"Où est la ligne rouge par rapport à la violence sexuelle ?"

Publié 31 décembre 2013 no picture Rodrigue Koffi

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La violence sexuelle n’a jamais été vraiment prise au sérieux. Disons la vérité. Lorsqu’il y a des armes chimiques, la ligne rouge est franchie. Où est la ligne rouge par rapport à la violence sexuelle ? Je crois qu’il faut que la communauté internationale trace cette ligne rouge. Les études scientifiques montrent qu’en l’absence de ligne rouge même les adultes commettent des viols sans comprendre pourquoi ils le font. Ils détruisent une société mais eux-mêmes ne réalisent pas ce qu’ils font car le viol est normalisé dans leur esprit. Il faut avoir le courage de dire à la communauté internationale qu’il faut agir, car il n’est jamais trop tard pour bien faire…

Lien: http://blogs.worldbank.org/nasikiliza/fr/la-violen...

2013 a été une année d’engagements, comme les années précédentes, pour les blogueurs de La Voix des Jeunes. De la situation des enfants handicapés au décès de Nelson Mandela, en passant par les campagnes et actions dans la lutte contre le sida (Sidaction, Solidays, …), le drame que vivent les enfants, jeunes et les populations civiles confrontées aux violences en Syrie (et aux conditions de vie pas toujours aisées pour ceux ayant fui vers des pays d’accueil de la région), les crises en République Centrafricaine, au Mali et le Typhon aux Philippines, la grogne sociale liée à l’arrêt de l’approvisionnement en eau potable de la Ville de Dakar (au Sénégal), la préoccupante question de l’esclavage moderne, la faim dans le monde et la situation humanitaire au Sahel, la gestion des ressources en eau, le rapport des enfants et jeunes avec les nouvelles technologies, l’Agenda de l’après 2015 concernant les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la participation et la visibilité de l’engagement des jeunes dans différents domaines pour faire avancer leurs communautés et le monde, … bref, en 2013, notre plateforme a traité de divers sujets.

Et l’une des thématiques qui a été au cœur de nos écrits a été sans doute le phénomène de la violence à l’égard des femmes et des jeunes filles, avec une attention particulière sur les mutilations génitales féminines et l’excision (MGF/E). Après avoir, en début d’année, traité de la Résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies appelant à intensifier la lutte contre ce fléau, nous avons communiqué sur la campagne de l’Unicef visant à mettre fin à la violence à l’encontre des enfants.

Mais l’un des aspects de la violence dont sont victimes les femmes et les enfants est le viol. Au cours de cette année qui prend fin, nous avons regretté les viols méthodiques, systématiques et massifs persistent en République Démocratique du Congo.

Aujourd’hui nous vous proposons cet interview du gynécologue congolais, Dr. Denis Mukwege, co-fondateur de la Fondation Panzi et Responsable de l’Hôpital Panzi, fondé en 2008, où sont traitées chaque année 3 000 survivantes de la violence sexuelle dans le Kivu (à l’Est de la RDC).

Dans cet entretien publié sur le site de la Banque Mondiale et réalisé par Madame Anne Senges, précédemment membre de l’équipe de La Voix des Jeunes et qui a rejoint la Division Afrique de cette institution fin 2012, "L’homme qui répare les femmes", nominé du Prix Nobel de la Paix 2013, en plus d’exprimer son ras-le-bol, partage avec nous l’espoir que lui communique les victimes des viols : « lorsque nous avons interviewé des survivantes de violences sexuelles, nous avons constaté que la première chose que ces femmes, victimes de traumatismes atroces, réclamaient était que leurs enfants puissent aller à l’école. Elles savent que l’éducation est un outil pour lutter contre la pauvreté. Les femmes se battent également pour que leur famille ait suffisamment à manger donc toute leur lutte est concentrée sur la famille. »

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