Que la violence en milieu scolaire cesse

Publié 9 août 2014 no picture MURHULA ZIGABE

no picture MURHULA ZIGABE Voir le Profil
Inscrit le 9 janvier 2014
  • 12 Articles

Faire recours à la violence comme méthode disciplinaire à l'école c'est nier l'humanité de l'enfant; faire recours à la violence comme méthode de transmission du savoir est un crime.

La violence n'éduque pas, elle n'épanouit pas, elle ne construit même rien de durable. Par contre, elle frustre, humilie, révolte, inspire la vengeance et initie à l'hypocrisie car par peur des tortures, on se déguise en un autre personnage.

Continuer, aujourd'hui, à réagir aux attitudes de l'enfant par la violence c'est lui être hostile et s'ériger en obstacle à son épanouissement et à sa croissance.

Si les enfants sont envoyés à l'école, c'est pour apprendre, et non pas pour expérimenter la violence.

Les châtiments corporels, les insultes, les abus sexuels et les corvées obligatoires que les personnels enseignants et d'autres adultes infligent aux enfants les détruisent car ils les amènent à développer un traumatisme dont la vengeance constitue la thérapie première.

Que deviendra une société où la relation entre générations est caractérisée par la vengeance?

Certains enseignants infligent des tortures aux enfants pour se faire plaisir, d'autres pour les faire souffrir et les humilier, d'autres encore pour décharger sur eux la colère attisée par les événements de la vie.

Certains enseignants infligent des tortures aux enfants au nom de la tradition et de la religion, d'autres, c'est parce que ces enfants n'appartiennent pas à leur ethnie, d'autres encore, parce que ces enfants sont issus des familles pauvres qu'ils s'acquittent avec retard des frais scolaires.

''Je ne tolère pas qu'un enfant dont les parents ne se sont pas encore acquittés des frais scolaires me dérange, je ne tarde pas à lui décharger ma colère dessus'', déclare un enseignant.

Un enfant pauvre, n'est-ce pas un innocent?

Qui d'entre nous, s'il lui était demandé de choisir où naitre, opterait pour une famille pauvre?

D'après Institute for Human Rights and Development in Africa (IHRDA), au Togo, au Ghana et au Liberia, des enfants effectuent des taches obligatoires dans les domiciles des enseignants.

Pour échapper à cette méchanceté des personnels enseignants, certains enfants décident d'abandonner l'école. Pour ces enfants l'école reste l'expérience la plus mauvaise à avoir vécu, et chaque fois qu'on évoque l'école en leur présence, ils pensent au mauvais maître et des larmes commencent à couler de leurs yeux. Ils pleurent parce leur vie est devenue quelque chose d'inutile et surtout parce qu'ils connaissent la personne qui les a rendus ainsi. Alors que d'autres enfants se réfugient dans le suicide, pour d'autres, c'est à la rue et à l'alcoolisme qu'ils se confient.

Ces échoués de la vie, un sourire de l'enseignant les sauverait, un dialogue initié par l'enseignant les rendrait heureux.

Ces échoués de la vie, les Etats, en respectant leurs engagements vis-à-vis de la Convention Relative aux Droits de l'Enfant et la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l'Enfant, les aiderait, eux pour qui pleurer constitue l'unique moyen de défense et à qui on ne donne jamais raison car, les adultes, pensons-nous, n'ont jamais tort.


Education violence école #ENDviolence #educ4all




comments powered by Disqus

En Savoir Plus

Share