Pourquoi et comment coopérer dans le domaine de l’eau ?

Publié 4 septembre 2013 no picture Rodrigue Koffi

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Depuis le dimanche 1er septembre, et jusqu’au vendredi 6 septembre 2013, la capitale suédoise, Stockholm, accueille la 23e Semaine mondiale de l’eau. L’édition de l’année 2013 est placée sous le thème : « la coopération dans le domaine de l'eau - Construire des partenariats ».

Mais que recouvre cette notion de coopération ? Et comment se matérialise - t’elle ?

Par coopération, il faut comprendre le besoin d’œuvrer, de travailler ensemble. Loin de s’inscrire dans une approche marquée par les conflits ou la concurrence, la coopération est un état d’esprit, mieux une manière de travailler qui voudrait que les individus conduisent leurs relations et leurs échanges de façon constructive pour parvenir à des solutions communes et acceptables par tous.

Dans le domaine spécifique de l’eau, la coopération, selon les Nations Unies, vise à réunir tous les acteurs concernés – scientifiques, décideurs, gestionnaires, société civile – pour que les besoins en eau de tous les habitants de notre planète soient tous satisfaits, quelque soient leurs conditions sociales, leurs domaines d’activités, et là où ils vivent.

Aujourd’hui, la coopération dans le domaine de l’eau se pose comme une véritable nécessité pour tous. Et plusieurs raisons expliquent cet état de fait. Nous ne relèverons que trois éléments avancés par les Nations Unies qui, rappelons-le, ont déclaré l’année 2013 comme l’Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau.

Tout d’abord, l’accès à l’eau est un droit de l’Homme à part entière. En effet, en juillet 2012, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à une très large majorité une Résolution dans laquelle les Etats membres déclarent "que le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l'homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie". Toutefois, en 2013, 780 millions de personnes n’ont toujours pas accès à de l’eau potable de qualité et plus de 2,5 milliards d’autres n’ont pas accès à des installations sanitaires adéquates. Et pourtant l’eau douce est considérée comme un bien commun qui se trouve à l’état naturel dans la calotte et les nappes glacières, les étangs, les lacs, les rivières les aquifères.

Ensuite, la coopération s’impose car les Nations Unies rappellent que l’eau ignore les frontières politiques dans la mesure où 276 bassins hydrographiques dans le monde sont transfrontaliers. Enfin, il nous faut coopérer car l’eau douce est un bien qui n’est pas disponibles indéfiniment. Sa bonne gestion et un partage équilibré selon les besoins des uns et des autres devraient aider à améliorer la situation face à une ressource qui est soumise à de fortes pressions.

En termes d’actes et actions de coopération, les Nations Unies présentent des pistes et exemples bien précis : c’est notamment en installant des pompes à eau dans les villages, en gérant conjointement les sources aquifères partagées par plusieurs pays, ou encore en partageant des donnes scientifiques dans le domaine. A cela s’ajoute les nombreux accords de coopération sur les sources d’eau transfrontalières et autres accords internationaux pour améliorer la gestion des bassins versants en Afrique conclus et rédigés.

Mais au quotidien, chacun de nous dois prendre la mesure de ce que l’eau est un bien commun non éternellement disponible. Notre apport serait au moins d’éviter le gaspillage en réduisant notre utilisation d’eau. C’est l’appel lancé par Danielle Nierenberg, fondatrice de Food Tank, dans un article qui débute sur le constat que certains américains utilisent plus d’eau que 900 kényans réunis.

© UNICEF/UGDA01224/Hyun


Suède Partenariat Collaboration Semaine mondiale de l'eau




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