Michelle Bachelet – "Notre siècle ne peut tolérer ces fléaux de l’humanité que sont la discrimination et la violence envers les femmes et les filles"

Publié 8 mars 2013 no picture Rodrigue Koffi

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Depuis ses origines au vingtième siècle dans les mouvements ouvriers en Amérique du Nord et en Europe, la Journée internationale de la femme a bien évolué et revêt aujourd’hui une importance plus grande encore. « Le mouvement international croissant en faveur des femmes, qui a été renforcé par les quatre conférences mondiales des Nations Unies sur les femmes, a contribué à faire de cette commémoration un point de ralliement pour mobiliser le soutien en faveur des droits des femmes et de la participation de ces dernières à la vie politique et économique », peut-on lire sur le site de l’ONUFemme, l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. UNI134148.jpg

Pour l’édition 2013 de la Journée internationale de la femme, célébrée ce vendredi 8 mars comme chaque année, les Nations Unies ont choisi le thème suivant : « Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes. »

Dans son message à l’occasion de la célébration de cette journée, le Secrétaire générale des Nations Unies, Monsieur Ban Ki-moon, rappelle l’actualité de cette thématique de la lutte contre les violences contre les femmes et les filles. « *Une jeune femme est morte à la suite d’un viol en réunion. écrit-il. Une autre s’est suicidée pour échapper à la honte qui aurait dû être celle de ses bourreaux. On a tiré à bout portant sur des adolescentes qui avaient osé revendiquer le droit d’aller à l’école.

Ces atrocités, qui ont à juste titre provoqué une vague d’indignation mondiale, ne sont que l’une des facettes d’un problème bien plus vaste que l’on retrouve dans presque toutes les sociétés et tous les domaines de la vie.* »

A son niveau, Madame Michelle Bachelet, Directrice Exécutive de l’ONUFemme, exprime « à la fois un message d’espoir tout comme un message d’indignation. »

En effet, « la prise de conscience et les actions en faveur des droits de la femme progressent. Cette conviction que "Trop c’est trop" gagne du terrain chaque jour. Je suis indignée que les femmes et les filles soient régulièrement victimes de discrimination, de violence et d’exclusion. Mon message est simple : Trop c’est trop », affirme-t-elle dans un message audiovisuel. Et pour réaffirmer cette indignation, Madame Bachelet ajoute que « notre siècle ne peut tolérer ces fléaux de l’humanité que sont la discrimination et la violence envers les femmes et les filles. »

En 2013 en effet, la violence envers les femmes et les filles demeure un phénomène très préoccupant. Les statistiques révélant qu’une femme sur trois en est victime (mutilation génitale, violence au sein de la famille, viol et traite par exemple). Mais des communautés, en plus des Nations Unies, sont fortement engagées dans la bataille contre ce mal.

Ainsi, en plus des actions quotidiennes des personnes et organisations engagées sur le terrain, certaines initiatives ont été lancées pour donner un peu plus de visibilité à cette lutte. C’est le cas des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre qui se situent chaque année entre la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (le 25 novembre) et la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme, le 10 décembre. Le Secrétaire Général des Nations Unies a également lancé la campagne "Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes" qui a pour but de mobiliser les gouvernements, les organisations internationales, les groupes de la société civile, les médias et les citoyens ordinaires.

Et dans son message, Monsieur Ban Ki-moon a affirmé que « les décisions que nous prendrons cette année doivent être à la mesure de notre indignation. » Cela tombe bien, en ce sens que la célébration de le Journée internationale de la femme 2013 coïncide avec la 57e session de la Commission de la condition de la femme, qui est la plus grande instance des Nations Unies consacrée à la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Et à cet effet, Madame Michelle Bachelet rappelle qu’ « il ya 10 ans, les pays ne sont pas parvenus à un accord. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas permettre à nouveau un désaccord ou de l’indécision ; cela nous empêchera d’accomplir les progrès si nécessaire en faveur des femmes du monde entier. Soyons donc unis dans notre volonté d’adopter des lois et des politiques fortes et luttons ensemble pour leur application efficace.»

© UNICEF/MLIA2012-00875/TANYA BINDRA - MALI, 2012 ©Image ONUFemme




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