La Voix des Jeunes t'Inspire! "Chaque opportunité est bonne à saisir pour voyager! Sur le terrain, j'ai découvert un autre monde"

Publié 26 juin 2014 no picture @ArDjomakon

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Photo sent by Violaine P.

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Je vous présente Violaine Pierre (24ans), Community Manager de LVDJ (La Voix des Jeunes)

Violaine, Parle-nous un peu de toi… D’où viens-tu et où vis-tu en ce moment ?

Je suis française mais j’habite au Sénégal depuis un peu plus d’un an, et pour encore une semaine.

Selon ta carte de visite, quel est ton titre ?

J’ai plusieurs activités. Depuis un an, je suis Coordinatrice Terrain des Evaluations d’Impact à la Banque Mondiale à Dakar. Je suis aussi Community Manager de La Voix des Jeunes :)

Par ailleurs, j’ai toujours été très intéressée par l’entrepreneuriat, et je travaille actuellement avec une équipe basée à New York pour monter Visit.org, une plateforme qui permettra aux touristes d’entrer en contact avec des communautés locales/ONGs partout dans le monde qui auront des tours à leur proposer.

Que voulais-tu faire dans la vie quand tu avais 10 ans ?

Je voulais être professeur de français !

Donne-nous 10 mots décrivant ta journée de travail typique :

Multiple – Remplie – Réseaux sociaux – Jeunesse – Créativité – Frustrations – Motivation –Réflexion– Découverte – Remise en question

C’est assez paradoxal, cela résulte du fait que j’ai plusieurs activités différentes dans une même journée. J’ai ajouté le mot « frustrations », qui m’est souvent revenu dans mon travail à la Banque Mondiale. Il y a des hauts…. Et des bas !

En quelques lignes, comment es-tu arrivée là où tu en es aujourd’hui ?

J’ai grandi dans le sud de la France, toujours soutenue par ma famille pour me dépasser dans mes études. Après un bac S, j’ai été admise à Sciences Po Paris, où j’ai fait un double cursus en sciences (à Paris VI) et en sciences Sociales. Le fait de faire des mathématiques, de la biologie et de la physique en même temps que de la science politique et de l’histoire m’a permis de garder l’esprit ouvert et de rester curieuse. De manière générale, j’aime bien apprendre ! Lors de ma troisième année d’études, je suis partie en échange universitaire aux Philippines. J’ai adoré ce pays et la gentillesse des Philippins. J’ai fait du bénévolat pour une institution de microfinance, ce qui m’a donné envie de continuer à travailler dans le développement. Après les Philippines, je suis partie 4 mois en stage en Haïti (juste après le séisme). J’y ai découvert le monde de l’humanitaire du haut de mes 20 ans, et ça a été une très grosse claque. J’avais une vision très idéaliste du travail de l’ONU et des ONGs, et sur le terrain j’ai découvert un autre monde, cela m’a beaucoup affectée et découragée. J’ai repris un master en économie, avec une grosse composante de mathématiques, ce qui m’a obligée à beaucoup travailler. J’ai profité d’un stage de recherche pour aller en Inde, chaque opportunité est bonne à saisir pour voyager ! A la suite de mes études, je suis retournée aux Philippines, avec l’envie de monter mon business. Finalement, j’ai décidé de repousser un peu mes projets d’entreprise, et j’ai été embauchée à la Banque Mondiale à Dakar, ainsi que comme Community Manager pour la Voix des Jeunes. Mon parcours est un peu chaotique, je zigzague pour chercher le travail qui me donne envie de me lever le matin. Je me dis qu’après tout, les études ça ne sert qu’à ça : avoir le luxe de pouvoir choisir ce qu’on veut faire de sa vie !

Quel est le plus gros obstacle que tu aies eu à surmonter pour atteindre ta situation actuelle ? Comment cela t’a-t-il permis de grandir en tant que personne ?

Les obstacles que je rencontre sont souvent des obstacles que je me créé moi-même. Je doute, je perds confiance, je m’égare…. ! Mais je pense que c’est très important de se remettre perpétuellement en question, de se chercher pour trouver sa voie. Ça me fait grandir chaque jour dans mon projet personnel et dans qui je suis et qui je veux être. Il y a aussi les obstacles liés à mon âge. Je suis souvent la plus jeune dans mon environnement professionnel. Ça peut être un peu frustrant, mais je préfère en tirer une certaine fierté et montrer que je sais ce que je veux faire dans le cadre d’un poste ou d’un projet qu’on m’a confié, et que ce n’est pas parce que j’ai moins d’expérience que je n’ai pas mon mot à dire, au contraire ma jeunesse m’apporte dynamisme et envie de faire bouger les choses :) !

Qu’as-tu étudié? Quelle a été l'importance de ton choix d'études universitaires par rapport à ta profession aujourd’hui?

J’ai étudié les sciences dures, les sciences politiques, et enfin l’économie. J’ai eu la chance de pouvoir faire des études variées, d’étudier plein de choses différentes, et je pense que ça m’a aidée à développer mon esprit critique, et ça me permet aujourd’hui d’être assez flexible, et de pouvoir tenter ma chance pour des postes/ projets très différents les uns des autres. Mais il y a aussi un grand risque de se perdre et de ne plus savoir vraiment ce qu’on veut faire !

Quelles sont les trois éléments les plus importants pour pouvoir exceller dans ton domaine?

Pour le côté économiste (évaluation d’impact par exemple), je dirais rigueur / détermination / patience. Pour le Community management, notamment avec les jeunes, je dirais créativité / savoir se remettre en question / dynamisme

Quelle est pour toi la chose la plus importante que les gouvernements et/ou les entreprises peuvent faire pour aider les jeunes à se lancer dans leur carrière?

Je pense déjà qu’il faut mettre des jeunes dans les gouvernements ! Je ne me sentirais pas la mieux placée pour parler des maisons de retraite... il faut des gens qui savent de quoi ils parlent ! Je ne dis pas que seuls les jeunes peuvent comprendre leur situation et prendre des décisions les regardant, mais il faudrait quand même qu’ils soient représentés et écoutés ! Ensuite, pour faire court, je pense que les gouvernements doivent : encourager l’entrepreneuriat – mieux orienter les jeunes en les informant sur les débouchés après les différents types d’étude – faire la promotion des filières qui recrutent et qui sont parfois méconnues – encourager l’apprentissage, les visites en entreprise, les stages rémunérés. Pour les entreprises, je pense qu’elles ont un grand rôle à jouer, notamment pour faire connaître leur travail auprès des jeunes, organiser des journées portes-ouvertes, leur permettre de faire des stages intéressants, en tissant des liens avec les universités pour y intervenir et donner des formations (qui seraient complémentaires avec les formations académiques).

Je suppose que tu animeras encore longtemps LVDJ ! Dans ce rôle ou non, pourrais-tu nous dire comment tu vois LVDJ à court, moyen et long-terme ?

Quand je pense à La Voix des Jeunes, je pense tout de suite au mot « potentiel ». C’est un programme qui a un énorme potentiel, à l’image des jeunes qui le font vivre ! Mais notre travail en tant que Community Manager et pour l’équipe dirigeante à New York n’est rien sans les jeunes de la communauté. C’est eux qui nous donnent des idées, qui font grandir le projet, qui nous disent « on voudrait parler de ça, faire ça…. ». Par exemple, récemment, Kenny, un jeune de la communauté, m’a contactée et m’a proposé de créer un groupe Facebook « La Communauté des Jeunes Leaders ». J’ai trouvé l’idée super, et on s’est lancés dans l’aventure ! Donc le programme à court, moyen et long-terme je le vois en grand, je vois du dynamisme, de la créativité, de l’échange. J’aimerais que les jeunes s’approprient le programme, qu’on puisse avoir plus de jeunes actifs sur les plateformes (le site, le Facebook, le Twitter), j’aimerais que des projets concrets puissent naître de rencontres entre les jeunes de la communauté, j’aimerais qu’on puisse organiser des giga rencontres physiques avec des jeunes du monde entier (bon là je suis peut-être un peu ambitieuse :P), j’aimerais que les jeunes eux-mêmes donnent envie à d’autres jeunes de prendre la parole, de devenir des leaders dans leur entourage/communauté/pays, qu’ils leur montrent que c’est possible, qu’ils en ont les capacités, et que ce qu’ils ont à dire mérite d’être entendu. J’ai des idées plein la tête, ainsi que le reste de l’équipe LVDJ, et je sais que tous les jeunes de la communauté aussi ! Donc ça promet de belles choses !

Oui, on peut croire que ça en promet. Alors, quelques mots pour les jeunes dans leur recherche de leur vocation ou de leur métier idéal?

Tous les jeunes que je rencontre actuellement virtuellement ou physiquement m’impressionnent, je crois que notre génération a vraiment envie de faire bouger les choses, il y a une volonté de changement impressionnante ! Les technologies de l’information sont des outils formidables pour arriver à nous faire entendre, alors je pense que nous devons tous saisir cette chance. Je ne pourrai pas être très convaincante dans les conseils de recherche de vocation car je cherche encore la mienne à tatillons mais je pense justement que la vocation ce n’est pas quelque chose qu’on découvre un beau matin et qui tombe du ciel, c’est quelque chose qui évolue, qui se construit, qu’on découvre au fil des expériences. Mes conseils seraient donc : soyez curieux, ayez envie de découvrir les autres et le monde, croyez en vos rêves car ce sont eux qui vous apporteront succès et bonheur, et foncez !!!!


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