RDC:L'économie verte créatrice d'emplois verts en faveur de la jeunesse congolaise

Publié 28 août 2012 no picture prince wilondja

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Aujourd’hui, la planète compte 1,2 milliards des jeunes âgés de 15 à 24 ans, la plus nombreuse génération que la terre n’ait jamais connue. En Afrique, les jeunes constituent la majorité de la population avec près de 2/3 de celle-ci ayant moins de 24 ans et une part totale de 70% de personnes âgées de moins de 30 ans. Et 85% de la population jeune du monde vit dans les pays en développement et 600 millions dans les pays en crise.

La RD Congo faisant partie de ces pays, elle est bien entendu confrontée au problème de l’emploi des jeunes et les universités ne cessent de produire et larguer des diplômés année après année sur le marché du travail. Durant des décennies, le pays a connu des guerres à répétition qui ont été à la base de la fragilisation du tissu socio-économique. Grâce aux efforts de la communauté internationale, en 2003, il s'est formé un gouvernement de transition et des élections démocratiques ont été organisées. La population s’attendait déjà à une amélioration du niveau de vie mais, au lieu de ça, situation s'est s’empirée alors que le pays regorge de ressources importantes, un scandale géologique, la RDC étant le second poumon forestier de la planète après le Brésil et englobant la moitié de la biodiversité africaine.

Les nouvelles pratiques liées à l’économie verte vont entraîner de nouvelles formations. Dans un souci d'efficacité, de réactivité et de pragmatisme, il sera préférable d’envisager des stages courts et récurrents car les techniques évoluent régulièrement.

Avant tout, nous devons définir quelques concepts nouvellement empruntés au Programme de Nations Unies pour l’Environnement-PNUE dont ceux d' «économie verte » et d'"emplois verts».

Le concept d'économie verte met l’accent sur une plus grande intégration de l’environnement au modèle économique actuel. Le PNUE définit l’économie verte comme « une économie qui entraine une amélioration du bien être humain et de l’équité sociale tout en réduisant d’une manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources ». La pénurie de ressources et l’inégalité sociale sont les deux marques de fabrique d’une économie qui est très loin d’être verte.

L’«emploi vert» est donc une application concrète du développement durable : œuvrer à la création d’emplois verts, c’est créer les conditions nécessaires au développement durable en provoquant un changement des anciennes habitudes économiques au modèle économique actuel.

« Les emplois verts » réduisent l’impact des entreprises et des secteurs économiques sur l’environnement, pour le ramener à des niveaux viables selon le rapport de « l’Initiative Emplois Verts » du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), l’Organisation Internationale du Travail (OIT), l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE) et la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et rédigé par le Worldwatch Institute avec la collaboration du Cornell University, ILR Scholl, Global Labor Institute. Dans ce rapport, les « emplois verts » sont définis comme « des emplois dans l’agriculture, l’industrie, les services et l’administration qui contribuent à la préservation ou au rétablissement de la qualité de l’environnement ».

Ce rapport souligne « qu’on trouve des emplois verts dans un grand nombre de secteurs de l’économie, depuis l’approvisionnement énergétique jusqu’au recyclage et depuis l’agriculture jusqu’à la construction et les transports. Ils contribuent à diminuer la consommation d’énergie, de matières premières et d’eau grâce à des stratégies d’amélioration du rendement, à réduire les émissions de carbone dans l’économie, à minimiser ou à éviter totalement toutes les formes de déchets et de pollution et à protéger et restaurer les écosystèmes et la biodiversité ».
Enfin, il fait le lien entre les emplois verts et le travail décent qu’il définit comme un travail qui « résume les aspirations des êtres humains au travail – leurs aspirations à accéder à un emploi et à une juste rémunération, à jouir de droits, de moyens d‘expression et de reconnaissance, de justice et d’égalité entre les sexes ». Il souligne que « ces diverses dimensions du travail décent sont les fondements de la paix dans les communautés et la société. Le travail décent est au cœur des efforts menés pour éradiquer la pauvreté, il est un moyen de parvenir à un développement durable, équitable et fédérateur ».

Suivant ce même rapport et tel que mentionné dans « Green Jobs : Towards decent work in a sustainable, low carbon world », la notion d’ « emplois verts » est devenue en quelque sorte emblématique d’une économie et d’une société plus durables, et déterminées à préserver l’environnement pour les générations présentes et futures et à garantir à tous les individus et à tous les pays les conditions de plus grande équité et d’intégration.

Ce rapport estime que si 2% du PIB mondial, soit 1300 Milliards de dollars, avec la mise en place des politiques adéquates, est investi dans 10 secteurs centraux et cruciaux, afin de réorienter le développement et de canaliser les flux de capitaux publics et privés vers l’utilisation rationnelle des ressources et la réduction des émissions de carbone ; ceci pourrait stimuler une croissance de l’économie mondiale, et générer au moins les mêmes, sinon plus d’emplois que la « vieille économie ».

Ces secteurs sont : l'agriculture, les exploitations minières, l'énergie, les eaux usées et les déchets, et autres Les emplois verts permettent d’espérer que l’humanité sera en mesure de répondre aux deux enjeux majeurs du vingt et unième siècle : ü Les changements climatiques potentiellement ingérables et dangereux, qu’on devait éviter à tout prix et avant que ça ne deviennent catastrophiques, et aussi la protection du milieu naturel, garant de la vie sur terre ; ü La promotion d’un travail décent et la jouissance de toute l’humanité aux conditions de vie satisfaisantes et dignes, et cela face cet accroissement rapide de la population observée sur la planète entière, mais aussi à l’exclusion de plus d’un milliard d’être humain sur le sept milliard que comptent la planète surtout dans les pays en voie développement et en crise, du développement économique et social;

Selon le rapport principal et définitif du Programme de la Nations Unies pour l'Environnement-PNUE lancé en Chine l’année passée dans le cadre de préparations pour RIO+20, soulignait que les possibilités du développement de « l'économie verte » sont beaucoup plus nombreuses dans les pays en voie de développement que les pays développés. En effet, à bon de considérations, les pays Africains sont placés plus mieux pour saisir cette occasion qui est l’"économie verte" pour catalyser cette évolution et transformation.

Paraphrasant le Directeur Exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement ACHIM STEINER: " Aux travers les lunettes de REDD+, on peut voir les fondations d'une évolution générale de l'économie de la RDCONGO et l'économie des pays de la région dans un 'espace' économique vert’, un espace qui valorise des investissements dans la gestion durable de la forêt, mais aussi dans les secteurs comme le transport et énergies « Propres et renouvelables ».

Les programmes de bois d’œuvre certifié, la certification des produits des forêts primaires, le paiement pour services environnementaux, les programmes de partage des bénéfices et les partenariats avec les communautés ont donné naissance à des mécanismes économiques et des marchés qui ont fait leurs preuves et qu’il est possible de reproduire et de monter en puissance.

Comme souligné ci-dessus, la jeunesse congolaise est confrontée au chômage et à la crise de l’emploi alors qu’elle représente une opportunité sans égale pour faire face à ces défis. La RD Congo est en évolution, avec les cinq chantiers de la république et le nouveau programme de la révolution de la modernité pour les cinq prochaines années. C’est à la jeunesse de s’impliquer et de travailler à développer ces conditions qui permettront l’implantation de l’économie verte et la création d’emplois verts et d’espaces économiques verts qui permettront d'éradiquer la pauvreté.

Lajeunesse congolaise doit donc profiter des opportunités qu'offre l'économie verte avec la création d'emplois verts qui sont importants pour l'embauche de la jeunesse condamnée au chômage et au banditisme. Les jeunes contribueront aussi à la protection et la préservation de l'environnement et au développement durable.

Il revient à la jeunesse de s'informer sur ce nouveau concept de développemnt durable et d'économie verte et de s'éduquer pour relever le défi et saisir cette opportunité qu'est la création d'emplois verts.

Ensemble promouvons l'emplois des jeunes à différents niveaux.

Prince Wilondja




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