Les femmes ont un rôle clé à jouer dans le maintien de la paix
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Le 30 novembre prochain, les Nations Unies célèbreront le douzième anniversaire de la célèbre résolution 1325. Cette commémoration se traduira par un débat public sur le rôle des organisations de femmes de la société civile dans la prévention et le règlement des conflits et dans la consolidation de la paix. Mais de quoi parle au juste ce texte ?
Votée par le Conseil de Sécurité le 31 octobre 2000, cette résolution, précise le site de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), « dispose que les Etats membres doivent prendre les mesures nécessaires afin de protéger les droits des femmes et des filles dans les conflits armés, d’impliquer davantage les femmes à tous les niveaux de prise de décision et d’assurer une égalité entre les sexes dans toutes les opérations de promotion et de maintien de la paix. »
En effet, dans les différentes fondements considérés pour justifier cette résolution, le Conseil de Sécurité réaffirme, entre autres, « le rôle important que les femmes jouent dans la prévention et le règlement des conflits et dans la consolidation de la paix » ; et souligne « qu’il importe qu’elles participent sur un pied d’égalité à tous les efforts visant à maintenir et à promouvoir la paix et la sécurité et qu’elles y soient pleinement associées, et qu’il convient de les faire participer davantage aux décisions prises en vue de la prévention et du règlement des différends. » L’organe cœur des Nations Unies note également qu’il mesure « l’importance de la recommandation contenue dans la déclaration que son Président a faite à la presse le 8 mars 2000, tendant à ce que tout le personnel des opérations de maintien de la paix reçoive une formation spécialisée au sujet de la protection, des besoins particuliers et des droits fondamentaux des femmes et des enfants dans les situations de conflit. »
Selon l’ONUFEMMES, entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, « [la Résolution 1325] est la première à faire le lien entre les expériences des femmes dans les conflits et l’agenda international de la paix et de la sécurité, mettant l’accent sur l’impact disproportionné des conflits sur les femmes, et appelant à la participation des femmes dans le règlement des conflits et la consolidation de la paix. Elle reconnaît le fait que les contributions faites par les femmes en matière de prévention et de règlement des conflits, de maintien et d’instauration de la paix sont sous-évaluées et sous-utilisées. Elle souligne également l’importance de la participation pleine et égale des femmes en tant qu’agents actifs de la paix et de la sécurité. »
Sur le site de l’UNESCO, il est écrit que cette « *résolution souligne la nécessité de :
• intégrer la notion de genre et inclure les femmes dans les approches relatives à la sécurité et à la construction de la paix, en particulier les femmes affectées par les conflits
• sensibiliser les soldats de la paix, la police et l’appareil judiciaire aux problèmes liés au genre pendant les conflits et adopter des mesures pour assurer la protection et le respect des droits des femmes et des filles ;
• s’assurer qu’il est prêté attention aux besoins spécifiques des femmes et des filles pendant les conflits
• soutenir un rôle accru des femmes en tant qu’observatrices militaires, de membres de la police civile, d’observatrices humanitaires et des droits humains
• faire en sorte que les femmes issues de communautés frappées par les conflits armés soient représentées, afin de faire entendre leur voix dans les processus de résolution des conflits et participer en tant que partenaire d’égale valeur à tous les niveaux de prise de décision en matière de résolution des conflits, de prévention et de paix durable.* »
Douze ans après l’adoption de la Résolution 1325 des Nations Unies qui constitue une pionnière dans le développement de la thématique « femme, paix et sécurité », beaucoup de changements ont été constatés ici et là. Toutefois, les défis en la matière restent encore grands, relève l’ONUFEMMES.
© UNICEF/NYHQ2010-1146/OLIVIER ASSELIN- CHAD, 2010
Rodrigue Koffi
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