Mon jean? Pas si durable que ça...

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Cécilia P
Inscrit le 23 février 2017
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Savez-vous d’où viennent vos vêtements et comment ceux-ci sont-ils produits? Que pensez-vous qu’il advienne de ces vêtements dont vous ne vous servez plus?

Beaucoup de gens font attention à la provenance de ce qu’ils mangent, en revanche, il semble que ceux qui se soucient de la provenance de leurs vêtements soient moins nombreux. Mais que deviennent les vêtements dont on se débarrasse quand on n’en a plus besoin ou que l’on n’en veut simplement plus? Nous n’avons pas vraiment de moyens de le savoir.


En France, chaque habitant achète en moyenne 11 kilos de vêtements par an, soit 600 000 tonnes de textiles qui sont mis en vente sur le marché chaque année. Or, sur ces 600 000 tonnes, seulement 150 000 tonnes, soit 25%, sont récupérées, et seules 60% d’entre elles sont réutilisées, tandis que seulement 20% sont recyclés. (Source: Consoglobe)


Sur l’étiquette d’un t-shirt, d’une chemise ou d’un jean, on a plus tendance à regarder le prix que l’origine ou même la matière qui composent le vêtement. Il est vrai qu’il est toujours plus agréable de voir un prix peu coûteux, notamment dans ces grandes chaînes de magasins, que l’on appelle des magasins de “fast fashion”, dont le but est de vendre des produits à prix peu élevés mais qui ne sont pas destinés à être conservés d’une saison sur l’autre par l’acheteur. En somme, la fast fashion est radicalement à l’opposé de tout ce qui est durable. Les prix bas laisseront entendre que des économies ont été faites sur la production, avec un impact environnemental et humain pouvant être très néfaste (on se rappelle du drame du Plaza Rana au Bangladesh en 2013, l’effondrement d’un immeuble qui abritait plusieurs ateliers de confection travaillant pour ce type de marques de vêtements, causant la mort de plus de 1 000 personnes).


Ce type de production a pour objectif de pousser à l’achat, puisque ces magasins proposent en permanence de nouveaux produits pour pas cher, ce qui conduit nécessairement à de la surconsommation: combien de ces t-shirts restent au fond du placard après avoir été utilisés quelques fois? Combien sont jetés en pensant qu’ils seront recyclés?


Si l’on se soucie de l’environnement, alors on privilégiera la philosophie du “slow wear”, qui est celle d’acheter moins, mais acheter mieux, en faisant attention aux provenances des produits, aux matières utilisées, etc., ce qui ne coûte pas forcément plus cher, puisque cela revient également à acheter moins, mais plus durable.


J’ai depuis l’année dernière commencé à adopter ce mode de vie. J’ai toujours beaucoup aimé la mode et les vêtements et il est vrai que cela peut être très tentant d’acheter une jolie robe, un joli pull pour pas cher. Mais quand j’ai commencé à me soucier de plus de plus de l’environnement, j’ai commencé à chercher ce que je pouvais faire, et j’ai appris à quel point l’industrie textile était nocive pour l’environnement. Depuis, je n’achète plus de vêtements sauf si j’en ai réellement besoin, auquel cas je cherche cet article en particulier, et je fais attention aux matières, aux provenances… si bien que je consomme beaucoup moins, et mieux.




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