1 jeune, 1 Voix! Géraldine, l'esprit d'entreprendre

Publié 19 mai 2014 no picture

Inscrit le 27 mars 2013
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Je m’appelle Géraldine Zanolli, j’ai 22 ans et je suis étudiante en école d’ingénieur à Paris à l'ISEP. Je suis française et mauricienne. J’ai grandi et fait toute ma scolarité à l’île Maurice, avant d’aller en France afin de poursuivre mes études supérieures. J’ai eu beaucoup de chance de grandir à l’île Maurice un milieu multiculturel qui m’a appris énormément de choses.

J’ai donc intégré l’ISEP directement après le BAC. J’étais médiocre au collège scolairement. Lorsque j’arrive en seconde je réalise que je veux faire une école d’ingénieur et que le seul moyen pour y arriver est de faire section Scientifique. J’ai donc mis toutes les chances de mon côté en travaillant. Ces efforts ont été récompensés puisque je finis mon lycée avec une mention « Bien » au baccalauréat.

J’ai eu quelques difficultés à m’adapter à la vie parisienne et à gérer l’éloignement avec ma famille et les responsabilités.

En rentrant en première année du cycle ingénieur, je souhaite intégrer la Junior Entreprise de mon école mais je ne suis pas acceptée. Je suis déçue sur le moment mais ne me laisse pas abattre. Je décide alors de me lancer par mes propres moyens soutenue par mes proches. Je lance donc Pheme, une agence d’e-réputation en tant qu’auto-entrepreneur. Pheme est la déesse de la renommée et l’étymologie de FAMOUS, FAME.

Plus tard, je postule pour être Microsoft Student Partner. Cela fait maintenant un an que je suis dans le programme et je rencontre l’ensemble de la communauté lors des différents évènements.

L’année prochaine, j'irai en Angleterre où je suis acceptée afin de faire un double diplôme en Génie Logiciel.


Quelles sont les attentes de la jeunesse de ton pays, communauté ?

Question difficile car j’appartiens à deux pays qui n’ont pas les mêmes attentes.

La jeunesse mauricienne a besoin de reconnaissance et d’exemple. Beaucoup d’entre eux partent étudier à l’étranger et ne rentrent pas forcément après leurs études. Il faudrait les soutenir en les aidant, que ça soit avec une formation en adéquation avec le marché du travail ou en soutenant économiquement leurs projets. Très peu ont l’esprit d’entreprendre, ils n’ont pas conscience des opportunités qui peuvent s’offrir à la jeunesse. Il faut les saisir et ne pas passer à côté ! Un mot d’ordre : OSER ! J’ai toutefois une pensée particulière pour les jeunes femmes mauriciennes : être une femme à l’île Maurice est un combat permanent. On ressent tous les jours le sexisme. La jeune femme mauricienne a besoin de soutien et d’une reconnaissance toute particulière.

Les jeunes diplômés français sont inquiets des opportunités que la France pourra leur offrir pour leur avenir professionnel. En conséquence, de plus en plus de jeunes autour de moi n’ont qu’une idée en tête, partir après leurs études. Le climat de crise inquiète.

Ils attendent également du challenge, des idées, ils veulent que leur monde bouge. Ils ne veulent pas attendre et rester passif, ils sont impatients.

En quoi la participation des jeunes est selon toi nécessaire/importante pour nos sociétés d'aujourd'hui?

Les jeunes sont l’avenir de la société. Ils ont des idées innovantes et ne cherchent qu’à se faire entendre. Ils participent à l’innovation dans leurs sociétés. Je pense qu’ils ont beaucoup à apporter et beaucoup d’énergie à investir dans de nombreux projets.

Comment vois-tu ton pays dans 20 ans?


Pas facile à prévoir ! J’espère qu’on continuera sur cette lancée, c’est à dire à continuer à encourager l’entrepreneuriat. Mon rêve est que nous soyons demain la nouvelle Silicon Valley et que tous les étudiants du monde rêvent de venir travailler en France.

As-tu un engagement citoyen? Si oui, quel est-il?
Oui.

Je travaille pour l’association étudiante Alliances Plus dans le pôle communication afin d’organiser le prochain forum de recrutement de profil ingénieur.

En décembre 2013, on me propose de rejoindre l’aventure Startup Pirates. J’adore le projet et j’accepte le challenge car c’est une innovation en France qui peut ouvrir de nouveaux horizons à notre génération. Je suis responsable des relations participants et je ne regrette pas d’avoir accepté. Nous sommes une super équipe et c’est un projet qui me tient à cœur. C’est une association à but non lucratif qui encourage l’entrepreneuriat auprès des jeunes. Nous organisons la première édition à Paris pour les jeunes entre 16 – 21 ans. Il s’agit d’une semaine afin d’apprendre à 30 jeunes sélectionnés à créer leur startup.

Quelle est ta devise ou ta phrase/expression préférée?

Ma devise préférée que j’utilise tous les jours : Quand tu veux, tu peux

As-tu un conseil ou un message à faire passer aux autres jeunes?

Oui, il faut oser dans la vie. Si on ne saisit pas sa chance maintenant elle peut ne plus se représenter, et ne jamais rien regretter. On est jeune autant en profiter….





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