Yemen : des déplacés internes quasiment oubliés

Publié 8 août 2013 no picture Rodrigue Koffi

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Dans le cadre du vent de révoltes et de contestations qui a quitté son berceau de Sidi Bouzid en Tunisie en décembre 2010 pour s’exporter gracieusement dans tout le Maghreb ainsi qu’une partie du Moyen-Orient, prenant le nom de "Révolution du Jasmin", notre blog a essayé de communiquer sur le passage de ces remous dans certains de ces pays. Au nombre de ceux-ci figure le Yémen. Après plusieurs mois de violences, un accord politique ayant conduit au départ du Président Saleh a ouvert la voie à un peu d’apaisement et à une transition. Mais ce pays qui est le plus pauvre de la région connait une autre crise interne qui dure depuis environ dix ans et dont pas grand monde ne parle.

En effet, depuis 2004, il y a eu six guerres entre le gouvernement yéménite et les Houthis, un groupe rebelle chiite qui se bat pour acquérir plus d’autonomie dans le nord-ouest du pays. Cette situation a entrainé un déplacement de près de 300 000 personnes qui ont dû quitter leurs maisons, terres, autres biens … et qui ne peuvent plus y retourner car, en plus des questions sécuritaires, les bombardements et combats ont quasiment tout détruit. Une grande partie de ces déplacés internent vivent dans un camp. Au nombre de ceux-ci figure Qasim Yahya Ali.

Dans le reportage, « Une vie en suspens », réalisé par le Réseau d’informations régionales intégrées (IRIN) et accessible sur le site de ce service du Bureau de coordination des affaires humanitaires, ce charpentier, forgeron et maçon nous explique leur quotidien. Des tentes bien souvent perméables quand il pleut, aux pénuries récurrentes d’eau, nous suivons Ali dans ce reportage d’une dizaine de minutes, entre espoir, nostalgie et foi en des lendemains meilleurs …quoiqu’il soit conscient que les défis du quotidien sont déjà si grands pour se projeter dans un futur sans hésitation. En témoigne cet échange qu’il a avec son fils lors d’une visite dans ce qui reste de leur village et maison.




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