La Voix des Jeunes t'inspire! "J'ai décidé de passer de l'indignation passive à l'action positive"

Publié 30 août 2013 no picture

Inscrit le 27 mars 2013
  • 93 Articles

Nom : Boris MARCEL

Age : 26 ans

Ville, Pays : Paris, France

D’où viens-tu et où vis-tu en ce moment ?

Même si j’ai pas mal déménagé étant petit, je viens de Bretagne, et plus précisément d’une cité corsaire appelé Saint-Malo. Actuellement je vis à Paris mais plus pour très longtemps.

Selon ta carte de visite, quel est ton titre ?


Mon titre est « chargé de mission », ce qui veut tout et rien dire :)

Que voulais-tu faire dans la vie quand tu avais 10 ans ?

Quand j’étais petit je voulais être Archéologue pour comprendre le monde, et espion pour voyager et être au courant de comment fonctionne véritablement la société.

Donne-nous 10 mots décrivant ta journée de travail typique :

Engagement – passion – recherche – plaisir – espoir - Communication – partenariat – projets – Impact positif - Fun


En quelques lignes, comment es-tu arrivé là où tu en es aujourd’hui ? Cite les étapes importantes de ton parcours.

Pendant mes études d’école de commerce, je sentais que tout ce que l’on m’apprenait ne pouvait pas être une fin en soi mais plutôt un moyen d’agir. J’ai donc réfléchi à ce qui pouvait véritablement me rendre heureux, afin d’être plus efficace et de mieux utiliser mes compétences. Deux choses sont ainsi ressorties: le fait de rendre les gens plus heureux (à travers le social, l’humanitaire, etc) et le fait de faire découvrir la culture (car l’art et notamment la musique peut être, à mon sens, ce qui rentre le mieux en résonance avec des émotions positives). J’ai ainsi décidé de travailler sur l’organisation d’événements promouvant des valeurs humanistes et j’ai travaillé pendant deux ans pour une association qui va dans ce sens. Pendant ces deux ans, j’ai découvert et approfondi mes connaissances dans ce qui à mon sens peut véritablement améliorer notre société. Et c’est ainsi que j’ai découvert l’économie sociale et solidaire, le développement durable, la solidarité internationale, l’entrepreneuriat social, etc. Depuis pratiquement un an, je travaille pour le programme Jeun’ESS où j’ai beaucoup de libertés dans mon travail. En effet, ma direction m’a donné carte blanche pour parler d’économie sociale et solidaire auprès des jeunes et c’est ainsi que j’ai pu créer Say Yess. L’idée de ce média est de traiter les sujets qui intéressent les jeunes, de les aider et de les outiller pour leur permettre de s’investir dans l’ESS (Economie Sociale et Solidaire).

Quel est le plus gros obstacle que tu aies eu à surmonter pour atteindre ta situation actuelle ? Comment cela t'a-t-il permis de grandir en tant que personne ?

Tout au long de mes études, j’avais parfois l’impression d’être « différent » car je n’arrivais pas du tout à travailler si cela ne me passionnait pas. Par ailleurs j’avais un sentiment très fort d’indignation et de colère face à l’injustice quotidienne de ce monde. J’ai donc parfois eu du mal à me motiver dans un environnement où la finance reste la matière la plus reconnue...mais j’ai surmonté cela en suivant mon intuition et en décidant de passer de l’indignation passive à l’action positive. J’ai énormément travaillé sur les sujets qui me plaisaient et j’ai concentré mes efforts sur ce qui pouvait, à mon sens, changer notre société. Par ailleurs, je m’aperçois que même les écoles de commerce commencent à évoluer dans le bon sens et à enseigner des matières comme l’entrepreneuriat social.


Qu’as-tu étudié? Quelle a été l'importance de ton choix d'études universitaires en rapport à ta profession aujourd’hui?

Outre l’école de commerce ou j’ai étudié les matières classiques de business, je dois avouer que mon principal outil fut internet. Lorsque l’on commence à bien maitriser la veille, les réseaux sociaux ou ce que l’on appelle l’intelligence économique, on peut réellement trouver tout ce que l’on veut !! C’est donc grâce à internet et aux multiples événements auxquels j’ai participé que j’ai pu acquérir une double compétence « recherche-action ». J’ai étudié de très nombreuses matières et sujets sociétaux. C’est ainsi que j’ai acquis une connaissance suffisante pour être recruté dans le poste que j’occupe actuellement. Par ailleurs, je continue à faire de la recherche-action et vais prochainement postuler à un doctorat en innovation sociale.

Quels sont les trois éléments les plus importants pour pouvoir exceller dans ton domaine?

Je dirais être passionné et optimiste, avoir un vision « grand angle » des choses en prenant du recul, et toujours vouloir acquérir des compétences supplémentaires.

Quelle est pour toi la chose la plus importante que les gouvernements et/ou les entreprises peuvent faire pour aider les jeunes à se lancer dans leur carrière?

Je pense qu’il ne faut pas juger et laisser, au départ, la place à l’introspection et à la recherche de ce qui peut faire vibrer le jeune. Ensuite, il faut lui donner confiance en lui tout en lui donnant les moyens de comprendre par lui-même le monde qui l’entoure. Ce n’est que par une motivation à tout épreuve et un sens d’analyse aigu que « le jeune » pourra faire de grandes choses.

Sur une note plus légère, parle-nous de ta journée la plus étrange ou la chose la plus étrange que tu aies eu à faire au travail?

Les journées qui m’ont semblé être les plus étranges au premier abord ont ensuite été parmi celles qui m’ont le plus servi. En effet, lorsque je travaillais en apprentissage pour diverses associations, mon principal financeur était un cabinet de formation spécialisé dans le développement personnel. Celui-ci m’a gracieusement offert une formation sur plusieurs jours, en groupes et en campagne. Quand je suis arrivé nous avons commencé à faire des choses que je considérais comme sectaires ou « new age » : travail sur l’égo, sur les mécanismes de domination, sur les automatismes du à l’enfance, etc. Bien que je partais avec un a priori négatif, cela m’a permis de me connaître beaucoup mieux et de comprendre certains mécanismes sous-jacents qui se répétaient chez moi et qui étaient parfois contre-productif. Aujourd’hui, et grâce à cette formation, j’essaie de m’améliorer au jour le jour en faisant un travail d’introspection et en suivant la célèbre phrase de Ghandi « soit le changement que tu veux voir dans le monde ».


Quelques mots pour les jeunes? Quel est le meilleur conseil à leur donner dans leur recherche de leur vocation ou de leur métier idéal?

Si aucun travail n’est disponible, inventez-le !! Cherchez ce qui peut véritablement vous apporter du bonheur et c’est la chose que vous ferez le mieux ! Faites preuve de recul et de discernement pour trouver les voies vous permettant d’y parvenir et lancez-vous ! Voyez chaque échec comme une marche de plus à gravir vers la réussite. Trouvez une opportunité dans chaque problème et pensez à ce qui pourrai véritablement apporter du positif à la société. La où l’on apporte que du positif, il y a souvent de la demande...


économie sociale et solidaire entrepreneuriat




comments powered by Disqus

En Savoir Plus