Sida, une maladie à visage de (jeune) femme en 2012

Publicado 27 de julio de 2012 no picture Rodrigue Koffi

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Se registró el día 9 de mayo de 2011
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L’éradication du sida est à portée de main. Tel est certainement l’un des messages clés et optimiste qui ressort de la 19e Conférence Internationale sur le sida, conférence qui se déroule à Washington et qui prend fin ce vendredi 27 juillet 2012. Cela dit, et même si le dernier rapport de l’ONUSIDA note un ralentissement de la propagation de la maladie avec 34,2 millions de personnes vivant avec le VIH en 2011, de nombreuses inquiétudes subsistent. Au nombre de celles-ci figure en bonne place la forte féminisation de l’épidémie, surtout chez les jeunes de 15 à 24 ans.

Selon l’ONUSIDA, « environ 4,9 millions de jeunes gens sont atteints de VIH, 75 % d'entre eux vivant en Afrique subsaharienne. Au niveau mondial, les jeunes femmes ayant entre 15 et 24 ans restent le groupe le plus à risque au regard du VIH, et on estime que 1,2 millions de filles et de jeunes femmes ont été nouvellement infectées en 2011 », sur les 2, 2 millions enregistrés au total. Autrement dit, «* • Environ 63 % des jeunes (15 à 24 ans) vivant avec le VIH sont des jeunes femmes ;

• À l’échelle mondiale, les jeunes femmes de 15 à 24 ans sont les plus vulnérables à l’infection à VIH, avec des taux d’infection deux fois plus élevés que chez les hommes de la même classe d’âge. »*

A ce tableau déjà noir, cette organisation onusienne note que « seulement 24 % des jeunes femmes et 36 % des jeunes hommes répondaient correctement à cinq questions qui leur étaient posées concernant la prévention et la transmission du VIH, selon les enquêtes en population les plus récentes menées dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. »

Et pour finir de nous convaincre, l’ONUSIDA nous informe que le VIH est la principale cause de décès des femmes en âge de procréer. Il y a-t-il besoin d’expliquer encore qu’en 2012, le sida a un visage de femme.

Selon Le Figaro, « globalement, les femmes ont un plus grand risque que les hommes d'être contaminées par le virus lors de rapports hétérosexuels sans préservatif. Dans de nombreux pays, notamment ceux en développement et à revenu intermédiaire, elles ne sont pas en mesure d'exiger que leur partenaire utilise un préservatif et elles sont aussi plus souvent victimes de rapports sexuels forcés. Par ailleurs, des facteurs biologiques liés à la fragilité de la muqueuse vaginale facilitent la contamination par le VIH, auxquels s'ajoute une concentration du virus plus élevée dans le sperme que dans les sécrétions vaginales. »

Quant à Geeta Rao Gupta, Directrice adjointe de l'Unicef, citée par le site canadien Lapresse.ca, elle constatera que « ces chiffres reflètent des normes sociales largement répandues qui perpétuent l'inégalité entre les deux sexes et des coutumes nuisibles telles que le mariage forcé de très jeunes filles, la prostitution, et la violence sexuelle, accroissant la vulnérabilité des adolescentes. » Celle-ci ajoute ainsi que « des progrès substantiels ont été néanmoins accomplis ces dernières années mais la tâche est loin d'être réalisée quand les taux d'infection restent élevés de façon persistante parmi les adolescents, surtout les filles ».

Et comme le note Michel Sidibé, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA « l’égalité entre hommes et femmes doit être au cœur de nos actions. Ensemble, dynamisons la riposte mondiale au sida en faisant progresser l’égalité entre hommes et femmes. » Tel est assurément l’une des conditions pour arriver rapidement à une génération sans sida.

© UNICEF/NYHQ2011-1318/Marco Dormino - Haiti, 2011




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