Burkina Faso - Violences faites aux femmes ! Quelles solutions à ce fléau ?

Publié 21 mai 2014 Avatar Germaine Ouedraogo

Avatar Germaine Ouedraogo Voir le Profil
Inscrit le 11 juin 2013
  • 6 Articles

Cette photo illustre une femme burkinabé victime de violence

Cette photo illustre une femme burkinabé victime de violence

La violence faite aux femmes : un phénomène à la peau dure au Burkina Faso

Coups et blessures, mariages forcés et précoces, mutilations génitales féminines, fémicide en contexte conjugal, viol, harcèlement sexuel, séquestration, lévirat... les violences faites aux femmes sont légions au Burkina Faso.

Bien qu'il manque de données statistiques pour illustrer l'ampleur, le phénomène est bien réel - outre l'excision dont la moyenne nationale est de 49,85 %, dont existence s'expliquerait par les pesanteurs socioculturelles enracinées dans les systèmes sociaux fondés sur le patriarcat.

« Mettre fin à la violence à l'égard des femmes » Au Burkina Faso, ces violences existent dans tous les milieux : en milieu rural et urbain, dans la sphère publique et privée. Elles s'observeraient dans toutes les classes sociales sans distinction d'âge et de niveau d'étude.

En tant femme et observateur du phénomène, je dépeins le tableau sombre des violences physiques, sexuelles, psychologiques, économiques et sociales dont sont victimes des milliers de filles et de femmes au Burkina car me concernant, et contrairement aux idées reçues, les pesanteurs socioculturelles ne sont pas les seuls facteurs explicatifs de la persistance du phénomène. Il existerait plusieurs causes comme, par exemple, l'acculturation, la perte de valeurs sociales positives, le déficit dans l'éducation sociale, le refus d'appliquer les règles et les normes coutumières et religieuses qui organisent la vie collective et les rapports entre les hommes et les femmes dans la société, etc.

Toutes ces perceptions divergentes rendent difficile la lutte, d'où l'urgence de mener des actions de sensibilisation et de mieux assurer la prise en charge des victimes est donc mon point de vue.

Dans ce même élan, les partenaires techniques et financiers devront s’engager à poursuivre leur appui aux efforts du gouvernement burkinabé afin d'assurer aux femmes une vie meilleure.

Vivement que prenne fin les violences faites aux femmes.

J’interpelle à cette occasion, le ministère burkinabé de la promotion de la femme et du genre à plus d’effort dans les questions de violence faites aux femmes.

Par Germaine OUEDRAOGO

Présidente de l’Association Partage & Action au Burkina


Femmes violencesfemmes




comments powered by Disqus

En Savoir Plus