Pour une conscientisation plus importante sur les maladies non transmissibles dans nos communautés.

Publié 27 août 2014 Avatar Nephtaly Andoney Pierre-Louis

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En Haïti, de nombreux efforts ont été consentis dans le secteur de la santé. Surtout en ce qui a trait à des campagnes contre les maladies sexuellement transmissibles comme le VIH sida. Il existe toute une panoplie d’organisations et d’associations qui se dédient complètement à la lutte contre ce genre de maladies. Elles bénéficient de budgets adéquats et de supports techniques d’autres organismes internationaux pour mener à bien des actions pour prévenir les MST dans notre société. Les résultats sont satisfaisants car le taux de personnes séropositives a considérablement diminué en Haïti. De plus, la population, spécialement les jeunes, sont parfaitement au courant des méfaits des MST et des méthodes de prévention qui existent. Nous sommes de nos jours vigilent sur cet aspect de notre santé grâce à ces sensibilisations.

Cependant, les maladies non transmissibles, comme le cancer, les maladies du cœur, l’hypertension ou le diabète ne bénéficient pas de campagnes d’une telle ampleur en Haïti. Elles tuent pourtant 36 millions de gens dans le monde chaque année. Beaucoup d’Haïtiens vivent au jour le jour sans se rendre compte qu’ils souffrent de ces problèmes de santé. Nombreux en meurent tous les jours sans n’avoir jamais été diagnostiqué par un docteur. Ceci parce que les haïtiens vont rarement à l’hôpital pour voir un spécialiste quand ils ont mal car l’accès au soin le plus basique semble être un luxe en Haïti.

En effet, Avec en moyenne de 5,9 médecins ou infirmières pour 10 000 habitants et 6,5 professionnels de santé pour 10 000 habitants, Haïti est loin de la norme minimale de l’OMS de 25 professionnels pour 10 000 habitants. De plus, il existe de sérieuses disparités entre les prestations de services dans les zones urbaines et rurales. Avant le tremblement de terre du 12 Janvier 2010, 47% de la population n’avait pas accès aux soins de santé à cause de la nature extrêmement centralisé du système sanitaire. Par ailleurs, plusieurs centres hospitaliers ont été endommagés après le désastre réduisant encore plus nos faibles structures sanitaires, déjà insuffisantes.

Nos hôpitaux publiques sont toujours débordés par des malades dormant à même le sol et sont toujours en carence de médecins. D’autre part, la grande majorité des Haïtiens n’ont pas la capacité d’aller voir un médecin privé. Alors nous pratiquons ce qu’on pourrait appeler l’auto-médication ou avons recourt à la médecine traditionnelle (médecine feuille) pour soulager nos problèmes de santé sans se faire examiner. Ce qui contribue au développement de l’informalité dans notre système de santé comme le phénomène de la vente de médicaments dans les rues par exemple (des pharmacies ambulantes). Nous risquons ainsi d’empirer nos cas en achetant de cette façon des médicaments périmés ou contrefaits.

Par conséquent, je pense que le gouvernement devrait sans aucun doute augmenter la possibilité d’un Haïtien à se faire consulter par un médecin quand ils sont malades. Ils doivent supporter la formation de beaucoup plus de professionnels de la santé; renforcer nos structures sanitaires et en instaurer des nouvelles, surtout en milieux ruraux. Par ailleurs il serait aussi primordial d’avoir de grandes campagnes de sensibilisations, de préventions et de luttes contre les maladies non transmissibles en Haïti comme nous en bénéficions pour les MST, le choléra et d’autres maladies transmissibles. Surtout pour nous, les jeunes, qui n’en sommes pas bien informés. Nous avons cette tendance à croire que ce sont des maladies de vieux. Pourtant la majorité de ces problèmes de santé se développent dès nos plus jeunes âges.

Les écoles haïtiennes devraient jouer un rôle spécial dans ce processus de prise de conscience. Ils doivent mettre des classes spéciales pour apprendre aux plus jeunes comment mener un train de vie sain pour prévenir des maladies comme le cholestérol, l’hypertension…. Enseigner comment manger sainement par exemple. Nos écoles doivent aussi supporter les activités sportives pour leurs élèves. Rares sont celles qui ont ces genres de programme pour les enfants. Ces initiatives sportives devraient être aussi prises au niveau public pour les élèves et financées par l’État.

D’autre part, dans le cadre de ces campagnes, de grands événements culturels devraient être organisés dans les écoles et les universités comme ceux que l’on organise pour le VIH SIDA. Ces activités amènent toujours la grande foule et les jeunes ont la possibilité de se former tout en s’amusant. J’ai participé, par exemple en secondaire, en tant que concurrent à un concours de débat sur les MST. J’ai eu la possibilité ainsi d’apprendre en un mois toute les réalités sur ces genres de maladies.

http://www.alterpresse.org/spip.php?article10875#.U_1EE2P9V-w

http://www.unicef.org/haiti/french/health.html



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