La problématique des « personnes déracinées » est un (autre) défi du 21ème siècle

Publié 20 juin 2013 no picture Rodrigue Koffi

no picture Rodrigue Koffi Voir le Profil
Inscrit le 9 mai 2011
  • 279 Articles

Il y a aujourd'hui davantage de réfugiés ou de déplacés internes qu'à tout autre moment depuis 1994, la crise en Syrie étant devenue un nouveau facteur majeur de déplacement forcé dans le monde.

Lien: http://www.unhcr.fr/51c08160c.html

A l’occasion de la célébration ce 20 juin 2013 de la Journée mondiale du réfugié, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a invité le public, tout au long de cette dite journée, à se mettre dans la peau d'un réfugié – ne serait-ce que pour un instant – et à se demander ce qu'ils emporteraient s'ils étaient confrontés à cette décision qui change une vie. Sur son site, le HCR explique que cette demande s’inscrit dans la campagne « 1 famille » qu’elle a lancée pour l’édition 2013 de cette Journée mondiale du réfugié. Cette campagne « vise à faire connaître l'impact dévastateur de la guerre et de la persécution sur les familles. Lorsque les familles sont forcées de fuir leur foyer, elles n'ont parfois qu'une minute pour s'échapper. »

Cette campagne est comme une manière de sensibiliser encore plus les uns et les autres aux difficultés et réalités de ces millions de personnes dites « déracinées ». Et en la matière, le contexte actuel est vraiment préoccupant.

Dans le sillage de l’édition 2013 de cette Journée mondiale du réfugié, le HCR a publié un rapport annuel statistique sur les tendances mondiales, intitulé "Displacement – The new 21th century challenge" (Déplacement - le nouveau défi du 21ème siècle, en français). Le présent article, publié sur son site et que nous soumettons à votre lecture attentive, nous dit que le nombre de déracinés est le plus élevé de ces 18 dernières années. Nous y lisons en effet que « fin 2012, plus de 45,2 millions de personnes étaient déracinées, contre 42,5 millions fin 2011.

Ce chiffre comprend 15,4 millions de réfugiés, 937 000 demandeurs d'asile et 28,8 millions de personnes forcées de fuir à l'intérieur des frontières de leur propre pays. »

Ces données sont vraiment inquiétantes, surtout que, comme le rajoute l’article cité, la hausse des personnes déracinées en 2013 du fait du conflit syrien n’a pas été prise en compte dans ce rapport annuel de statistiques.

Mais quel est le profil de ces personnes ? Quels sont les principaux pays d’accueil ? Qu’est-ce qui les pousse sur les routes du départ forcé de leurs lieux de vie habituels ? Que fait le HCR sur le terrain ?

Cet article nous donne des éléments de réponse à ces questions, et sur d’autres, afin de nous aider à comprendre la situation de ces millions de déracinés, des personnes qui « cherchent des hébergements, des moyens de subsistance, quelqu'un qui les écoutera et qui les aidera à guérir leurs blessures », comme le notait Monsieur Antonio Guterres, Chef du HCR, faisant cas de la situation des réfugiés syriens.




comments powered by Disqus

En Savoir Plus