Sida : la Banque mondiale préconise plus d’investissements dans la prévention

Publicado 23 de abril de 2012 User_image_bg Rodrigue


Selon Elizabeth Lule, co-auteure d'un rapport de la Banque mondiale sur le sida: «Des investissements stratégiques dans la prévention des nouvelles infections au VIH — tout en répondant aux besoins de traitement, de soins et d'appui actuels — peuvent aider les pays à contrer ce qui pourrait devenir un poids financier ingérable».

Fuente: http://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/fea...

Selon Elizabeth Lule, co-auteure d'un rapport de la Banque mondiale sur le sida: «Des investissements stratégiques dans la prévention des nouvelles infections au VIH — tout en répondant aux besoins de traitement, de soins et d'appui actuels — peuvent aider les pays à contrer ce qui pourrait devenir un poids financier ingérable».

Source: http://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/featurestories/2012/april/20120417wbfiscalcost/

Investir un peu plus dans la prévention des nouvelles infections afin de mieux faire face à l’impact du VIH sur le long terme en Afrique. Tel est le message lancé par la Banque mondiale dans un récent rapport publié par l’institution. Cet appel est relayé par un article publié sur le site d’ONUSIDA et que nous partageons avec vous. La Banque mondiale fonde son analyse sur "les coûts accrus du traitement anti-VIH et l'effet profond de ces coûts sur des finances publiques déjà tendues."

La Banque mondiale estime ainsi qu’il est important d’investir un peu plus dans la prévention sur le continent africain. "Ces investissements stratégiques sont essentiels dans une ère d'incertitude économique mondiale." En plus, "la réduction des nouvelles infections au VIH et l'amélioration de la planification fiscale peuvent entraîner une baisse considérable de l'engagement nécessaire pour financer une riposte nationale au sida efficace", précise l’article.

La question de disponibilité des fonds est un véritable défi dans le contexte actuel de réduction des financements, largement évoqué lors de la 16e Conférence Internationale sur le Sida, les Infections Sexuellement Transmissibles en Afrique (CISMA) qui s’est tenue à Addis-Abeba, en Ethiopie, en décembre 2011. Dans l’une des contributions publiées sur notre blog dans le cadre de cette conférence, nous avons relayé l’un des messages clés de cette 16e CISMA qui a été l’appel à plus d’engagement des Etats africains dans le financement de la réponse contre le sida.

Et cette situation de réduction des financements hypothèque singulièrement la question de l’accès des personnes déjà infectées (et remplissant les conditions d’inclusion) au traitement ARV. Le cas de la République Démocratique du Condo (RDC) fait parti des plus préoccupants.

Dans un article publié sur Slate Afrique, nous lisons que dans le cadre de la campagne «VIH/sida en RDC: l’urgence ignorée», lancée par Médecin Sans Frontières - Belgique en janvier dernier, les séropositives congolaises ont défilé pour leur survie et réclamé l'accès aux ARV.

Dans le même article, nous notons que "selon Médecins Sans Frontières-Belgique, à l’origine du défilé, 350.000 patients devraient bénéficier d’ARV mais que seuls 50.000 bénéficient d’un traitement —soit une couverture de moins de 15%. Par ailleurs, quelque 15.000 personnes ont besoin d’ARV de «manière urgente, faute de quoi elles seront mortes d’ici à trois ans»".

La proposition de la Banque mondiale mérite donc notre attention.




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