provoquer le changement. Nous utilisons les données pour identifier les questions qui affectent les enfants. Nous utilisons les données pour comprendre l’ampleur des problèmes. Les données nous permettent de juger les progrès accomplis pour améliorer la santé et la sécurité des enfants. Les données nous montrent que beaucoup trop d’enfants sont laissés pour compte », nous dit une vidéo réalisée par l’Unicef dans le cadre de la publication de La Situation des enfants dans le 2014 en chiffres "CHAQUE ENFANT COMPTE – Dévoiler les disparités, promouvoir les droits des enfants"

Ce rapport démontre en effet l’importance des données car dans les tableaux de statistiques se trouve le présent et l’avenir des nations : les enfants. « Au gré des colonnes vous découvrirez certaines des multiples facettes de leur vie. Les chiffres parlent des circonstances dans lesquelles les enfants naissent et sont élevés, grandissent et apprennent, travaillent et établissent des relations avec les autres, et évoluent dans le monde. »

« Les tableaux révèlent également des carences et des inégalités, illustrant une répartition inégale des avantages acquis et des privations. Les chances des enfants diffèrent selon que le pays est riche ou pauvre, qu’ils sont nés filles ou garçons, dans des familles fortunées ou démunies, à la campagne ou en ville, et là aussi, selon qu’ils vivent dans des zones aisées ou des quartiers défavorisés. »

Dans ce sens, les chiffres de l’UNICEF montrent qu’en dépit des immenses progrès engrangés dans la réalisation des droits de tous les enfants et de leur protection, plus de 30 millions de filles en âge d’aller à l’école primaire dans le monde ne sont pas scolarisées. De plus, si les enfants les plus pauvres ont 2,7 fois moins de chances que les plus riches de naître en présence d’un soignant, près de 1/3 des adolescentes en Asie du Sud sont mariées contre 1/14 en Europe centrale et orientale.

En mettant en évidence ces disparités, les données permettent ainsi une meilleure orientation des interventions. Ce qui permettra d’atteindre les enfants négligés et marginalisés, de réparer le tort causé par leur exclusion.

Mais loin de tomber dans la satisfaction totale, l’UNICEF reconnaît dans La situation des enfants dans le monde 2014 en chiffres que ce système de collecte des données doit être amélioré car « les enfants ne sont pas tous comptabilisés, ce qui ne fait que perpétuer leur invisibilité et leur incapacité à se faire entendre. Ils sont donc plus vulnérables. Certains groupes sont fréquemment sous-estimés ou négligés, notamment les enfants placés dans des institutions ou des hébergements temporaires, les enfants en détention, les enfants vivant et travaillant dans la rue, les enfants handicapés, les enfants victimes de la traite des personnes les enfants migrants, les enfants déplacés et réfugiés et les enfants appartenant à des minorités ethniques qui vivent dans des zones reculées ou ceux qui ont un mode de vie nomade ou pastoral. »

C’est la raison pour laquelle l’UNICEF note dans ce rapport que « la définition et la réalisation d’objectifs valables dépendront de nombreux facteurs – en particulier du fait que les décideurs du développement tiennent compte ou non des données factuelles et écoutent sérieusement les enfants et les communautés pauvres ou marginalisés. »

Bien sûr, « les données, à elles seules, ne changent pas le monde, ne manque pas de préciser l’agence des Nations Unies. Mais elles rendent les changements possibles en identifiant les besoins, en appuyant les activités de plaidoyer et en mesurant les progrès. Le plus important est que les décideurs utilisent les données pour apporter un changement positif et que ces données permettent aux enfants et aux communautés de demander des comptes aux responsables. »

Nous vous invitons donc à consulter le site de La Situation des enfants dans le monde 2014 en chiffres pour consulter le dit rapport, mais aussi les chiffres, indicateurs, statistiques et autres vidéos. Ainsi, nous espérons que vous serez convaincu comme nous qu’à l’UNICEF les données sont prises au sérieux parce que chaque enfant compte.


© UNICEF/NYHQ2013-0031/Ose - ETHIOPIA, 2013


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