Notre jeunesse doit être une jeunesse de révolutionnaires et non de révoltés.

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Sadrak Ange Seleck
Inscrit le 3 octobre 2017
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Je me pose toujours la question de savoir à quand le prochain Charles Atéba Eyené au Cameroun? Pour moi il s'agira d'un individu pas seulement bavard mais aussi charismatique, franc et crédible, qui saura captiver l'attention des populations, convaincre l'opinion et drainer les foules. Un vrai Leader!

Voici l'un des malaises de la jeunesse camerounaise. Elle souffre d'un manque de leaders qui auraient catalysé son dynamisme, tutoyé le gouvernement sur la table du débat républicain. Des leaders capables de mener le combat pour l'amélioration de vie des populations locales.

La jeunesse camerounaise pouvait profiter de la diversité culturelle pour s'organiser dans les 10 régions du Cameroun et impulser le développement à partir des régions aux travers de leurs activités citoyennes.

Que ce soit en Chine, en Indonésie, en Amérique latine, aux Pays-Bas et même en Afrique, les groupements de jeunes sont toujours apparus à l'avant-garde des combats politiques. L'apport de la jeunesse est la condition indispensable de tout progrès politique ou social. Il ne suffit pas seulement de s'asseoir derrière un clavier et de critiquer le gouvernement à longueur de journée. Non ! Notre jeunesse doit être une jeunesse de révolutionnaires et non de révoltés, car les jeunes ont été au coeur de plusieurs révoltes au Maghreb (Printemps arabe), en Côte-d'Ivoire, en Centrafrique et nous savons tous quelles en ont été les conséquences.

La jeunesse se doit d'être active et participative au développement des communautés, car la jeunesse d'aujourd'hui présidera aux destinées de la nation demain, raison pour laquelle elle doit prendre conscience de cet enjeu et assurer une relève de qualité dès aujourd'hui. C'est la seule condition pour espérer mieux faire que nos aînés dont nous critiquons la gestion actuelle du pays. La succession des générations et leur opposition fatale sont d'après moi aussi utiles que la transmission de certaines valeurs et connaissances essentielles d'une génération à l'autre.

Je propose ainsi que, la jeunesse camerounaise, au-delà des préjugés et autres considérations ethniques, s'unisse et multiplie des rencontres citoyennes, des débats scolaires et universitaires, des causeries populaires dans les villes et villages du Cameroun afin d'éduquer les masses, initier et soutenir les projets de développement au niveau local, promouvoir le Made in Cameroun, participer aux débats politiques comme acteur et non observateur en aspirant aux postes politiques, lutter pour le changement des mentalités, la bonne gouvernance et l'industrialisation du pays.

Le Cameroun n'a pas besoin d'une révolte, mais d'une révolution qui prendra en compte notre histoire et toutes les règles sociétales. Si toutes les parties du Cameroun, notamment le South-West et le North-West avaient de vrais leaders dans les rangs des jeunes, je pense que la crise anglophone n'aurait pas connu autant de dérives. Il en est de même pour la région de l'Est-Cameroun qui manque de leaders jeunes capables de porter hauts les revendications légitimes d'un peuple victime d'une injustice sociale criarde depuis des décennies, croupissant dans une misère absolue pendant que ses ressources naturelles sont pillées et exploitées par le gouvernement, ceci sous le regard complice de l'élite locale.

L'urgence d'une jeunesse engagée est donc signalée, une jeunesse qui sera en première ligne, poussée par son besoin d'absolue, son désir de changement, son courage et son dynamisme. Une jeunesse qui sera surtout le principal moteur de l'Histoire du Cameroun et non un instrument aux mains de meneurs habiles qui exploiteront à leur profit, ses qualités et ses défauts.







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