Luttons tous à travers l'écriture!

no picture Lycéenne
Noémie Da Costa
Inscrit le 9 août 2017
  • 3 Articles
  • Age 15

Crédit photo: Pixabay

Crédit photo: Pixabay


J'ai décidé d'écrire cet article comme ça, un peu sur « un coup de tête ». Je n'ai pas réfléchi longtemps, je savais juste que je voulais et que j'avais besoin de l'écrire. Bien sûr, il a fallu un élément déclencheur. Ce besoin s'est principalement manifesté lorsque j'ai lu pour la première fois les articles des autres stagiaires sur « La Voix des Jeunes ». Nos articles, à nous, les jeunes adultes et adultes qui avons décidé que non, nous n'étions pas trop jeunes pour élever nos voix contre les injustices. Contre la violence. Pour la paix et l'unité. Et que même si nous n'avons, pour certains d'entre nous, pas encore atteint la majorité, nous avons le droit de dénoncer et de donner notre avis sur le monde dans lequel nous vivons tous ensemble.


Parce que l'écriture n'est pas seulement réservée « aux anciens » comme certains jeunes peuvent le penser. L'écriture, ce n'est pas seulement les vieux bouquins poussiéreux aux pages jaunâtres que l'on trouve dans la vieille bibliothèque municipale. Elle n'est pas non plus seulement destinée qu'aux mémoires de nos politiciens. Elle est pour nous tous. Nous pouvons tous nous l'approprier et crier sur le papier tout ce que nous n'osons pas crier devant les foules. L'écriture nous libère, soigne nos maux, nous fait rire, parfois pleurer, mais pas seulement. Elle peut-être un guide, une lumière à suivre.


J'ai eu la chance de pouvoir exercer cette liberté d'expression dont on nous parle tant, mais dont on n'ose parfois pas user. J'ai eu la chance de pouvoir élever ma voix, de la faire entendre, ne serait-ce qu'à une dizaine de personnes. Mais une dizaine, c'est déjà ça. J'ai pu, sans contraintes ni restrictions dénoncer et défendre des causes qui me sont si chères. Est-ce que j'aurais osé sans ce stage ? Probablement pas. Est-ce que j'aurais pu pointer du doigts les harceleurs, à l'école, et leur crier tout ce que je pensais réellement d'eux ? Impensable. Et pourtant, j'ai pu crier tout ce que j'avais à crier. J'ai inscrit mon indignation sur des feuilles de papier vierge, et l'effet a certainement été le même que si j'avais crié pour de bon.


Et je ne suis pas la seule. D'autres ont fait mieux. Des exemples frappants, comme Malala Yousafzai, cette jeune pakistanaise, prix Nobel de la Paix, qui, depuis plusieurs années a inspiré des milliers de jeunes filles à travers le monde et milite pour le droit à l'éducation des filles. Pourtant, dans son pays, elle est menacée de mort par les extrémistes. Mais ça ne l’a jamais arrêté. Comme Malala, « Je crois au pouvoir et à la force des mots ». Nous pouvons tous suivre son exemple, et choisir à notre tour de faire une différence. Nous pouvons tous saisir un crayon, une feuille de papier ou même un ordinateur pour nous battre. Nous battre contre la violence, nous battre contre les injustices, à notre échelle. Parce que nous bénéficions de cette liberté d'expression que certains désirent tant, luttons. Ne restons pas silencieux. Lâchons nos armes et empressons nous de faire couler l'encre, pas le sang.



Sources:

https://www.malala.org/








comments powered by Disqus