Des petites actions de l’enfance et/ou de la jeunesse peuvent-elles insuffler/déterminer le destin ou le futur d’un homme ?

Publié 8 juillet 2014 Avatar Aimé KAZIKA

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Dans l’année 1990, j’avais planté un pommier dans la parcelle. Ce pommier m’a fait rêver beaucoup et j’en ai gardé des bons souvenirs jusqu’à nos jours. A cette période , j’étais en Cycle d’Orientation (CO), je ne connaissais absolument rien de l’agronomie et n’avais aucune passion de pouvoir faire un jour l’agronomie dans ma vie. Ce qui importait pour moi, c’était de pouvoir manger la pomme rouge car j’en raffolais beaucoup et je ne voulais pas en acheter à chaque fois. Mais un jour, j’ai décidé de conserver le noyau de la pomme rouge et de le semer dans la parcelle à côté du robinet car il y avait un peu d’humidité. Les faibles connaissances que je disposais du cours de botanique et des amis me permettaient d’atteindre au moins mon objectif de pouvoir planter mon noyau. Mais qui savait que des petites actions de l’enfance et/ou de la jeunesse peuvent insuffler/déterminer le destin ou le futur d’un homme ? Seul l’avenir qui garde le secret !
Jusqu’en 1999-2000, le pommier ne donnait pas de fruits et mon père s’est décidé alors de pouvoir abattre l’arbre puisqu’il ne donnait pas de fruits. Avec les connaissances acquises à l’université après avoir étudié en profondeur les sciences agronomiques et le cycle végétatif des pommiers comme des mangoustaniers, j’ai expliqué au papa et à mes frères qu’il fallait attendre 7 , 8 voir 10 ans pour donner des fruits, car certaines espèces prennent du temps et il fallait un peu de patience. Mes paroles n’ont pas fini, le mois qui a suivi le plaidoyer, l’arbre a connu la floraison et puis la fructification pour ne donner qu’un seul fruit. Hélas, comme un adage dit souvent, que ce n’est la personne qui a planté l’arbre qui mange le premier fruit, j’ai vu le fruit mais je ne l’ai jamais goutté. Le temps qui a suivi, l’arbre a donné des centaines et des milliers de fruits, jusqu’à ce qu’on ne pouvait tout cueillir le même jour. Ce plaidoyer pour mon pommier avait développé en moi le sens de la patience, de la défense des autres et de pouvoir croire en l’avenir même si l’avenir apparait incertain…Ainsi, j’ai appris à défendre les gens et à développer la passion de l’agronomie. C’est pourquoi dans la vie, il faut accorder à certaines personnes la possibilité car ils peuvent un jour produire des fruits dignes qui peuvent bouleverser l’humanité, ils peuvent développer des talents qui pourront servir à la société. Ne soyons pas pressés de tirer des conclusions hâtives sur certaines faiblesses remarquées chez nos collègues et amis. Un peu de patience, et défendons les gens car ils peuvent encore produire plus.



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