Partager ce qui ne nous appartient pas ?

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Stephy Couture
Inscrit le 15 septembre 2017
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Aujourd’hui, je m’inquiète de l’égoïsme de notre société. Je ne comprends pas cette peur que nous avons de partager notre pays, qui en somme ne nous appartient pas, avec des êtres humains d’autres nationalités qui ont simplement besoin de notre soutien. Après tout, nous sommes tous des êtres humains et en tant que tels, nous méritons tous le même respect, la même dignité et la même considération.

Cette considération passe par le fait d’avoir le droit de vivre dans un endroit où il n’est pas nécessaire, en se réveillant le matin, de se demander si nous seront encore en vie le soir même, si notre famille, nos enfants, seront encore vivants, s’ils auront un endroit pour s’abriter ou quelque chose à manger.

Qui sommes-nous pour empêcher ces gens de venir ici, dans notre pays, pays que nous aimons justement car nous n’avons pas à faire face à ce dilemme chaque jour ? Par quel droit justifions-nous d’empêcher ces gens de connaitre le même bonheur que nous ? John Rawls, un philosophe, a dit un jour que pour vérifier la moralité des gestes que nous posons, nous devons utiliser le voile d’ignorance. Cela signifie que lors de notre réflexion su un dilemme moral, nous devons s’oublier, nous devons prendre en considération la situation et le bonheur de chaque personne impliquée et non seulement notre propre personne.

Prenons le temps de la réflexion et demandons-nous : Si j’étais à leur place; si mes enfants étaient à leur place et avaient besoin qu’un autre pays accepte de les laisser pénétrer leur frontière pour survivre, voudrions-nous qu’un peuple généreux nous vienne en aide ? Je crois que oui !

Il est donc temps d’arrêter de se concentrer sur notre nombril, de prendre conscience que, pour la plupart d’entre nous, nous descendons nous-même d’immigrés. Chacun de ces immigrés ont contribué, d’une manière ou d’une autre à faire progresser notre société et à enrichir notre culture. Nous devons nous rappeler que ce pays ne nous appartient pas, nous avons seulement la chance d’y vivre. Ne serait-il pas temps d’être généreux et d’offrir cette chance à d’autres ?

Moi je crois que le temps est venu et j’invite fortement chacun d’entre vous à remettre vos préjugés en question et de vous poser réellement la question. Est-il temps d’être généreux et d’oublier les frontières qui nous séparent ou devons-nous nous cramponner aux différences qui nous séparent et continuer à avoir peur de la venue d’immigrant au Québec ?




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