Une autre forme d’éducation grâce à l’écotourisme

Publié 16 juillet 2014 no picture ZO ANDRIANINA

no picture ZO ANDRIANINA Voir le Profil
Inscrit le 19 juin 2014
  • 15 Articles

Source: ZO-ANDRIANINA Harimbolasoa
Mantella madagascariensis

Source: ZO-ANDRIANINA Harimbolasoa Mantella madagascariensis

Si j’étais millionnaire ? Tout de suite, je vois un inexorable enchevêtrement dans ma tête. Mais en essayant de mettre les idées en ordre décroissant, je dirais que j’opterai pour la promotion des valeurs de la jeunesse. Résolution - apport d’éléments permettant de trouver une solution ou de dénouer quelque chose - voilà ce dont mon pays a besoin en ce moment. En effet, la médiocrité de la croissance économique et l’instabilité politique (qui dure depuis 2009) demeurent la préférence des gens en parlant de Madagascar. La liste est longue, mais les plus marquants sont d’une nature vraiment abominable et triste. Sachant qu’en 1960, le PIB par habitant de Madagascar est de 132 dollars et à partir de 1980, c’est devenu de pire en pire. Actuellement, le taux de pauvreté est de 92% sur la base de la mesure internationale de 2 dollars par jour… Et pire encore, la grande île resterait toujours au rang des pays pauvres en 2025 selon la Banque Mondiale [1]. D’autre part, la corruption représente le principal obstacle qui empêche toute forme de développement. Il devrait y avoir de la bonne volonté et un changement de mentalité au sein de la société malgache. Mais également l’application des lois et la promotion de la justice qui sont irréprochables pour attirer plus d’investissements. En éducation, les parents ne croient pas en la valeur de l’école comme étant une source de réussite économique ni la garantie d’une promotion sociale [2]. En conséquence, 69.4% des enfants malgaches ne vont pas à l’école… En plus, le niveau scolaire est en baisse, le taux de réussite a diminué de 50,99% en 2011 à 47,59% en 2013 [3]. Cela nuit encore plus à l’image du pays vis-à-vis de ceux qui sont susceptibles d’offrir leur aide. Pourtant, l’éducation est la clé de tous les problèmes afin de sauver tout d’abord les citoyens mais aussi l’économie malgache.

Premièrement il serait primordial de penser à l’amélioration du système éducatif à Madagascar. Trouver toutes les alternatives pour augmenter la qualité de formation tout en laissant de la place aux activités extra-scolaires telles que le sport, la musique et l’art qui sont presque inexistants mais qui aident les jeunes à avoir confiance en eux. Les encourager à exprimer leurs idées sous forme de mini-projets dans les écoles, lycées et même jusqu’à l’université ainsi que d’intégrer les diverses associations afin d’améliorer leurs compétences. Pour ma part, je voudrais envisager la création d’un site écotouristique où la recherche scientifique et l’éducation environnementale seront les principales activités. A ce propos, Madagascar regorge de richesses en ressources naturelles, avec ces 615 nouvelles espèces animales et végétales découvertes la dernière décennie (WWF pour Madagascar en 2011), mais perd environ 200.000 hectares de forêt chaque année. Ce qui est encore plus malheureux, c’est que depuis 2009, les activités illégales sur le trafic du fameux bois de rose persistent surtout dans les aires protégées. Mais il est encore temps de sauver les restes de ressources naturelles qui ont encore leur rôle dans la sauvegarde de la planète. C’est dans ce contexte là qu’il faut insister sur l’importance de la conservation de la nature aux gens dès leur plus jeune âge, et d’arriver à les convaincre par la formation que la survie de l’humanité dépend de la disponibilité en eau, de la forêt, de la couche d’ozone, de la faune, la flore, des écosystèmes ainsi que les autres composants de l’environnement. L’écotourisme montrera en réalité ce que les gens et surtout les jeunes savent théoriquement, où ils pourront étudier les différents composants de la nature. D’ailleurs, la meilleure façon de réussir à attirer l’attention des générations actuelles est de leur donner une formation active où tout le monde sera libre de prendre la parole, de défendre son opinion et surtout d’offrir des propositions pour améliorer les stratégies à employer. Mais surtout de mélanger cultures et divertissements à l’éducation des visiteurs nationaux et internationaux.

[1] Centre de presse à Madagascar, 2014. Crise récurrentes à Madagascar : Les facteurs et les pistes d’actions possibles.

[2] Lakroan’i Madagasikara. 15 juin 2014. Journal N°3872. Page 10

[3] Centre de presse à Madagascar, 2014. Diminution du niveau intellectuel


écotourisme




comments powered by Disqus

En Savoir Plus

Share