« Les accidents de la circulation sont la première cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans »
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L’information a le mérite d’être vraiment relayée tant elle est inquiétante !
Le mardi 08 Janvier 2013, sur les ondes de Radio France International (RFI), nous avons appris que pour la seule période des fêtes de fin d’année 2012, 1 300 personnes ont perdu la vie sur les routes Sud-africaines. Admettons-le, 1 300 personnes qui perdent la vie dès suite d’accidents de la circulation en une si courte période et dans un seul pays, fût-il aussi grand comme la « Nation arc-en-ciel », c’est trop et vraiment inquiétant !
Suite à des recherches entreprises afin de comprendre cette situation et d’en connaître l’ampleur, nous avons découvert que les problèmes de sécurité routière constituent un véritable problème mondial.
En effet, selon l’[Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « les accidents de la circulation font chaque année environ 1,3 million de morts et de 20 à 50 millions de blessés dans le monde ». Et le continent africain est celui qui enregistre le taux de mortalité le plus important dans le monde. Ce serait au moins 200 000 personnes en moyenne qui perdent la vie sur les routes africaines chaque année. Ainsi, pour schématiser cette triste réalité, ce sont en moyenne 22 personnes qui perdent la vie chaque heure sur les routes.
L’OMS précise que « plus de 90% des décès par accident de la route surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui ne comptent que 48% des véhicules immatriculés dans le monde ». En plus, « environ 46% des personnes qui meurent sur les routes dans le monde sont des piétons, des cyclistes et des conducteurs ou des passagers de deux-roues motorisés, des usagers dits "vulnérables" » principalement dans ces pays à revenu faible.
Mais l’une des principales préoccupations rattachées à cette situation est que « les accidents de la circulation sont la première cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, atteignant les chefs de familles les plus productifs et accablant les systèmes de soin de santé d’urgence », écrit également la Banque Mondiale sur son site.
Au titre des raisons avancées pour expliquer un si important taux de mortalité sur les routes, l’OMS relève d’abord le contrôle de la vitesse. En effet, ce sont à peine « moins d’un tiers des pays ont pris les mesures nécessaires – par exemple, l’aménagement de zones à vitesse réduite – pour abaisser la vitesse en agglomération ». Ensuite, nous avons l’alcool avec la conduite en état d’ébriété. Ajoutons également que le port correct d’un casque de bonne qualité par les motocyclistes et leurs passagers et le port de la ceinture de sécurité qui n’est obligatoire que dans respectivement 40% et 57% des pays.
Mais, il faut également ajouter que ce taux de mortalité peut trouver explication dans la dégradation et le faible entretien régulier des réseaux routiers, auquel il faut adjoindre la corruption dans bien de cas dans plusieurs pays (racket des agents de sécurité préférant prendre de l’argent avec les contrevenants du code de la route que de les sanctionner comme il se doit, détournements - sans sanctions - des fonds conduisant à des constructions d‘installations routières peu qualitatives ou peu conformes au normes en la matière).
Rappelons qu’en 2011, les Nations Unies ont adopté un Plan mondial pour la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020 visant à prévenir 5 millions de morts du faits d’accidents de la circulation et 50 millions de blessés graves d’ici à 2020. Cette décennie vise à encourager les gouvernements du monde entier afin de développer des plan nationaux afin d’éviter un autre carnage. « Pourtant, la réalité est que les institution de la sécurité routière restent faibles et sérieusement sous-financée, ce qui représente une véritable barrière pour progresser », note la Banque Mondiale.
© UNICEF/VTNA2005-00058/JEREMY HORNER - VIET NAM, 2005
Rodrigue Koffi
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