La pauvreté : le constat d'une croissance

Publié 23 juillet 2014 Avatar N'Gbandama-Koffi Désirée

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Chomâge.

Chomâge.

Ces dix dernières années, marquées par des crises, la population ivoirienne pour une bonne part est pauvre, très pauvre. La précarité s’est installée de plus bel, la majorité des populations ayant perdu de nombreux biens avec ces crises.

La relance économique amorcée depuis le relèvement de la situation sociale (fin 2011) voit de meilleurs jours. En effet, selon la Banque Africaine de Développement (http://www.afdb.org/fr/news-and-events/article/afdb-cote-divoire-return-under-favorable-economic-recovery-11666/), de 3% en 2010, le taux de croissance s’était dégradé en 2011, tombant à -4,7%. En 2012, la remontée est spectaculaire : 9.8%, avec une inflation maîtrisée à 1,3%.

Mais, est-ce que cette croissance se ressent dans les poches des contribuables ?

L’on observe que de plus en plus, les membres de la classe moyenne et pauvre montrent les signes d’une baisse de ses fonds surtout en zone rurale où depuis 1998, force est de constater une forte paupérisation (http://www.koaci.com/cote-d%E2%80%99ivoire-banque-mondiale-constate-pauvrete-grandissante-zone-rurale-81983.html). Pour cause, les activités économiques ne marchent pas bien, les charges fiscales pèsent sur les populations, le chômage est constant. Il est difficile pour ces personnes de faire face à leurs besoins quotidiens tant leurs moyens financiers sont bas.

Et l’on sait déjà, la pauvreté n’apporte rien de bon dans la mesure où elle porte en elle les germes de la précarité, de la violence mais surtout de l’oisiveté ; ce qui n’est pas pour arranger les conditions sociales déjà touchées.

Il serait important que les autorités compétentes agissent plus dans le sens de la réduction réelle de la pauvreté. Raison pour laquelle, comme on peut le lire sur le site linfodrome.com (http://www.linfodrome.com/societe-culture/15188-lutte-contre-le-chomage-et-la-pauvrete-la-cote-d-ivoire-preconise-l-economie-verte) celles-ci, s’inspirant des résolutions du Sommet terre Rio+20, ont entrepris un projet de création d’emplois verts ; cela afin de lutter contre le chômage. Aussi, il faut voir qu’avec les nombreux chantiers dont la ville d’Abidjan fait l’objet ainsi que d’autres villes de l’intérieur du pays telles que Bouaflé, Jacqueville, la construction d’un système d’adduction en eau potable de Bonoua, débuté en 2012, pour desservir la ville d’Abidjan et ses environs et bien d’autres projets encore, des emplois dans ces secteurs ont été créés. Cela est salutaire.

Cependant, le nombre des chômeurs n’a toujours pas baissé et les emplois dans les secteurs de développement sont quelque peu rares, ce qui est un problème qu’il faut impérativement résoudre. Il est important pour un pays qui veut se développer d’intégrer dans son système éducatif et universitaire des cycles de formation qui forment aux métiers du développement notamment dans le domaine industriel, de mettre plus l’accent sur la pratique dans la formation, d’offrir de façon honnête des bourses d’études aux élèves et étudiants méritants. N’oublions pas aussi l’importance du secteur informel qui génère beaucoup de capitaux, il faut penser à le vulgariser au mieux (le droit OHADA par exemple s’est penché sur la question avec l’intégration de l’entreprenant dans l’Acte uniforme du droit commercial général, la création de la SAS).



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