La Voix des Jeunes t'Inspire! "Tout a changé depuis que j’ai compris qu’il faut vivre mon rêve au lieu de rêver ma vie"

Publié 14 mai 2014 no picture

Inscrit le 27 mars 2013
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Nom : Mahugnon Serge Djohy

Age : 25

Ville, Pays : Praia, Cap-Vert

D’où viens-tu et où vis-tu en ce moment ?

Je suis né à Abomey au Bénin et je vis actuellement à Praia au Cap-Vert pour des raisons d’études et de travail.


Selon ta carte de visite, quel est ton titre ?
Je suis Expert en Développement Durable, Spécialiste des questions d’Economie et de Politiques d’Adaptation aux Changements Climatiques, je suis Co-fondateur de l’ONG « Better Life », une organisation en charge des questions de Sociétés, d’Environnement et de Développement au Bénin. Je suis Directeur Pays Cap-Vert à IDEAS For Us, Inc. et Fondateur du groupe R3DA (Référentiel Dynamique pour le Développement Durable en Afrique). Enfin, je suis Consultant Junior en Intégration Régionale Durable en Afrique à l’Institut de l’Afrique de l’Ouest (IAO), basé à Praia au Cap-Vert, où je travaille pour l’inclusion des jeunes dans le processus de l’intégration en Afrique de l’Ouest.

Que voulais-tu faire dans la vie quand tu avais 10 ans ?

Je voulais être un grand joueur de Football. Mais la famille n’était pas prête pour ce job. Mais déjà à 15 ans, les choses ont changé, j’avais compris que mon avenir n’est pas dans le Football et je pensais déjà à devenir un Ingénieur Agronome, telle était devenue la chanson que fredonnais à tous ceux qui voulaient en savoir plus sur ma carrière envisagée.

Donne-nous 10 mots décrivant ta journée de travail typique :

Prière ; Planning ; Repas ; Travail ; Communication ; Recherche ; Rêve ; Persévérance ; Résolution ; Bilan


En quelques lignes, comment es-tu arrivé(e) là où tu en es aujourd’hui ? Cite les étapes importantes de ton parcours.

La situation initiale : Né dans une famille pauvre et dans un environnement hostile au changement, j’ai inconsciemment passé les 15 premières années de ma vie sans vision aucune, faute d’orientation. J’avais donc 99% de chance d’échouer dans ma vie. Mais je bénis ici ma chère Maman, qui malgré sa situation financière, s’est battue pour que je puisse rester à l’école, à un moment où je ne savais pas grande chose.

L’élément modificateur (j’ai fais un rêve) : Tout a changé depuis que j’ai compris en 2005 qu’il faut vivre mon rêve au lieu de rêver ma vie. J’ai pris alors la résolution de briller et d’aller le plus loin possible.

La suite des actions : Après mon Bac Scientifique (Série D) en 2008, alors que je voulais m’inscrire à l’école d’agronomie pour réaliser mon rêve d’ingénieur agronome, la capacité financière de mes parents ne m’a pas permis de réaliser ce projet. J’ai dû, après les conseils et recherches personnelles, m’inscrire doublement à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) et à la Faculté de Droit et Science Politiques (FDSP) de l’Université de Parakou (Bénin). Les défis sont grands, mais pour arriver au bout de mes rêves, je ne me suis jamais laisser décourager. Chaque Obstacle, était et reste pour moi une nouvelle opportunité à saisir. Résultats, j’ai terminé et soutenu mes deux maitrises en « Economie et Fiance Internationales » et en « Science Politique et Relations Internationales » de 2008 à 2012.

Quel est le plus gros obstacle que tu aies eu à surmonter pour atteindre ta situation actuelle ? Comment cela t’a-t-il permis de grandir en tant que personne ?

Le plus grand obstacle pour moi était et demeure l’environnement dans lequel j’ai grandi et dans lequel je continue de vivre. En effet, vous êtes parfois mal vu, découragé, vu comme un orgueilleux, parce que vous avez décidé de penser, de voir et d’agir pas comme les autres. Face à cette situation, la pensée de René Char m’a souvent réconforté, je cite : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. ».


Qu’as-tu étudié? Quelle a été l'importance de ton choix d'études universitaires par rapport à ta profession aujourd’hui?

Je pense que le monde d’aujourd’hui a plus besoin de polyvalents. J’ai alors choisi de me conformer à la réalité du marché en faisant un double Masters en « Economie et Finance Internationales » et en « Science Politique et Relations Internationales ». Actuellement, je fais une spécialisation en « Dynamiques et Politiques Internationales : Gestion Environnementale et Relations Internationales ».

En tant qu’économiste et Politiste de base, et étant intéressé par les questions d’environnement et de changement climatique, j’ai choisi de m’orienter dans l’économie de l’adaptation aux changements climatiques. C’est ainsi que j’ai réalisé une consultation de 2012 à 2013 en Politiques d’Adaptation aux changements climatiques avec le programme ACCFP (African Climate Change Fellowship Program), basé à Dar Es Salam en Tanzanie. Ces formations que j’ai reçu m’ont aussi inspiré dans les différents travaux que j’ai réalisé avec le LARES (Laboratoire d’Analyse Régionale et d’Expertise Sociale) et aussi avec l’IAO (Institut de l’Afrique de l’Ouest).

Quelles sont les trois éléments les plus importants pour pouvoir exceller dans ton domaine?

L’Ambition, le Travail et l’Esprit de Solidarité. Je pense pour être un Expert en Développement Durable, il faut avant tout être motivé par les questions de développement et de Solidarité Régionale et Internationale. Secundo, il faut travailler et travailler avec persévérance et détermination. Tertio, l’esprit de solidarité, car la question de développement durable est l’affaire de tous, c’est notre défi commun.

Quelle est pour toi la chose la plus importante que les gouvernements et/ou les entreprises peuvent faire pour aider les jeunes à se lancer dans leur carrière?

- Adapter les programmes d’éducation et la formation aux exigences du marché de l’emploi, c'est-à-dire former pour le marché ;

- Créer un fond d’appui aux « Start up », les entreprises en pré-démarrage ;

- Former les jeunes à l’entrepreneuriat et les orienter dans les secteurs d’emploi vert.

Quelques mots pour les jeunes? Quel est le meilleur conseil à leur donner dans leur recherche de leur vocation ou de leur métier idéal?

Rien n’est impossible à celui qui croit. Mais à quoi faut-il croire? Pour mon cas, je travaille comme si tout dépend de moi et je prie comme si tout dépend de Dieu. Ensuite, les jeunes doivent savoir qu’il est nécessaire d’entreprendre pour espérer et de persévérer pour réussir. « Ce n’est pas la force, mais la persévérance, qui fait les grandes œuvres » dixit Samuel Johnson. Enfin, nous devons croire comme Sénéque que « Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles ». Alors cher(e)s ami(e)s, marchons ensemble, avec persévérance, entêtement, ténacité, volonté, acharnement, résolution, détermination, patience, fermeté et imagination. Et voilà, nous réaliserons de plus grands rêves.




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