Mines antipersonnel: quand la guerre ne s'arrête plus

Publié 4 avril 2013 User_image_bg Violaine Pierre


En ce 4 avril, la journée de sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte antimines de l'ONU permet de mettre en lumière la nécessité de continuer le combat contre ce type d'armes, le plus lâche, sournois et injuste de tous.

Alors même qu'un accord de paix peut-être signé, arrêtant le conflit, les mines, elles, continueront de tuer. Et qui tuent-elles? On estime que 76% des victimes sont des civils, dont presque la moitié sont des enfants. Dans le monde, toutes les deux heures, les mines font une victime.

Face à la dangerosité sans fin de cette arme (certaines mines jugées encore dangereuses ont été déposées il y a plus de 50 ans), deux traités internationaux ont été signés, l'un contre l'utilisation des mines à Ottawa en 1977, et l'autre contre les bombes à sous-munitions à Oslo en 2008. Cependant, certains pays n'ont pas ratifié le traité, comme les Etats-Unis ou encore la Russie. Il faut que ces pays prennent leurs responsabilités et s'engagent fermement à combattre l'utilisation des mines en signant ces traités!

En 2012, la Syrie a été le seul pays a utiliser les mines comme arme de combat, les effets seront désastreux pour une population déjà en proie à de violents conflits. Contre les mines, que peut faire la communauté internationale? En déminant, en éduquant aux risques liés aux mines, en assistant les victimes, en détruisant les stocks, et en faisant la promotion des instruments juridiques internationaux, L'ONU, ainsi que des ONGs telles qu'Handicap International, tentent d'agir pour éviter que les mines ne fassent plus de victimes.

La lutte antimines, ce n'est pas un combat terminé, mais la baisse des victimes lors des 10 dernières années indique que nous sommes sur la bonne voie!




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