Bénévole à la 16e CISMA, Cyrano partage avec nous son engagement contre le sida

Publié 19 décembre 2011 User_image_bg Rodrigue


Après Appolinaire Zagabe, originaire de la République Démocratique du Congo, La Voix des Jeunes souhaite partager avec ses lecteurs une autre rencontre effectuée lors de la dernière Conférence Internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (CISMA). Cette fois-ci, nous avons décidé de donner un peu plus de visibilité à un groupe de personnes dont on parle quasiment pas mais dont l’impact est pourtant très important: il s’agit des bénévoles de la CISMA.

Ultra-disponibles, toujours joviaux et conviviaux lorsqu’ils vous adressent un «Salam’Noh+» (Comment ça va en Amharique, l’une des langues locales) ou répondent à vos questions, les bénévoles ont joué un rôle fondamental lors de la 16e édition de cette conférence. C’est donc à l’un de ces bénévoles à qui nous adressons un infini «Amesseginalehu» (merci) que La Voix des Jeunes a ouvert son espace au nom de tous. Mebrahton Gebretsadkan, surnommé Cyrano par l’un de ses enseignants nous dit-il, est étudiant en quatrième année de français et communication à l’Université d’Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie. Il est aussi engagé dans la lutte contre le sida depuis l’école préparatoire et est actuellement membre de «Match Project», une association de lutte contre le sida sur son campus.

Pourquoi avez-vous décidez de vous engager dans le service de jeunes bénévoles pour l’organisation de cette 16e CISMA ?

Nous avons des sujets de préoccupations nationales ici en Ethiopie et le sida en fait partie. Comme vous le savez, la CISMA est une conférence qui rassemble beaucoup de délégués. J’ai donc voulu, à travers ma contribution, apporter mon soutien aux personnes touchées par le sida. Et en plus, vu que je parle le français, cela ne peut qu’être bénéfique pour moi d’être utile.

Vous militez au sein d’une association appelée Match Project sur le campus d’Addis-Abeba. Pouvez-vous nous expliquer un peu votre engagement ?

Comme vous le savez, dans les universités il n’y a que des jeunes pour l’essentiel. Le sida n’affecte pas les personnes en fonction de leur âge, de leur couleur ou de leur sexe. Il est donc important de mener des actions dans ce domaine. Au niveau de Match Project, où j’occupe le poste de secrétaire général, notre action vise donc à faciliter l’accès de ces jeunes à une information juste.En étant ici [ndlr : bénévole à 16e CISMA], c’est donc cet engagement que je confirme car j’estime aussi que tout le monde devrait s’engager dans la réussite de cette conférence afin qu’on puisse vraiment atteindre l’objectif de zéro nouvelles infections.

Quel bilan faites-vous de cette 16e édition de la CISMA accueillie par votre pays, l’Ethiopie ?

Je n’ai jamais pensé que je prendrais part à une si grande conférence qui a rassemblé autour de 10 000 participants. Pour ce qui est de l’organisation, je crois qu’elle a été satisfaisante, en dehors de la fatigue que nous ressentons actuellement. J’ai pu échanger avec certains délégués non éthiopiens qui m’ont dit que tout s’était bien passé. Ils ont aussi noté le fait que nous sommes un peuple souriant. J’espère qu’en retournant chez eux, les participants garderont une belle image de notre pays et de notre peuple. J’espère aussi que l’adage «l’union fait la force» que nous avons démontré à travers cette conférence continuera à l’être dans nos actions de chaque jour afin que nous puissions réussir à contrer efficacement le sida.




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