L’éléphant en côte d’ivoire : Plus qu’un animal, un emblème national en voie d’extinction

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Prince Konan
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 © Un éléphant dans la forêt de Ouaragahio à Gagnoa (Côte d’Ivoire), KONAN Y. Prince

© Un éléphant dans la forêt de Ouaragahio à Gagnoa (Côte d’Ivoire), KONAN Y. Prince

L’éléphant, le plus grand mammifère terrestre du monde, symbolisant la puissance et la sagesse dans certaines cultures, est l’emblème de la Côte d’Ivoire. Hélas, il est en train de disparaître. La situation des éléphants dans le pays est préoccupante et probablement en train d’empirer, avec la mauvaise gestion de la faune et de la flore.

A combien s’élève la population d’éléphants ? Environ « 876 éléphants dispersés sur le territoire ivoirien. » lien peut-on lire dans le rapport Afrique Elephant Status Report (AESR, 2007) . Qui plus est, l’éléphant de Côte d’Ivoire compte parmi les derniers éléphants de forêt d’Afrique de l’Ouest, une sous espèce en danger selon l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN).

Quelles sont les causes ? Elles sont diverses et variées telles que « la forte hausse du braconnage, qui a débuté il y a une dizaine d’années, et qui est la principale cause du déclin. » de la population d’éléphants, explique l’UICN dans un communiqué. Le braconnage décime la faune ivoirienne et constitue un obstacle majeur à toute étude sérieuse de suivi des différentes populations animales. Ce fléau concerne les grands mammifères à l’instar de l’éléphant, qui est tué pour ses défenses qui alimentent un trafic illégal à l’échelle planétaire, qui pèse plusieurs milliards de dollars.

Le Député-maire de Fresco, M. Alain Lobognon, s’exprimait aussi à ce sujet dans un tweet : « Quand on parle d'un éléphant dans les médias en #Ci225, c'est pour dénoncer les dégâts de l'animal sur des cultures agricoles. » lien, pour dénoncer ce faux procès fait aux pachydermes par les autorités via les médias locaux. Souvenons-nous que dans le cadre de la protection des biens (culture, récoltes, etc.) et des personnes, l’administration (Ministère de tutelle et Préfets) délivre à la demande de la population qui a subi des dommages, des autorisations spéciales de battues des grands mammifères, intégralement ou partiellement protégés, entre autres les éléphants. Ces battues ont constitué dans les années 1970 à 1980 un facteur non négligeable de destruction de la faune. Une étude de la MATA en 1970 estimait à 90 le nombre d’éléphants tués par les battues légales. (D .P .N .-MINAGRA, 1995). Plus récemment, en 2014, le Fonds International pour la Protection des Animaux (IFAW), a déplacé quatre éléphants la forêt de Daloa jusqu’au Parc national d’Azagny pour mettre fin à des conflits réguliers provoqués par les éléphants.

La sensibilisation des populations rurales, l’adoption et l’application de lois plus appropriées sont quelques recommandations qui peuvent contribuer à inverser la tendance. Ne laissons pas notre emblème disparaître car il en va de l’image de la Côte d’Ivoire.





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