Des bourses pour les élèves défavorisés au Viêt-Nam

Publié 26 février 2014 no picture Rodrigue Koffi

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« Ma moyenne était bonne à la fin de la première année du lycée puis elle est devenue excellente les deux années suivantes », raconte Cao Thi Phuong. « Non seulement le projet m’a aidée financièrement, mais il m’a également énormément soutenue et motivée. J’avais l’impression qu’on s’occupait de moi. »

Lien: http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2014...

L’importance de l’éducation n’est plus à démontrer dans le projet d’édification d’un monde plus prospère et plus solidaire. Un monde où chacun de ses habitants, en plus d’être plus utile pour sa communauté, a une meilleure opportunité de déployer son plein potentiel. Cette réalité peut être résumée en deux phrases très fortes qui nous ont marquées (et aujourd’hui encore) lorsque nous avons parcouru pour la première fois l’édition de 1999 du traditionnel rapport de l’Unicef, La Situation des enfants dans le monde, consacré cette année là à l’éducation. En effet, en sa qualité de Secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Kofi Annan, débute la préface de ce rapport par ces mots : « l’éducation est un droit de l’homme porteur d’un immense espoir de transformation. La liberté, la démocratie et le développement humain durable reposent sur ce droit. »

Malheureusement, la crise de l’apprentissage est plus prononcée pour les enfants et jeunes des communautés pauvres. C’est entre autres ce que révèle le Rapports de suivi de l’Education pour tous 2013/4 dont nous parlions récemment sur notre blog.

En effet, ce rapport note qu’en Afrique subsaharienne, vers la fin de la décennie, seules 23 % des filles pauvres issues des zones rurales achevaient l’enseignement primaire. Et si les tous les garçons issus des milieux les plus favorisés achèveront l’enseignement primaire, il faudra attendre 2086 pour les filles pauvres.

De plus, « dans les pays à faible revenu, seuls 37 % des adolescents suivent le premier cycle de l’enseignement secondaire jusqu’à son terme et, chez les plus pauvres, ce taux redescend à 14 %. Si l’on en croit les tendances récentes, ce n’est qu’en 2111 que les filles issues des familles les plus pauvres d’Afrique subsaharienne atteindront l’objectif de l’achèvement universel du premier cycle de l’enseignement secondaire. »

C’est pourquoi le Rapport de suivi de l’EPT lance un appel aux gouvernements à redoubler d’efforts afin de mettre l’apprentissage à la portée de toutes les personnes défavorisées, quels que soient les facteurs du désavantage – pauvreté, sexe, lieu de résidence ou autre.

Et cet article publié sur le site de la Banque Mondiale nous donne un exemple de ce que des initiatives concrètes peuvent permettre à des jeunes issus de communautés défavorisées au Viêt-Nam, comme ailleurs, de terminer leurs études secondaires et de réaliser leurs rêves.

Grâce à un projet soutenu par la Banque mondiale, et exécuté par la Fondation East Meets West, « entre 2010 et 2013, plus de 8 000 élèves défavorisés dans les 12 provinces les plus démunies du nord et du centre du pays ont ainsi pu finir leurs études secondaires, générales ou professionnelles. »

Maintenant, il faut penser à expérimenter dans d’autres pays cette belle initiative que nous saluons, car, comme le rappelle le directeur adjoint à l’éducation pour l’une des provinces vietnamiennes concernées par ce projet, « si on permet aux élèves d’étudier et d’obtenir un niveau d’instruction supérieur, on démultiplie leurs chances de réussite plus tard dans la vie ».

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