Journal de bord: comment je suis devenue végétarienne pour protéger l’environnement

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Cécilia P
Inscrit le 23 février 2017
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J'ai 7 ans : Ma mère doit me pousser à accepter de manger de la viande. Il y a certaines viandes que je refuse catégoriquement de manger car elles me dégoûtent. Pour les produits laitiers, c'est la même chose.

J'ai 14 ans : Je suis en troisième et je veux devenir végétarienne. La viande me dégoûte de toute façon, alors pourquoi insister ?

Je ne tiens pas bien longtemps car il m'est impossible de trouver des plats sans viande quand je mange en extérieur, et notamment à la cantine.



J'ai 19 ans : Nous sommes en 2015 et je suis en deuxième année de licence. J'ai acquis mon indépendance, désormais c'est moi qui choisis ce que je mange et je ne mange plus que les viandes qui me déplaisent le moins, régulièrement mais pas quotidiennement. Je décide d'arrêter la viande du jour au lendemain. Pas le poisson car j'adore ça et qu'il faut bien combler l'absence de viande, n'est-ce pas ? On m'a toujours répété à quel point les protéines animales étaient importantes…


Pourquoi tout arrêter? Cette époque coïncide avec la période à laquelle ma conscience environnementale, qui était déjà latente depuis quelques années s'est révélée d'un coup. L'élevage des animaux serait plus néfaste pour la planète que les vols d'avion ? Je me dois de faire quelque chose à mon échelle, le changement climatique commence à beaucoup m'inquiéter...


J'ai 20 ans : J'ai entendu parler de ce documentaire « Cowspiracy », que je décide donc de regarder. Deux heures après je suis traumatisée et me questionne : un simple hamburger de chez McDonald's nécessite 2500 litres d'eau à produire. La production de viande bovine a un impact environnemental bien plus important que ce que l'on imagine, et serait même plus important que celui du dioxyde de carbone ? La consommation de poisson mondiale est trop élevée par rapport à ce que nos mers et océans peuvent proposer ?

Ce n'est pas soutenable en termes de ressources mondiales, à ce rythme là, les ressources seront épuisées avant même qu'elles ne puissent se renouveler.

Le film me montre que dans l'état des choses, si rien n’est fait, l'être humain va causer sa propre perte...

Je décide d'accélérer mon engagement et de réduire encore mon impact environnemental. J'arrête le poisson. Je remplace les protéines animales qui me manquent par des protéines végétales (soja, lentilles, pois chiches, etc.) et me porte tout aussi bien. Elles n'étaient donc pas si vitales ces protéines animales !

Ma tâche est facilitée, je suis en échange universitaire au Canada et tous les restaurants proposent au moins une option végétarienne et je peux donc toujours manger avec mes amis, non végétariens, sans les déranger.


J'ai 21 ans : Retour en France. Petite désillusion : il me faut parcourir trois ou quatre restaurants pour trouver une option végétarienne. Il faut croire que la gastronomie française rime difficilement avec végétarien.

Quand j'explique mes raisons à certaines personnes, elles ne sont pas toujours compréhensives, et ne comprennent pas pourquoi « je me prive », et de façon aussi radicale. Je ne prône pas d'être végétarien ou vegan, simplement j'aimerais que certains comprennent que notre consommation de viande et poisson se doit d'être au moins réduite.


Peut être que ce que je fais n'a pas un grand impact à mon échelle personnelle, mais je suis en adéquation avec mes principes.

D'ailleurs, ma plus grande satisfaction reste d'avoir inspiré, en partie au moins, quelques personnes de mon entourage à réduire leur propre consommation de viande, voire à l'arrêter complètement, et ça, j'en suis très fière.







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