Oana Pârvan- le bonheur dans une bulle de savon

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Andreea-Cezara Pletea
Inscrit le 17 novembre 2015
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Oana. La personne la plus gaie que je connaisse. La plus optimiste, la plus aimable. Celle qui se réjouit même d’être enrhumée et se chouchoute au lit avec des éclairs au chocolat et du thé. J’ai rencontré Oana il y a deux ans, lorsqu’elle était venue à l’école parler d’un projet de bénévolat dont je faisais déjà partie. Elle ne m’avait jamais vue avant, mais elle m’a fait un grand sourire, tellement grand que j’ai répondu à son bonjour avec quelques secondes de retard. Son sourire m’avait interloquée, ça faisait longtemps que j’en avais vu un aussi vrai et aussi sincère. Et puis j’ai découvert qu’elle-même était comme ca, vraie et sincère.


Si on va sur ton profil facebook, on a l’impression de se perdre parmi toutes ces photos de tes activités. Que fais-tu exactement?

Je suis quelqu’un de joyeux et je me réjouis de plein de choses à partir du moment où je me réveille, jusqu’à ce que je m’endorme. C’est ça, mon activité principale, me réjouir, j’essaye de suivre mon cœur dans tout ce que je fais, même si je peux avoir l’air d’un cliché. Du point de vue professionnel, ça fait quelques années que je fais du marketing et des relations publiques. À côté, j’essaye d’être une inspiration pour mes amis et mes connaissances et je les encourage à se réjouir de belles petites choses dans leur vie, à faire de bonnes actions. Et mes idées à propos de ça se trouvent sur la page “Grégoire l’escargot” (“Grigore melc”).


D’où vient l’idée du petit escargot Grégoire qui fait des bonnes actions?

Grégoire est né pendant une pause entre deux boulots, quand je me suis rendue compte à quel point les petites choses dans nos vies sont importantes, elles embellissent nos journées et on devrait plus se concentrer là-dessus. J’ai commencé à écrire sur la page de Grégoire l’escargot afin de partager avec mes proches les choses qui me rendaient heureuse et le bonheur que je ressentais quand je faisais des bonnes actions. Au fur et à mesure la page s’est développée et moi j’essaye, aidée par l’escargot, d’inspirer le plus de gens possible à faire du bien.


Tu inspires les autres, mais où puises-tu ton inspiration?

Depuis toujours j’ai aimé aider les gens, je ne sais pas quelle est ma motivation dans cette direction, peut-être la joie que je ressens quand je sais que j’ai embelli la journée de quelqu’un. C’est une satisfaction que rien d’autre ne me procure, savoir que j’ai donné un coup de main, que j’ai fait du bien à quelqu’un. Sans rien attendre en retour. Moi je crois énormément dans les petits changements que chacun d’entre nous peut faire au sein de la communauté et je pense que le respect et l’attention portée à son prochain représentent tout ce dont nous avons besoin pour que nos journées se passent bien, et que nous, les hommes, soyons heureux. En fin de compte, c’est ce que nous recherchons tous.


Que penses-tu des adolescents d’aujourd’hui?

Les adolescents? Formidables! J’ai eu l’opportunité de rencontrer un très grand nombre de jeunes quand je coordonnais un projet de bénévolat, et les leçons que j’en ai tirées ont été nombreuses. Les jeunes savent qu’ils peuvent tout faire et ils font vraiment des pas dans cette direction, ils font du bénévolat, du théâtre, ils chantent, ils sont photographes, ils écrivent, ils font que les choses se passent vraiment. Et puis ils ont une énergie incroyable, j’ai eu trop de chance! Je suis restée en contact avec beaucoup d’entre eux.


À chaque fois que je vois tes posts sur les réseaux sociaux, je m’arrête, je lis et je souris! Pourrait-on dire que tu regardes la vie à travers des lunettes roses?

Je suis une personne très gaie et je ne perds pas trop mon temps à penser à des choses négatives. J’ai aussi mes moments de tristesse, mais ça me semble normal, nous devons pas forcer les choses et je ne suis pas d’accord avec les slogans qui disent qu’il faut être toujours heureux. C’est tout à fait normal d’avoir aussi une moins bonne journée. Le bonheur doit être ressenti et non pas forcé, et si tu es triste, ce n’est pas grave. Tu peux en parler à un ami, tu peux lire une poésie. J’ai la chance d’avoir à côte de moi des gens incroyables et d’être en bonne santé et sinon, j’ai pas besoin de beaucoup de choses pour être heureuse.


Qu’est-ce qui t’a fait rire aux larmes ces derniers temps?

Je suis sortie avec des amis récemment et en quittant la soirée avec deux amies, nous nous sommes rendues compte qu’on avait toutes les trois oublié nos affaires. Mais on n’avait pas oublié de prendre chacune une tranche de cheesecake! Ce fut le meilleur moment de la soirée, trois amies, un énorme fou-rire et la course pour rattraper le métro.


Si tu pouvais changer quelque chose dans la mentalité des gens, que ferais-tu?

J’aimerais que les gens soient plus tolérants. Qu’ils soient en compétition avec eux-mêmes et non pas avec les autres. Qu’ils aiment plus. Et puis, il y a tellement de petites choses que nous pouvons faire: dire bonjour au voisin, remercier pour un café, commencer la journée avec une blague et détendre nos collègues, envoyer un courrier amical, un message optimiste. J’insiste sur le fait que ce sont les petites choses qui font la différence, les petits gestes sincères et constants.


Le message que j’aimerais faire passer à travers cette interview, c’est de chercher notre bonheur dans ce qui nous entoure, d’essayer d’embellir chaque aspect de nos vies, de voir la beauté dans ses formes les plus diverses. Et de comprendre qu’il n’y a pas besoin de trop se tracasser pour profiter de la vie et pour faire du bien! Seulement de faire compter chaque jour! :D





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