Bénin : Prison civile de Parakou, les enfants détenus déplorent leurs conditions de vie

Publié 28 août 2012 Avatar

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Le mardi 21 août, les enfants reporters ont effectué une visite à la prison civile de la ville de Parakou situé à 450 km de Cotonou, afin de s’informer sur les conditions de vie des enfants détenus. Cela s’inscrit dans le cadre de leur formation en presse écrite.

Un tour au quartier du mineur a permis aux reporters d’apprendre beaucoup de chose sur les conditions de vie des enfants. Au nombre de 14 lors du passage des reporters, les enfants détenus sont tous des garçons âgés de 14 à 17ans. Ils se retrouvent en prison pour diverses infractions telles que : vols, cambriolages, bagarres avec coups mortels, braquages. Le plus jeune a 14 ans et y est pour avoir porté des coups mortels à un autre enfant lors d’une bagarre. Selon l’un des mineurs détenus, ses parents ignorent qu’il est en prison depuis trois mois.

En ce qui concerne leur alimentation, l’un des enfants détenus déplore : « Nous ne sommes pas bien nourris. Ces nourritures nous rendent malades ». Il souhaite que la qualité de leur nourriture soit améliorée

Dans le domaine de la santé, les enfants détenus souhaitent que le dispensaire soit approvisionné en médicaments. Car selon les enfants «quand nous sommes malades ce sont les parents qui achètent les médicaments. Au cas où ils n’ont pas les moyens, nous nous contentons de ce que nous avons.»

Pour ce qui est de l’éducation, ils ont un maître qui vient étudier avec eux car il y a parmi eux des élèves dont un en classe de troisième qui s’inquiète : « Il faut que je quitte la prison le plus rapidement possible car bientôt les cours reprennent ».

Pour faciliter l’évolution de leurs dossiers, les enfants bénéficient des services d’une assistante juridique ; Landrine Fernando de l’Association des femmes juristes du Bénin (AFJB). Elle sert d’intermédiaire entre les mineurs détenus et leur juge. En raison de leurs conditions de détention, les mineurs en conflit avec la loi affichent leur empressement à quitter la prison. Ils disent regretter leurs actes et désirent retourner dans la vie courante

Audyerne Kabla Enfant reporter/ Parakou




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